Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce lundi 22 janvier 2024.
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Ce lundi 22 janvier, Léonidas Kalogéropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, et Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, ont parlé de la liberté d’entreprendre en France, et la confirmation de Bruno Le Maire de la hausse des prix de près de 10% en février, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce lundi 22 janvier 2024.
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Ce lundi 22 janvier, Léonidas Kalogéropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, et Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, sont revenus sur les raisons de la grogne des agriculteurs et les réponses que le Premier ministre Gabriel Attal va devoir trouver les calmer, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Les Echos – 15/12/2023
En 2021, la France a comptabilisé 0,8 % des émissions mondiales de C02. Un chiffre très faible par rapport à d’autres grandes puissances, comme la Chine.
La Conférence de Dubaï sur le changement climatique, ou COP28, a enregistré des engagements significatifs des parties prenantes, notamment des Etats-Unis et de la France sur le nucléaire et pour la France sur la protection des forêts :
L’Union européenne est désormais en pointe dans la lutte contre les émissions de carbone, et l’UE et les Etats-Unis le sont dans les innovations de rupture sur les technologies nécessaires à la transition climatique.
Pour ce qui est du réchauffement climatique, à l’inverse de ce qui précède, une lecture rapide de la presse européenne semble indiquer que les émissions de CO2 liées à l’énergie viennent essentiellement de l’Europe, des Etats-Unis et du Japon. Une lecture attentive des communiqués de certaines organisations françaises et des ONG laisse délibérément penser que la France est le principal émetteur mondial de gaz à effet de serre. Qu’en est-il ?
En 2021, les émissions mondiales de CO2 étaient issues, d’une part, des Etats-Unis, de l’Europe (UE 27 + Royaume-Uni + Norvège + Suisse + autres pays européens) et du Japon pour 28.2% – et 0.8% pour la seule France – et, d’autre part l’Asie – sans le Japon – plus la Russie pour 54%. Sur la période 2011-2021, les émissions de CO2 ont baissé annuellement de 1.4% pour le bloc Etats-Unis, Europe et Japon, contre une hausse annuelle de 2,2% pour l’Asie – hors Japon – plus la Russie.
Compte tenu des engagements pris par les parties prenantes aux différentes COP, des politiques énergétiques en Asie – hors Japon – et en Russie, il est raisonnable d’anticiper une baisse des émissions de CO2 en rythme annuel d’au moins 2.5% par an sur la période 2022-2030 pour l’ensemble Etats-Unis, Europe et Japon, et une hausse des émissions de CO2 de 2% par an pour le bloc Asie – hors Japon – et Russie sur la même période.
En 2030, sauf guerre mondiale ou catastrophes planétaires, il est raisonnable d’anticiper que les émissions de CO2 du bloc Etats-Unis, Europe et Japon atteindront 22.5% du total mondial, dont 8.5% pour l’Europe élargie, 0.5% pour la seule France et 1.5% pour l’Allemagne. En 2030, le bloc Asie – hors Japon – plus Russie devrait émettre 59% des émissions mondiales de CO2 – dont 33% pour la Chine et 11% pour l’Inde. Soit 2.6 fois le bloc des développés et 118 fois la France.
Il apparaît donc clairement aux yeux du lecteur attentif de cette chronique que la France, dont la part dans les émissions mondiales de CO2 devrait passer de 0.8% en 2021 à 0.5% en 2030 (avec 3% du PIB mondial en 2030), soit le système énergétique le moins pollueur par point de PIB des 20 grandes puissances de la planète, est néanmoins considérée comme le principal responsable de ces émissions dont le « petit écureuil » français doit continuellement s’excuser. Il en résulte que nous devons effectivement accélérer le développement du nucléaire, du photovoltaïque à base de panneaux produits en France et de l’hydroélectrique en confiant définitivement nos barrages à EDF en contrepartie d’un triplement en urgence des investissements d’EDF sur ces barrages. En revanche, les « éléphants » chinois, indien, russe dans le monde, et allemand en Europe, n’ont aucune responsabilité dans le réchauffement climatique. Frappez l’écureuil pour ne pas voir les éléphants.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 13 décembre 2023.
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Ce mercredi 13 décembre, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Céline Antonin, économiste à l’OFCE, se sont penchés sur l’absence éventuelle de choc énergétique en 2024, l’accord historique de la COP28 sur les énergies fossiles, et la remise en question de la réduction d’impôts promise aux classes moyennes, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 13 décembre 2023.
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Ce mercredi 13 décembre, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Economistes, et Céline Antonin, économiste à l’OFCE, sont revenus sur la baisse des taux directeurs des banques centrales européennes dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 28 novembre 2023.
