Christian Saint-Etienne était l’invité de David Jacquot dans l’émission « Ecorama » sur Boursorama ce jeudi 11 avril 2024.
Parmi les sujets abordés : la révision de l’objectif de déficit public à 5,1% pour 2024, le plan d’économies du gouvernement et les possibles hausses d’impôts.
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Les Echos – 10 avril 2024
Face à l’évolution du secteur agricole en France dans les années à venir, il faut mettre en place des contrats écologiques à destination de certaines exploitations.
La crise agricole n’est pas terminée. Elle durera aussi longtemps que l’Union européenne n’aura pas décidé que la souveraineté alimentaire est le fondement de la souveraineté politique avec la défense, la finance et l’énergie.
En ce qui concerne la France, les ajustements structurels intervenus depuis six décennies n’ont fait que préparer ceux des dix prochaines années qui vont se dérouler comme un film accéléré. Soit le monde agricole réalise le film, soit il sera réalisé par d’autres. Fin 2024, la France comptera 380.000 exploitations, d’une surface moyenne de 70 hectares. Un quart d’entre elles mobiliseront 62 % de la main-d’œuvre agricole et réaliseront 80 % de la valeur ajoutée brute au coûtes facteurs – subventions d’exploitation (moins impôts sur la production) comprises.
On ne réglera jamais les problèmes de l’agriculture si l’on ne veut pas voir qu’il y en a trois : 100.000 exploitations agricoles compétitives exploitent 70 % de la surface agricole utile, et 90.000 exploitations de moins de 5 hectares, horticoles ou ne fournissant qu’un complément de revenus à des personnes ayant une autre activité principale, exploitent ensemble moins de 1 % de la surface agricole utile (bien lire 1 %) ! Entre les deux, 190.000 exploitations exploitent 29 % de la surface agricole utile.
On peut s’attendre à ce qu’il y ait 280.000 exploitations agricoles en 2035, soit 100.000 de moins. Il est vraisemblable que les 100.000 exploitations compétitives exploiteront 75 % de la surface agricole utile contre 50.000 exploitations, souvent horticoles ou de complément de revenus, de moins de 5 hectares toujours sur moins de 1 % de la surface agricole. Environ 130.000 exploitations intermédiaires travailleront 24 % de la surface agricole.
Cette évolution spectaculaire doit être complétée par une approche « revenus ».
1/ Même dans les 100.000 exploitations compétitives, un cinquième des fermes assurent à peine un revenu au SMIC quand les prix sont bas, mais l’ensemble est puissant et doit diversifier ses revenus grâce à la production d’énergie et de services.
2/ La forte baisse du nombre d’exploitations de moins de 5 hectares, en lien avec le vieillissement de la population, relève du microsocial et ses effets peuvent être atténués par le développement des services à la ferme et la vente directe.
3/ La taille des exploitations intermédiaires devrait augmenter dans la mesure où les 100.000 compétitives ne cherchent pas à capter les petites surfaces qui ne sont pas nécessairement sur les mêmes territoires. En dépit de cette hausse de la taille des fermes intermédiaires, leurs revenus resteront chaotiques et c’est dans cette population que naissent les crises récurrentes.
Dans ce contexte, faut-il mettre en place des prix garantis ? Cela n’a pas de sens car les principaux bénéficiaires seraient les 100.000 compétitifs.
En revanche, un tiers des intermédiaires auront des revenus inférieurs au SMIC de façon permanente. Il faut leur offrir, en fonction des territoires, des compléments de revenus, de l’ordre d’un demi-SMIC mensuel net payé en honoraires, sous forme de quelques dizaines de milliers de contrats écologiques mobilisant 50 journées de travail sur l’année, pour travailler les haies, les petites forêts sous le contrôle de l’ONF, et consolider les chemins sous le contrôle des communes.
Ces contrats écologiques seront facilités par une politique de remembrement des forêts avec entretien obligatoire facilité par l’essor de syndicats mixtes rassemblant plusieurs parcelles.
Cette politique globale permettra d’augmenter l’absorption naturelle du carbone et d’identifier les agriculteurs qui sont réellement prêts à diversifier leurs revenus pour rester sur leur territoire.
