Christian Saint-Etienne était l’invité d’Amélie Carrouër dans l’émission « Le Grand Dossier » sur LCI, ce lundi 21 septembre 2026.
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Au sommaire : Carburant, pas de pénurie imminente en France malgré des ruptures. Prix élevés, millions de Français contraints de réduire leurs déplacements. Réunion à Matignon pour des solutions, rationnement envisagé si la situation s’aggrave.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business, ce mardi 21 avril 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité de l’émission « Les Informés de l’éco » sur France Info ce samedi 18 avril 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Hedwige Chevrillon dans l’émission « Le 18/19 » sur BFM Business, ce mercredi 11 mars 2026.
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Christian Saint-Etienne était l’invité de Stéphanie Antoine dans l’émission « Questions Directes » sur France 24, ce lundi 23 février 2026.
Les eurodéputés ont suspendu, lundi, la procédure de mise en œuvre de l’accord commercial conclu l’année dernière entre l’UE et les États-Unis, disant attendre une clarification de Washington sur l’impact de la décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé, vendredi, la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump. Les explications avec Christian Saint-Etienne, universitaire, membre du cercle des économistes.
Christian Saint-Etienne était l’invité de la matinale de David Abiker sur Radio Classique, ce mercredi 28 janvier 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Laurence Ferrari dans l’émission « Punchline » sur CNews, ce mardi 20 janvier 2026.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Ludovic Desautez dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 19 janvier 2026.
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Ce lundi 19 janvier, Ludovic Desautez a reçu Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, Erwann Tison, chargé d’enseignement à l’Université de Strasbourg, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de « Trump et nous : Comment sauver la France et l’Europe », dans l’émission Les Experts sur BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité de l’émission « Le Grand Dossier » sur LCI ce dimanche 18 janvier 2026.
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Au sommaire : Trump : l’Europe prête à riposter. Groenland : Trump a tranché, il veut acheter. Militaires européens au Groenland : bien joué ?
Les Echos – 28/08/2025
Face aux subventions commerciales agressives de la Chine, l’Union européenne réplique trop faiblement, trop peu et trop tard. L’exemple des panneaux photovoltaïques est édifiant, estime Christian Saint-Etienne.
En ce qui concerne l’avenir de l’Union européenne, on peut faire des phrases ou regarder les faits. L’Union est une colonie numérique et militaire des Etats-Unis alors que ce pays, certes encore un allié, n’est plus un ami. De plus, la guerre commerciale de Trump, qui frappe directement l’Europe, redirige également les exportations chinoises vers nous.
De 2014 à 2024, le déficit des échanges de biens de l’UE avec la Chine a triplé à plus de 300 milliards d’euros. Ce n’est rien par rapport à ce que l’on peut anticiper pour 2025-2027, avec des exportations chinoises d’acier, de voitures et de batteries électriques, de panneaux photovoltaïques et de micro-ordinateurs, de pompes à chaleur et d’électrolyseurs, de biens intermédiaires et de produits textiles qui submergent une Union qui, pour l’essentiel, continue de pratiquer un commerce ouvert sans contrepartie. Bruxelles ne corrige qu’à la marge les effets des subventions chinoises à l’exportation et lorsque la Commission intervient, c’est toujours trop peu et trop tard, contrairement à l’action résolue du « Department of Commerce » américain.
Par exemple, pour les voitures électriques produites en Chine et depuis le 30 octobre 2024, les droits de douane ont été portés par la Commission à 17,8 % pour Tesla en Chine et 37 % pour le géant BYD, quand ils avaient été portés à 100 % par Joe Biden bien avant l’arrivée de Donald Trump. Alors que la Chine a mené pendant trois décennies une politique de contrôle féroce des importations de véhicules européens, l’UE est incapable de mettre en œuvre une politique équivalente pour les voitures électriques.
C’est pire encore pour les panneaux photovoltaïques. La Chine a éradiqué la production européenne de panneaux en versant des subventions massives à ses producteurs pendant deux décennies pour qu’ils conquièrent le marché européen. A chaque fois que les producteurs européens ont demandé la mise en place de droits compensatoires corrigeant les effets des subventions chinoises, la Commission a mis des mois à étudier le dossier et mis en œuvre des droits correcteurs inférieurs au préjudice subi par les industriels européens et pour une durée limitée, selon l’approche des « droits moindres », afin de maintenir une pression concurrentielle maximale sur les producteurs européens.
Les droits moindres pour une durée limitée après une longue enquête tuent les industries de la transition écologique, sacralisée par ailleurs, ou affaiblissent les industries chimiques, sidérurgiques et mécaniques, automobiles, textiles, etc. Alors que l’Union ne produira que 6 % des émissions mondiales de CO2 contre 60 % pour l’Asie en 2030, elle mène une transition écologique à base de technologies chinoises : un contresens stratégique colossal. Il faut développer les technologies européennes pour réussir la transition écologique afin de ne pas opposer transition et emploi.
De plus, la Commission manie le droit de la concurrence comme une arme de guerre contre ses propres secteurs économiques. Nous avons ainsi 180 opérateurs téléphoniques exsangues dans l’Union contre 3 ou 4 en Chine et aux Etats-Unis, alors qu’une dizaine suffirait en Europe.
Si la politique conduite par la Commission était un succès, la croissance de l’Union et notamment celle de la zone euro devrait dépasser celle des Etats-Unis et de la Chine, alors que l’inverse est vrai. En toute logique, la non-croissance européenne depuis la mise en œuvre du marché unique devrait provoquer une remise en cause totale des politiques menées, de l’organisation de l’Union et de son système de prise de décision. Pas ici. L’Union va continuer de stagner plutôt que de questionner les raisons des échecs passés et présents.