Christian Saint-Etienne était l’invité d’Amélie Carrouër dans l’émission « Le Grand Dossier » sur LCI ce lundi 14 septembre 2026.
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Au sommaire : Taxation des retraités, un enjeu budgétaire majeur. Taux d’intérêt à 4,5 %, la situation financière de la France se dégrade. Inflation en hausse, impact sur le pouvoir d’achat des Français. Chômage, la promesse du plein emploi s’éloigne.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Yves Calvi dans l’émission « 18h Calvi » sur LCI, ce samedi 12 septembre 2026.
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Au sommaire : Les retraités : première cible du gouvernement ? Pétrole : l’Iran a-t-elle gagné son pari ? IA : la boîte secrète de l’Iran !
Les Echos – 31/08/2026
Sans réforme de sa colossale protection sociale, la France fera face à un mur de la dette qui l’empêchera d’investir dans sa défense. les candidats à l’élection présidentielle sont prévenus.
Dans un contexte de retour de la guerre en Europe et d’exacerbation des conflits en Méditerranée, la France doit renforcer ses capacités militaires au moment où la crise des finances publiques devient systémique. Les autorités politiques se révèlent incapables de reprendre le contrôle de la dépense publique (57,4 % du PIB en 2026) et surtout de la dépense sociale (34 % du PIB). Les charges d’intérêts sur la dette explosent.
Les dépenses militaires hors pensions sont passées de 32 milliards d’euros en 2017 à 50,5 milliards d’euros en 2025 et 57,1 milliards d’euros en 2026. Mais elles ne représentent que 1,7 % du PIB en 2025 et 1,87 % du PIB en 2026. En incluant les pensions et les dépenses dites du monde combattant, les dépenses complètes de défense – normes Otan – sont passées de 2,05 % du PIB en 2025 à 2,24 % en 2026. La loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 a bénéficié cet été d’une hausse de son budget à 436 milliards d’euros.
À la suite des pressions américaines, les pays membres de l’Otan se sont engagés au sommet de La Haye en juin 2025 à porter leurs dépenses à 5 % du PIB d’ici à 2035 dont 3,5 % du PIB en dépenses militaires et 1,5 % du PIB en dépenses de sécurité et cybersécurité, et en infrastructures.
Avec la nouvelle LPM, l’effort de défense français devrait atteindre 2,5 % du PIB en 2030. Or la modernisation simultanée des deux composantes de la dissuasion française – d’une part, la mise en chantier des sous-marins SNLE 3G et le développement des missiles M51-3 pour la composante océanique et, d’autre part, la fabrication des missiles air-sol nucléaires de 4e génération hypersoniques (ASN4G) – devrait coûter 52 milliards d’euros sur la durée.
Le triple risque est celui d’un épuisement budgétaire par absence de réforme de la colossale protection sociale, d’un dérapage budgétaire sur le nécessaire effort de dissuasion nucléaire, et donc d’un sous-investissement dans les forces classiques. Pour éviter cet écueil, il faudrait effectivement porter les dépenses militaires à 3,5 % du PIB en 2035 au moment où les intérêts sur la dette publique pourraient être au même niveau ou plus encore. Le plus probable, en l’absence d’un changement complet de la politique économique et stratégique de la France dès 2027, est que la France soit à genoux avant 2035, surtout si les marchés financiers perdent confiance dans la capacité des autorités françaises à réformer.
Quelle politique économique et stratégique permettrait de financer simultanément la reconstruction de l’école publique et de nos capacités militaires, de renforcer réellement notre secteur productif et de restaurer la sécurité interne et externe du territoire pour conduire un effort massif d’innovation technologique et d’investissement productif ? Silence total des candidats à la présidentielle.
Si l’on intègre les subventions publiques aux régimes de retraite publics et privés, la situation budgétaire de la France se résume à un déficit public structurel de 5 % du PIB dont 3 % du PIB de subventions non financées au bénéfice des retraites. Explosion certaine !
La dépense publique actuelle de 57,4 % du PIB est supérieure de 8 points de PIB à celle de la dépense publique dans les vingt autres pays membres de la zone euro, dont 5 points de PIB pour la protection sociale et 2,75 % de PIB pour les retraites. Que proposent les deux candidats extrêmes ? Le retour à la retraite à 60 ou 62 ans, soit un excès de dépense pour les seules retraites par rapport à nos compétiteurs, qui portent leur âge de départ à la retraite à 67 ans.
Le niveau de désinformation nécessaire pour être élu sur la base de ces mensonges systémiques va être stratosphérique.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Amélie Carrouër dans l’émission « 24H Carrouër » ce lundi 20 juillet 2026.
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Au sommaire : L’Iran tue trois soldats US, Trump promet « l’enfer ». Golfe : après le pétrole, la guerre de l’eau. Kiev frappe fort en Russie… Poutine humilié ? Aides aux entreprises, un « pognon de dingue » ?
Les Echos – 25/06/2026
L’effondrement de l’industrie dans l’Hexagone, notamment automobile, et de la productivité, a des causes objectives. Il est temps de passer de l’obsession de la redistribution à celle de la production.