L’Opinion – 9 avril 2024
La guerre en Ukraine est de plus en plus dure et les risques de percée russe des lignes ukrainiennes ne sont pas négligeables alors que la Russie a vraisemblablement doublé en 2023-2024 son effort réel de défense à 6,5% du produit intérieur brut (PIB). Un PIB qui ne s’est pas effondré, car il reste alimenté par les exportations de pétrole, gaz et minerais d’une part, et par le doublement de la production militaire d’armements, d’autre part. Cette année, la Russie produira plus de deux fois plus d’obus que la somme des productions européenne et américaine.
La France devrait dépenser 1,95% du PIB pour son budget militaire en 2024. Sommes-nous réellement prêts à entrer en conflit en Ukraine avec la Russie ?
Avec seulement 185 avions de combat, l’armée de l’Air et de l’Espace ne dispose pas des capacités nécessaires pour soutenir un conflit de haute intensité sur la durée quand la Russie dispose d’un millier d’avions de combat. L’armée russe est forte de 1,5 million d’hommes – et bientôt 1,8 million – (contre 208 000 forces combattantes en France), 14 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins – SNLE – (contre 4 en France), 800 missiles stratégiques ICBM, SLBM et bombardiers lourds (72 en France) et 6 000 ogives nucléaires (contre 290 en France), 2 400 chars (contre 200 en France). Il est évident qu’une menace française fait sourire les Russes.
Recrutement. Mais que se passerait-il si la France portait son effort à 3% du PIB progressivement d’ici 2030 et les années suivantes ? Il est essentiel de passer de quatre à six SNLE-3G pour en avoir toujours deux en patrouille et cinq à la mer en cas de durcissement politique mondial. Le nombre de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) doit doubler. Mais il faut également déployer une vingtaine de missiles stratégiques mobiles sur terre et porter le nombre d’ogives nucléaires à 800. Le nombre de chars modernisés disponibles doit passer à 400 en relançant une chaîne de production en France sans attendre le char du futur.
La force aérienne doit être rapidement portée à 320 avions de combat avec la préparation nécessaire des bases aériennes principales et des pistes opérationnelles secrètes. Nous devons nous équiper notamment de 120 Rafales F5 le plus rapidement possible, en triplant les capacités de production de son constructeur, car le F5 est doté de la capacité de voler avec des drones de combat. Il faut aller rapidement vers un F6 en capacité de voler avec une douzaine de drones capables de supprimer les défenses adverses.
L’artillerie doit voir ses moyens décuplés en lien avec les enseignements du conflit en Ukraine. Nous devons nous équiper de plus de 300 canons Caesar et d’une centaine de lance-roquettes unitaires (LRU) montés sur des blindés à roues de type Himars, et de capacités de défense sol-air efficaces aussi bien dans les forces terrestres qu’aériennes. Et il faut renforcer considérablement la production de munitions sur le territoire national.
Les forces spéciales françaises doivent être portées à 10 000 hommes dans un effectif opérationnel total qui doit remonter à 320 000 hommes. Compte tenu des difficultés actuelles de recrutement, il faut mettre en place un service militaire de sept fois deux semaines sur sept ans, pour la totalité des hommes et femmes de moins de 35 ans, et proposer aux moins de 25 ans des contrats de dix-huit mois, incluant six mois de formation technique et militaire et conduisant à une intégration dans une réserve active de 140 000 hommes, c’est-à-dire des personnels qui peuvent s’intégrer en moins de 24 heures aux forces combattantes en étant parfaitement équipés et entraînés.
Frontières. Le service militaire ici proposé, dont le développement prendra cinq à sept ans, est clé pour la remontée en puissance de nos armées mais aussi pour la connaissance des forces physiques et mentales de la population, car chaque période de deux semaines comporte une journée d’évaluation mentale et médicale poussée, qui peut être en partie sous-traitée à des laboratoires privés sous contrôle militaire et celui des services de renseignement, et trois journées d’évaluation des capacités physiques qui peuvent être sous-traitées à des associations agréées sous contrôle militaire. Les dix autres journées forment à la discipline, au maniement des armes et à l’information sur les métiers militaires – on peut là aussi faire appel à des associations agréées formées d’anciens militaires et maillant tout le territoire. Ce service devrait susciter naturellement des candidats recensés et informés pour les forces opérationnelles et la réserve.
Il faut passer à deux groupes aéronavals – avec deux porte-avions -, et augmenter fortement le nombre de frégates de combat et de surveillance. La Marine doit se doter de cinq frégates de défense aérienne (FDA), de dix frégates multi-missions (Fremm) et de trois Fremm à capacité de défense aérienne renforcée (Fremm – DA). Le nombre de frégates de surveillance et de patrouilleurs doit remonter à cinquante. Ces forces doivent nous permettre de mieux contrôler nos frontières maritimes proches et lointaines avec l’appui de 70 bâtiments de gendarmerie maritime. Cet effort doit être consolidé par la multiplication du nombre de drones navals et aériens d’attaque et de défense.
