Christian Saint-Etienne était l’invité de Stéphane Pedrazzi dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 30 mai 2023.
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Ce mardi 30 mai, Agnès Verdier-Molinié, directrice de la fondation IFRAP, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et Dany Lang, enseignant chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, se sont penchés sur le risque de dégradation de la note de crédit de la France à l’agence de notation S&P Ratings, avec la question de la dépense publique en filigrane, ainsi que sur la lutte du gouvernement contre la fraude sociale, qui serait estimée entre six et huit milliards d’euros par an, dans l’émission Les Experts, présentée par Stéphane Pedrazzi.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Stéphane Pedrazzi dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 30 mai 2023.
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Ce mardi 30 mai, Agnès Verdier-Molinié, directrice de la fondation iFRAP, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et Dany Lang, enseignant chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, parlent de l’usine de fabrication de batteries pour les véhicules électriques dans le Nord de la France et du coût total de l’investissement qui frôle les 7 milliards d’euros, dans l’émission Les Experts, présentée par Stéphane Pedrazzi.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Lorrain Sénéchal et d’Emmanuel Cugny dans l’émission « Les Informés de l’éco » sur France Info ce samedi 27 mai 2023.
Les Echos – 15/05/2023
En 2025, la Chine représentera 20% de la production mondiale de biens et de services et 25% de la consommation mondiale d’énergie. Des chiffres record qui se retrouvent dans les émissions de CO2.
La Chine a toujours été un géant politique et militaire, économique et technique avec une volonté affirmée de domination stratégique sur son environnement immédiat. SI la Chine devrait atteindre 20% du PIB mondial en 2025 – contre 23,5% pour les Etats-Unis – , son poids dans l’économie des biens, par opposition aux services, est en réalité bien plus élevé. En 2022, la Chine pesait déjà 24% de la consommation mondiale d’énergie primaire, 58% de la consommation mondiale de ciment, 56% de celle de nickel, 55% de celle de cuivre, 53% de celle d’acier, 49% de celle de zinc.
La Chine est donc un géant physique avec 1,4 milliards d’habitants, soit presque 18% de la population mondiale. Elle est le grand concurrent des Etats-Unis dans la révolution numérique, notamment dans l’intelligence artificielle et la conquête spatiale. Elle se veut l’égale des Etats-Unis en 2025 sur le plan militaire et diplomatique.
Il est encore un domaine où la Chine a pris le leadership mondial et creuse l’écart avec ses concurrents : les émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie. En 2021, la Chine a émis 10,52 milliards de tonnes de CO2 (31,1% du total mondial), devant les Etats-Unis et l’Inde, avec respectivement 4,70 milliards et 2,55 milliards de tonnes (respectivement 13,9% et 7,5% de la pollution mondiale). L’Union européenne à 27 a émis 2,73 milliards de tonnes (8,1%), la Russie 1,58 milliards de tonnes (4,7%) et le Japon 1,05 milliards de tonnes (3,1%).
En 2021, L’Allemagne a représenté 23,1% des émissions de CO2 de l’UE, l’Italie 11,4% et la France 10%. Les émissions du Royaume-Uni étaient supérieures de 23% à celles de la France à population équivalente.
De 2017 à 2021, l’UE a réduit ses émissions de CO2 de 11% et les Etats-Unis de 6% quand celles de la Chine augmentaient de 11%. L’UE se fixe des objectifs ambitieux de réductions des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 alors que la Chine se fixe pour seul objectif de réduire ses émissions par point de croissance économique supplémentaire. En se calant sur les variations de 2017 à 2021, chaque fois que l’UE baisse ses émissions de x milliards de tonnes, la Chine les augmente de 3x ! C’est pourtant en Europe que s’expriment les mouvements les plus violents contre les émissions de CO2.
En 2021, les émissions de la France ont atteint 0,8% des émissions mondiales, soit 2,3% fois moins que l’Allemagne et 4 fois moins que le poids de la France dans le PIB mondial. Une réalité pratiquement jamais mise en avant par nos dirigeants ou les médias.
En 2025, les émissions des CO2 de la Chine atteindront 35% du total mondial contre 23,5% pour la somme des émissions des Etats-Unis, de l’UE à 28 (UE27 + Royaume-Uni) et du Japon ! Même si la Chine prend le leadership dans la production mondiale de voitures électriques, ces dernières fonctionneront pour une part prédominante avec de l’électricité produite au charbon.