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Ce mardi 28 novembre, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’OFCE, et Rafik Smati, chef d’entreprise, se sont penchés sur les enjeux des réformes de l’État sur l’économie, qui montre des signaux clairs de ralentissement, ainsi que sur la polémique autour de la campagne de l’Ademe, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 28 novembre 2023.
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Ce mardi 28 novembre, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’OFCE, et Rafik Smati, chef d’entreprise, analysent la situation économique du pays, notamment les signaux clairs de ralentissement, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 17 novembre 2023.
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Ce vendredi 17 novembre, Christian Saint-Étienne, professeur au Cnam et membre du Cercle des économistes, Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, et Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, parlent de la tribune de 1 240 étudiants de grandes écoles qui affirment qu’ils n’iront pas travailler chez BNP Paribas tant que la banque finance le fossile, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 17 novembre 2023.
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Ce vendredi 17 novembre, Christian Saint-Étienne, professeur au Cnam et membre du Cercle des économistes, Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, et Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se sont penchés sur l’annonce de nouvelles revues de dépenses par Élisabeth Borne et les menaces sur la politique de l’offre, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Les Echos – 9/11/2023
En dépit du changement de discours depuis deux ans sur la nécessité de réindustrialiser la France, après deux décennies de désindustrialisation suicidaire, le poids de l’industrie manufacturière dans le PIB a continué de baisser pour s’établir à 9,5% en 2022, contre 14,8% dans la zone euro et 18,4% en Allemagne. Nous avons 5 points de PIB de retard sur nos compétiteurs européens et non pas 0,5 point de PIB si l’on voulait simplement revenir à 10% du PIB.
Le gouvernement, à la suite de l’adoption de la loi industrie verte en octobre 2023 a annoncé un objectif de création de 50 « sites clés en main » pour accueillir de nouvelles usines. Ces 50 sites nécessitent 2.000 hectares de terrain bien desservis par les transports connectés au réseau énergétiques et dépollués. Selon Bercy, c’est une dixième du foncier nécessaire à la réindustrialisation du pays.
Mais peut-on être plus précis ? Différentes études disponibles en 2023 permettent d’établir qu’il faut 10.000 hectares par point de PIB supplémentaire de l’industrie dans le PIB total, dont 60% par création de nouvelles zones industrielles vertes (ZIV) et 40% par traitement des friches et densification des zones existantes. Si l’on veut remonter la part de l’industrie dans le PIB de 5 points, il faut donc 50.000 hectares de « sites clés en main » dont 30.000 hectares de terrains nouveaux et 20.000 hectares retraités. On peut estimer le nombre de sites nouveaux nécessaires autour de 500 à 700, avec des surfaces de 50 à 2.000 hectares selon les configurations.
Ces 500 à 700 ZIV feront travailler un million de personnes qualifiées (ingénieurs, techniciens, ouvriers qualifiés…) qui voudront s’installer près des 262 métropoles, communautés urbaines et communautés d’agglomérations regroupant exactement les deux tiers de la population française – arrondissons à 300 grands regroupements de communes (GRC) – afin de disposer d’emplois pour les conjoints d’équipements scolaires, de santé et de loisir.
Or c’est dans ces GRC que l’on manque de logements de qualité et à énergie positive. Il faudrait ainsi probablement un peu plus de 600.000 logements collectifs dans des immeubles de trois à cinq étages, soit précisément une hausse de 2% du stock actuel de résidences principales.
Réindustrialiser sérieusement le pays suppose donc de créer 2 à 3 ZIV par GRC, pour un total de 50.000 hectares dont 60% de nouveaux terrains d’ici à 2035. La construction de 600.000 logements de qualité, pour un coût de 300.000 euros par unité, nécessiterait d’investir 180 milliards d’euros au total, soit 15 milliards par an sur douze ans. La création des 500 à 700 ZIV et des infrastructures de réseaux afférentes, notamment les centrales électriques, devrait représenter un montant équivalent et contribuer massivement à la transition verte.
Réindustrialiser véritablement ne pose pas de problème de financement. Cela suppose surtout une vision forte et une politique volontariste en lien avec les 300 GRC sans lesquels rien ne peut arriver. Le financement, une trentaine de milliards d’euros par an pendant douze ans, est une goutte d’eau par comparaison aux 3.000 milliards d’euros d’épargne plus ou moins dormante ou aux 30 milliards d’euros de recettes annuelles de la taxe d’habitation supprimée à tort.
La seule question réelle, pour refaire de la France une grande nation prospère, est de s’interroger sur notre capacité collective à vraiment vouloir s’arracher à la stagnation, c’est-à-dire au 1,2% de croissance annuelle de 2001 à 2024. Ce qui n’exige qu’une politique volontariste parfaitement réfléchie pendant une douzaine d’années, mais sans nécessité d’un grand chef ou d’un miracle. Sommes-nous encore capables de volonté et de politique collective réfléchie sur la durée ?