Ce programme tient dans les 3 % du PIB. Naturellement, nous n’en avons pas les moyens, car nous avons fait d’autres choix, avec une dépense publique de 56,5% du PIB en 2024 dont 34% du PIB pour la protection sociale – six points de PIB de plus, pour le seul social, que la moyenne de la zone euro hors France. Le déficit public devrait être en 2024 de 5% du PIB et les ressources publiques de 51,5% du PIB – dont 44% du PIB de prélèvements obligatoires (PO). En résumé, 56,5% de dépense et 51,5% de ressources = 5% de déficit.
La dépense publique pour la défense est proche de 2% du PIB en 2024 et celle pour l’enseignement y compris supérieur et la R&D publique est d’environ 7,5% du PIB, ce qui donne une dépense cumulée Défense, Enseignement et R&D – nommons-la dépense DER – de 9,5% du PIB. La dépense publique hors défense, enseignement et R&D est de 47% du PIB en 2024. Nommons-la dépense publique HDER.
Technologies duales. Dans le cadre d’un sursaut national favorisant une réindustrialisation verte et la hausse du budget de la défense à 3% du PIB d’ici 2030, la croissance devrait atteindre 1,5% par an de 2025 à 2027 et 2% par an en 2028-2031, notamment sous l’effet d’une réindustrialisation civile et militaire effective.
Afin de ramener le déficit à 1% du PIB tout en augmentant le budget de défense, il faudrait réduire la dépense publique en sept ans à 52% du PIB. On continuerait néanmoins de garder la protection sociale la plus chère du monde.
On peut y parvenir en gelant en euros constants la dépense HDER qui baisserait ainsi de 47% du PIB en 2024 à 41,5% du PIB en 2031 et en augmentant la dépense défense, enseignement et R&D de 9,5% à 10,5% du PIB à cette échéance. En résumé arithmétique pour la dépense publique totale, 56,5 – 5,5 + 1 = 52% du PIB en 2031. Avec des ressources publiques de 51% du PIB en 2031, le déficit s’établirait à 1% du PIB. La dette est encore à 95% du PIB en 2031 mais elle baisse rapidement ensuite en maintenant le déficit à ce niveau. Les PO demeurent à 44% du PIB pendant toute la période.
Ce plan ambitieux et cohérent referait de la France une puissance majeure en Europe ainsi que dans le monde et contribuerait de façon extrêmement significative à la réindustrialisation du pays, car ces technologies sont duales – civiles et militaires.
Pas de panique, cher lecteur ! Il ne va rien se passer et les Russes vont pouvoir continuer de sourire. Mais il est important de savoir qu’il existe un chemin hors de notre médiocrité actuelle collectivement consentie.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 26 mars 2024.
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Ce mardi 26 mars, Natacha Valla, doyenne de l’École du Management et de l’Inovation de Sciences Po, Dany Lang, enseignant chercheur en économie à Sorbonne Paris Nord, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, sont revenus sur l’objectif maintenu de repasser sous 3% de PIB en 2027 et les vertus de la TVA sociale brandies par Bruno Le Maire, ainsi que sur le rapport de la Banque de France qui se veut rassurant sur la chute de la productivité en France, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 26 mars 2024.
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Ce mardi 26 mars, Natacha Valla, doyenne de l’Ecole du Management et de l’Innovation de Sciences Po, Dany Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, sont revenus sur le déficit public historique de la France, qui, d’un côté, a une efficacité certaine pour réduire le chômage, contribuer à la croissance et au maintien de la sécurité, mais qui, de l’autre, entraîne des réactions politiques inquiétantes, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 11 mars 2024.
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Ce lundi 11 mars, Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des Economistes, Roland Gillet, professeur d’économie à Paris-Sorbonne et à l’Université Libre de Bruxelles Solvay, et André Loesekrug-Pietri, président de Jedi, fondateur du fonds A Capital, débattent autour de la perception des Américains de la France et de l’Europe en termes d’IA, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 11 mars 2024.