L’UE peut se contenter, pour projet stratégique, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, qui seront bientôt faibles à l’échelle mondiale, et investir trois fois moins que la Chine et neuf fois moins que les Etats-Unis dans l’intelligence artificielle. Et quatre fois moins que la Chine et cinq fois moins que les Etats-Unis dans l’espace. En dépit d’initiatives récentes, l’Europe n’est plus dans la course sino-américaine, sinon comme proie.
Xerfi Canal – 12 mai 2023
Le monde est en transformation rapide depuis les années 1980, sous l’effet de la Troisième ou Nouvelle Révolution industrielle, qui nous fait entrer dans l’iconomie entrepreneuriale.
Après trente et un siècles de stagnation du niveau de vie et de l’espérance de vie, du XIIIe siècle avant notre ère au XVIIIe siècle, il y a eu trois révolutions industrielles aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Les deux premières ont multiplié le niveau de vie par vingt et l’espérance de vie par trois au cours des XIXe et XXe siècles. La révolution des années 1780 était fondée sur le système vapeur, celle des années 1880 sur le système électrique et le moteur à explosion, et celle des années 1980 sur le système informatique. La notion de « système » renvoie à l’ensemble des évolutions scientifiques, techniques, managériales et organisationnelles qui permettent de transformer une innovation en une révolution des systèmes de production et de distribution des biens et services.
La Troisième Révolution industrielle repose sur la science et la technologie informatique qui utilisent des ordinateurs. Par la suite, le terme « numérique » recouvre une partie des applications de l’informatique, notamment les systèmes directement ouverts aux utilisateurs par l’intermédiaire de plateformes numériques. L’iconomie recouvre l’ensemble des transformations et applications résultant de la révolution informatique.
L’iconomie entrepreneuriale – avec un « i » comme intelligence, informatique, Internet, innovation, intégration –, est le fruit de trois nouvelles formes d’innovation, de production, de distribution et de consommation.
D’abord, l’économie de l’informatique, de l’Internet et des logiciels en réseau, qui s’appuie, depuis quatre décennies, sur les progrès foudroyants de la microélectronique et de l’intégration des systèmes. C’est une mutation scientifique et technologique.
Ensuite, l’économie entrepreneuriale de l’innovation qui est une mutation capitalistique et entrepreneuriale qui s’accélère depuis deux décennies.
Enfin, l’économie servicielle des effets utiles qui n’est elle-même concevable qu’en faisant appel aux nouvelles technologies informatiques et de communication permettant de créer des assemblages de biens et services gérés en temps réel par de puissants logiciels en interaction avec le client. C’est une mutation organisationnelle et comportementale traduisant une mutation des usages qui privilégie le cognitif sur le physique et qui est globalement dominante depuis une décennie.
Avec l’avènement de l’iconomie entrepreneuriale, nous passons du monde 2.0 de l’électricité et du moteur à explosion à un monde 3.0 de l’informatique et des plateformes numériques.
L’iconomie amplifie la globalisation des chaînes de valeur et favorise les rendements croissants contribuant à l’émergence d’oligopoles fondés sur la différenciation des produits qu’il est essentiel de réguler si l’on veut maintenir des marchés ouverts. Le passage d’une économie de masse à une économie du ciblage des besoins du consommateur final donne un pouvoir considérable aux entreprises qui maîtrisent la relation finale et rend la contestation des oligopoles par de nouveaux entrants très difficile. Le droit de la concurrence et l’ouverture des marchés, dans une vision dynamique, prennent une place centrale dans la régulation de cette iconomie.
En dépit de l’essor des start-ups depuis quinze ans en Europe, cette dernière a longtemps ignoré les conséquences de la révolution actuelle qui nous a fait entrer depuis trois décennies dans un monde hyper-industriel avec un système économique de plus en plus robotisé, numérisé et électrifié pour la production et la distribution des biens et services. L’intelligence artificielle générative accélère ces transformations. La Chine et les Etats-Unis détiennent 100% des grandes plateformes mondiales (Gafam et BATHX) et 80% des licornes mondiales en capitalisation. L’Europe et la France doivent se réveiller.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 10 mai 2023.
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Ce mercredi 10 mai, Gilles Raveaud, maître de conférence l’Institut d’études européennes de Paris-8 Saint-Denis, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des économistes, et Xavier Timbeau, directeur principal de l’OFCE, se sont penchés sur les leviers pour asseoir davantage l’attractivité de la France, notamment l’école et le développement économique dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 10 mai 2023.
