Presse

Christian Saint-Etienne était l’invité de Raphaël Legendre dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 4 mars 2026.

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Ce mercredi 4 mars, Ludovic Desautez a reçu Nathalie Janson, professeure d’économie à Neoma Business School, Markus Kerber, avocat et professeur de finances publiques à Berlin, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, dans l’émission Les Experts sur BFM Business.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Stéphanie Antoine dans l’émission « Questions Directes » sur France 24, ce lundi 23 février 2026.

Les eurodéputés ont suspendu, lundi, la procédure de mise en œuvre de l’accord commercial conclu l’année dernière entre l’UE et les États-Unis, disant attendre une clarification de Washington sur l’impact de la décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé, vendredi, la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump. Les explications avec Christian Saint-Etienne, universitaire, membre du cercle des économistes.

Les Echos – 17/02/2026

Comment évoluent les villes-mondes comme New York, Tokyo, Londres et Paris ? Peuvent-elles créer des richesses et du bien vivre ? Les principales conurbations mondiales accueillent un dixième de la population mondiale produisant la moitié du PIB mondial, les trois-quarts de la R&D et plus de 90 % du capital-risque mondial.

La « métropolisation » de la croissance est un fait historique planétaire qui s’explique par la capacité des villes dynamiques, dotées d’un port maritime ou fluvial à grosse capacité, de favoriser l’innovation et les mises en relation et de stimuler leur potentiel scientifique, industriel et marchand.

Les villes-mondes peuvent être dominées par les marchands comme Venise, Amsterdam ou Londres au cours des siècles ou par le pouvoir politique et ses dépendances rentières et sociales. Londres a été, au XIX° siècle, ville marchande et capitale politique, associant la finance au commandement impérial. Et Paris fut, du XVI° au XX° siècle, une ville politique, financière et industrieuse qui permit le développement de talents artistiques.

Au XXI° siècle, Paris, ou du moins ses édiles, ont progressivement négligé la fonction industrieuse de la capitale pour se concentrer sur l’achat de clientèles sociales et un verdissement approximatif doublé d’une polarisation sur le logement social qui n’a pas empêché une perte considérable de population ni l’exclusion des emplois clés du logement parisien (infirmières, enseignants ou policiers). La montée de l’insécurité, les travaux permanents sur la voirie et le déclassement économique ont conduit à une triste réalité : la croissance économique de la ville a été, pendant le premier quart du XXI° siècle, moins rapide qu’à Londres.

Au lieu d’être un moteur économique pour la France, Paris est devenue une masse molle en régression lorsqu’on la compare aux villes dynamiques qui attirent les créateurs de richesses scientifiques, techniques, économiques et artistiques. La fuite des classes industrieuses sape la base fiscale nécessaire pour favoriser un nouvel essor de la ville mythique.

Paris-la-flemme, revancharde et vélocipédique, désole les amoureux de celle qui fut la Ville Lumière et qui doit impérativement le redevenir si l’on veut à nouveau croire en l’avenir de la France, au bien-être de sa population et au rayonnement scientifique et artistique du pays.

Intégration en urgence

À ce moment de l’histoire de la capitale se pose la question de sa taille et de sa vitalité. Alors que Londres n’est pas morte du Brexit, et que Shanghai, Dubaï ou Singapour rivalisent avec la Silicon Valley, Boston et Tokyo, et que Milan et Madrid débordent d’énergie, Paris-la-flemme fait pâle figure. Pour rebondir et briser l’émiettement administratif qui bloque l’essor de la capitale, Paris doit intégrer en urgence les centres d’affaires et d’innovation à l’Ouest et les villes associées autour de la Défense et d’Issy-les-Moulineaux – Boulogne ainsi que Neuilly – Puteaux – Suresnes – Nanterre, Courbevoie et Levallois dans un ensemble stratégique Paris ville-monde. Un Paris « Greater Council », constitué d’une quarantaine d’élus et d’une dizaine de représentants de l’État, déciderait des politiques économique, financière et de transport-logement de la ville-monde, les communes composantes gardant le contrôle des services de proximité.

Les départements de Paris et des Hauts-de-Seine doivent fusionner, pour redonner à Paris une visibilité économique et financière mondiale, et l’objet bureaucratique faussement dénommé « métropole » doit être supprimé au bénéfice de l’Île-de-France. Il est essentiel de redonner à Paris sa perspective de la Bastille au Louvre et à la Grande Arche comme axe de Renaissance économique, scientifique et artistique. Un axe de revitalisation et de splendeur identifié comme tel par la planète.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Raphaël Legendre dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mardi 17 février 2026.