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Ce lundi 11 mars, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des Économistes, Roland Gillet, professeur d’économie à Paris-Sorbonne et à l’Université Libre de Bruxelles Solvay, et André Loesekrug-Pietri, président de Jedi, fondateur du fonds A Capital, ont commenté le forfait obligatoire de 100 euros lié au CPF, parlé des retraites, des coupes budgétaires, des économies à réaliser, et de l’inaction face à la question du changement climatique, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Le gouvernement va devoir trouver 10 milliards d’euros d’économies cette année. Où les chercher ? Dans le même temps, doit-on espérer des baisses d’impôts ? Christian Saint-Etienne, économiste et professeur au CNAM, était l’invité de l’émission Ecorama du 21 février 2024, présentée par Aude Kersulec sur Boursorama.com
Le Cercle des Economistes – 12 février 2024
Entre le maintien des baisses d’impôts promises et les 12 milliards d’euros d’économies à réaliser sur le budget 2024, le programme du Premier ministre, Gabriel Attal, pose la question de son financement. Pour Christian Saint-Etienne, la principale difficulté réside dans le contrôle de la dépense publique.
Le discours de politique générale du Premier ministre a tracé un certain nombre de pistes pour favoriser le travail, encourager la construction de logements, « réarmer notre système de santé », agir pour l’école et restaurer l’autorité. Les normes pesant sur les agriculteurs doivent être simplifiées tandis que la transition écologique sera accélérée par la création d’un service civique écologique et la mise en service de l’EPR de Flamanville.
Afin de favoriser le travail, il est envisagé de baisser les impôts sur les classes moyennes de 2 milliards d’euros tout en généralisant la réforme du RSA avec une obligation de 15 heures d’activité hebdomadaire d’insertion. Pour relancer la construction, M. Attal propose d’intégrer le logement locatif intermédiaire dans la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Il veut également désigner 20 ‘territoires engagés pour le logement’ avec pour objectif d’y créer 30 000 nouveaux logements d’ici trois ans. Le thème récurrent de ce discours est la nécessité de la simplification des normes, dans l’agriculture comme pour les TPE/PME. Il prône notamment le recentrage des travaux de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) sur les projets d’envergure nationale pour simplifier les procédures frappant les autres projets.
M. Attal n’est pas le premier ‘Premier ministre’ à s’engager à réformer et simplifier normes et procédures, ce qui n’empêche pas le carcan des normes et procédures de croître en permanence et d’étouffer les initiatives. Surtout, il fait face à une situation budgétaire tendue avec un déficit public qui reste supérieur à 4,5% du PIB, une dette qui se maintient autour de 110% du PIB, en sorte que ses marges de manœuvre sont réduites même si les mesures qu’il a annoncées n’aggravent pas de manière délibérée la situation des finances publiques.
La principale difficulté réside toujours dans le contrôle de la dépense publique qui, selon les prévisions économiques de la Commission européenne, va se maintenir autour de 56% du PIB en 2024 et 2025, soit 8 points de PIB au-dessus de la moyenne de dépense publique des 19 autres pays de la zone euro. Le déficit public ne baissera pas et se maintiendra à 4,5% du PIB en 2024-2025, soit un tiers de plus que dans le reste de la zone euro, alors qu’il faudrait le ramener autour de 1,5% du PIB pour enclencher un mouvement de baisse réelle du poids de la dette publique. Or, le programme de M. Attal ne porte pas de remède au poids insupportable de la dépense publique et ne permettra pas de réduire le déficit.
La France est ainsi le seul grand pays de la zone euro frappé par le double déficit, celui des finances publiques et celui de la balance courante qui se maintiendra autour de 2,4% du PIB en 2024 et 2025, comme en 2023. Il faudra, un jour de plus en plus proche, par la volonté ou par la contrainte extérieure, diviser par deux l’écart de dépense publique par rapport à nos voisins de la zone euro et allouer les 4 points de baisse du ratio de dépense publique à la baisse du déficit et à la réduction des impôts.
La situation économique de la France reste extrêmement préoccupante, son décalage de performance par rapport aux autres pays de la zone euro est inquiétant et le discours de politique générale de M. Attal, personnage au demeurant très sympathique, ne trace pas de perspectives permettant à l’économie française de retrouver un dynamisme durable.*
Photo de Towfiqu barbhuiya sur Unsplash.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce jeudi 8 février 2024.
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Ce jeudi 8 février, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, Gaël Sliman, président d’Odoxa, et Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste du cabinet d’audit BDO France, se sont penchés sur la révision de la croissance économique française, le baromètre télétravail, et la question de l’aménagement de la semaine de 4 jours, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.