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Ce mercredi 10 mai, Gilles Raveaud, maître de conférence l’Institut d’études européennes de Paris-8 Saint-Denis, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des économistes, et Xavier Timbeau, directeur principal de l’OFCE, se sont penchés sur l’attractivité de la France au niveau des industries et des investissements directs étrangers dans un contexte où l’exécutif vise la réindustrialisation dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Eric Kuoch dans l’émission « Les stars de l’éco » sur Radio Classique ce vendredi 5 mai 2023.
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Les stars de l’éco, ces personnalités qui par leur engagement et leur vision révolutionnent les grands secteurs de l’économie française et internationale.
Christian Saint-Etienne s’exprime dans Libre Propos sur Xerfi Canal ce jeudi 4 mai 2023.
Le conflit stratégique entre la Chine et les Etats-Unis ne se limite pas à la destruction de ballons dans l’espace… Les deux pays sont lancés dans une compétition entre une puissance dominante de l’ordre international qui veut le rester – les Etats-Unis – et une puissance montante qui veut prendre sa place – la Chine -. C’est un conflit classique, depuis Athènes et Sparte. Depuis le XVe siècle, seize conflits de ce type ont été recensés dont douze se sont conclus par une guerre et quatre par le renoncement de l’un des deux ennemis. Les Etats-Unis sont prêts à tout pour rester le dominant ; la Chine également, comme l’a clairement exprimé Xi Jinping, pour les remplacer.
Le conflit entre les deux géants se décline en deux luttes complémentaires : 1/ pour être la puissance géostratégique et militaire dominante et 2/ pour être le leader dans la révolution informatique mondiale. L’informatique, comme science et technologie, transforme le monde depuis quatre décennies comme la vapeur à la fin du XVIIIe siècle et l’électricité à la fin du XIXe siècle. Le numérique désigne les applications de l’informatique dans ses interactions avec les consommateurs. L’informatique est la mutation scientifique, technique, industrielle, énergétique et logistique qui fait fonctionner la planète et qui nous a fait entrer dans l’iconomie entrepreneuriale. Si l’informatique s’arrête, tout s’arrête ! Plus de banque, d’assurance, de logistique et d’approvisionnement. Mais également plus d’eau, de pain (les fours sont électriques) ou d’électricité, de télécommunications ou d’hôpitaux. L’informatique, qui fait fonctionner les systèmes électriques, fonctionne elle-même à l’électricité. Les prochaines guerres globales commenceront par la destruction des systèmes électriques : l’Ukraine à la puissance 100. La révolution informatique est hyper-industrielle et investir dans la production d’ordinateurs, de microprocesseurs, de robots et d’électricité est une question de survie.
Et depuis trois décennies, les élites françaises pensent qu’on est entré dans un monde post-industriel, post-travail et post-énergie. Réindustrialiser dans le monde hyper-industriel informatisé supposerait de doubler la production électrique en vingt ans, ce que nos dirigeants ne conçoivent même pas.
Ces deux pays dominent tellement la planète et leur conflit est si intense, qu’ils produisent près de 43% du PIB mondial, assurent près de 60% des dépenses militaires mondiales, contrôlent 80% des licornes mondiales en capitalisation et 100% des grandes plateformes mondiales avec les Gafam américains et les BATHX chinois. L’Europe est et se pense en marge de cette transformation totale alors qu’elle est une proie. L’Allemagne, qui n’a pas de Gafam – ce qui montre qu’elle n’est pas intellectuellement invincible -, investit depuis deux ans dans quatre grandes usines de microprocesseurs quand la France s’est lancée dans un demi-projet d’extension d’une capacité existante. Notre pays a préparé son suicide lent en sous-investissant dans la production électrique et informatique depuis quinze ans.
En France, le débat porte sur l’âge de départ à la retraite, qui sera encore un des plus bas du monde en 2030 à 64 ans, les inconvénients à construire des usines propres et des centrales électriques même propres, le désagrément à réintroduire l’excellence, la discipline et les devoirs à l’école, et les formes légales que pourrait prendre le droit à la paresse. Le tsunami économique et l’affaissement brutal de la protection sociale qui se profilent – sans réveil stratégique -, vont sidérer les Français au-delà de ce qu’ils ont ressenti dans les pires moments de notre histoire. Nous pouvons encore réagir à condition de comprendre le Nouvel ordre mondial.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 18 avril 2023.
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Ce mercredi 19 avril, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, Benjamin Coriat, professeur de sciences économiques à Paris 13, et André Loesekrug-Piétri, président de Jedi et fondateur d’A Capital, se sont penchés sur les propos enthousiastes de l’UE au sujet du « chips act » en matière de semi-conducteurs dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.