La part de l’industrie manufacturière dans le PIB français est plus basse en 2025 (10,0 %) qu’en 2023 (10,1 %). Quand on considère l’ensemble de l’industrie hors construction, la chute est plus marquée, passant de 13,2 % en 2023 à 12,0 % du PIB en 2025 en France contre, la même année en pourcentage du PIB, 20,7 % en Allemagne, 17,6 % en Italie, 17,0 % en zone euro et 14,2 % en Espagne. La France a donc un retard de 5 points de PIB de son industrie par rapport à la zone euro en 2025.
Cet écart s’est accru de 2023 à 2025 de 4,7 à 5 points de PIB, du fait de la dissolution catastrophique de juin 2024 qui a gelé depuis l’investissement des entreprises non financières dans le pays (Comptes de la Nation, 2026).
Notre secteur productif a enregistré une baisse de la productivité du travail depuis le choc du Covid. Selon une note de l’Insee, la baisse de la productivité apparente du travail en France, mesurée comme le rapport du PIB à l’emploi exprimé en personnes physiques et par rapport à la tendance d’avant-crise sanitaire, s’établit à 4,3 points en 2025 par rapport à 2019. Cette perte de productivité par rapport à la tendance est plus de deux fois plus marquée que dans le reste de la zone euro.
L’industrie étant plus productive que les autres secteurs économiques, l’affaiblissement du poids de notre industrie contribue à cette performance décevante de la productivité. Ajoutons que la hausse extrêmement rapide des indemnités journalières pour arrêt maladie depuis 2019, même corrigée des effets du vieillissement de la population active, a contribué à la baisse de la durée annuelle du travail des salariés à temps complet.
Pour ne pas s’effrayer, notons que la forte hausse des emplois d’alternants et de microentrepreneurs, dont la productivité est inférieure à celle des salariés à temps complet, a contribué à cette baisse de la productivité globale. Ces deux catégories ont contribué à 50 % de la hausse de l’emploi de 2019 à 2025, alors qu’elles ne représentaient que 12 % des emplois en 2019. Après correction de ce phénomène, la productivité des salariés des branches marchandes non agricole ne baisse que de 2,2 % par rapport à la tendance. La baisse est encore plus faible si l’on corrige également pour l’excès d’arrêts maladie par rapport à la tendance. Mais la productivité française a bien baissé quand elle progresse ailleurs avec l’industrie, l’intelligence artificielle et la robotisation.
On ne peut comprendre l’affaiblissement de l’industrie manufacturière en France que si l’on prend en compte la désertion des constructeurs automobiles depuis vingt ans. La France produisait 3.702.000 voitures et vans en 2002, et encore 2.270.000 en 2018 avant de s’effondrer à 1.477.000 en 2025, soit une baisse de 60 % de 2002 à 2025 et de 35 % de 2018 à 2025. C’est d’autant plus stupéfiant que l’Etat est partiellement actionnaire des deux grands constructeurs français.
Les délocalisations de production ont été massives vers l’Europe centrale, la Turquie et le Maroc, mais aussi vers l’Espagne. Ce dernier pays est devenu le deuxième constructeur de voitures en Europe, la France pointant à la cinquième place avec une production quatre fois inférieure à l’allemand et presque deux fois inférieure à l’espagnole.
L’Espagne a fait, au cours des vingt dernières années, ce que la France a oublié de faire : une politique de filière favorisant l’implantation des constructeurs européens sur son territoire en sorte que la filière automobile pèse aujourd’hui 10 % du PIB espagnol, 18 % des exportations et presque 2 millions d’emplois directs et indirects quand l’Île-de-France, autrefois berceau de la production automobile européenne, ferme ses dernières usines de production. Production : un mot célébré en Espagne et honnie en France où tout l’appareil politique et social est obsédé de redistribution de ce qui n’est plus produit. Les déficits publics et du commerce extérieur sont la conséquence de l’effondrement de la production.
Il faut évidemment rapprocher ces chiffres du poids des impôts de production qui se situent, en pourcentage du PIB, à 3,6 % en France contre 1,9 % en Espagne et 0,6 % en Allemagne. Les impôts de production sont six fois plus élevés en France qu’en Allemagne et presque au double de leur niveau en Espagne !
Réduire les impôts de production de 1,6 point de PIB pour les ramener à 2 % du PIB, redonnerait 48 milliards d’euros aux entreprises qui investissent en France. Pour ne pas être naïf, on pourrait conditionner la baisse des impôts de production sur deux ans à une hausse effective équivalente des investissements des entreprises – formation brute de capital fixe et hausse des dépenses numériques – sur le sol français afin de booster la productivité du travail, seule garantie de la compétitivité. L’effondrement productif français a des causes objectives. Il faut arrêter d’en disserter et agir.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon dans l’émission « 18/19 » sur BFM Business, ce mercredi 3 juin 2026.
Mercredi 3 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Jean-Bernard Lévy, président du Conseil français de l’énergie, ancien président d’EDF et de Vivendi, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’OFCE, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, ainsi que Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, dans l’émission La Grande Interview sur BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Darius Rochebin dans l’émission « Face à Darius Rochebin » sur LCI, ce jeudi 7 mai 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Raphaël Legendre dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce jeudi 7 mai 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business, ce mardi 21 avril 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité de l’émission « Les Informés de l’éco » sur France Info ce samedi 18 avril 2026.