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Ce mardi 17 février, Raphaël Legendre a reçu Mathieu Jolivet, journaliste BFM Business, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de « Trump et nous – Comment sauver la France et l’Europe », et Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans l’émission Les Experts sur BFM Business.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Raphaël Legendre dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 30 janvier 2026.

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Ce vendredi 30 janvier, Raphaël Legendre a reçu Christian Saint-Étienne, économiste, Olivier Redoulès, directeur des études de Rexecode, et Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos dans l’émission Les Experts sur BFM Business.

Les Echos – 27/01/2026

Les Français s’appauvrissent collectivement. Seule une planification stratégique pour reconstruire des filières de financement et de production sortira le pays de l’ornière.

L’économie française représentait 71 % de l’économie allemande et 20,7 % de celle de la zone euro en 2015. Elle ne représentait plus que 67 % de l’économie allemande et 19,2 % de l’économie de la zone euro en 2024. Le basculement du leadership européen de la France à l’Allemagne, intervenu il y a une dizaine d’années après trois décennies d’affaiblissement relatif, est lié à la désindustrialisation de la France, à l’effondrement de l’école, aux mesures contre l’effort et le travail, et aux errements de sa politique de finances publiques. C’est une erreur grave d’imaginer que la croissance française à crédit, sous l’effet du double déficit public et extérieur, est uniquement une question d’endettement. C’est d’abord et surtout un problème d’appauvrissement collectif qui explique l’insatisfaction de la population en termes de pouvoir d’achat et de perspectives d’amélioration de la condition des travailleurs et de leurs enfants.

Jamais les Français n’ont été aussi pessimistes sur le bien-être futur de leurs propres enfants depuis le début de la Ve République. Si les Français ont eux-mêmes élu ceux qui abaissent le pays depuis près d’un demi-siècle, à quelques exceptions près, on peut saluer leur lucidité sur les conséquences de leurs mauvais choix. Il faut cesser de geindre sur la nullité de la classe politique actuelle sans admettre qu’elle est élue par le peuple qui porte l’entière responsabilité de son malheur.

La France, redevenue la quatrième puissance économique mondiale en 1974, encore un phare de l’humanité en 1980 et se tenant à peu près debout en 1997, s’étiole depuis son entrée dans la zone euro en 1999. Les pseudo-élites nationales ont cru qu’il s’agissait d’un bouclier nous protégeant des effets de nos renoncements alors que l’euro est un accélérateur des divergences à l’intérieur de la zone : ceux qui ne travaillent pas sont progressivement « mangés » par ceux qui innovent, investissent et produisent. La rétraction de la France, en poids relatif dans le PIB et les exportations de la zone, est considérable depuis vingt ans.

Sans planification stratégique de reconstruction de filières de production intégrées qui assure que chaque producteur final de marchandises et de services dispose des sous-traitants sur son territoire de production afin d’organiser la souveraineté de chaque filière, le pays ne se relèvera pas. Les « entreprises sans usines » est un slogan imbécile.

Mobiliser les milliards d’euros d’épargne

La planification stratégique ne se fait pas entre fonctionnaires dans un commissariat de confort. Il faut une volonté et une vision qui organisent un travail construit avec les industriels, les ingénieurs, les financiers, les chercheurs et les logisticiens. Il faut reconstituer des filières de financement au service des filières de production construites sur l’innovation, la productivité et l’investissement dans des acteurs ayant la taille critique dans chaque activité de production. C’est ainsi que la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud travaillent dans la durée et dans un monde ouvert dans lequel les progressions se font sur des routes tracées par l’intelligence et l’effort.

Des centaines de milliards d’euros d’épargne dorment dans des livrets sans risque. Les mobiliser par des instruments bénéficiant d’une garantie, qui ne sera pas appelée si l’on travaille selon l’organisation présentée ici, permettrait de reconstruire une industrie verte compétitive, des biotechs et licornes numériques, spatiales et énergétiques, et des infrastructures numérisées et optimisées.

Au lieu de cette approche, nous privilégions le « sociétal dans l’endettement ». Comme pour l’alcoolisme, les trois premiers verres chaque jour sont réconfortants. Dans les deux cas, on finit dans l’abjection de la stagnation gavée de dettes. Nous y sommes.

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