Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas DOZE dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce jeudi 17 mars 2016.
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LES ANNONCES DE MARIO DRAGHI :
« Ces mesures étaient attendues. La novation peut-être la plus forte est le fait que, dans les rachats mensuels, on va inclure des obligations d’entreprise. Mais l’action de la BCE ne règle pas le problème fondamental de la zone euro, qui n’est pas une zone monétaire optimale au sens de la théorie économique. Il manque les trois ingrédients qui permettraient à cette zone monétaire de réussir, c’est-à-dire un gouvernement économique, un budget de la zone et surtout la fin de la concurrence fiscale et sociale à l’intérieur de la zone. »
LA LOI EL KHOMRI :
« Ca ne règle pas les problèmes fondamentaux du marché du travail, notamment l’absence d’un nouveau contrat de travail comme en Italie. Je suis totalement opposé au CDI unique. Une des raisons du rejet de la loi El Khomri, c’est que les salariés ont eu l’impression que c’était une remise en cause du CDI actuel. Il ne faut pas toucher au CDI, mais, à côté du CDI actuel, je créerais un CDI nouveau, calqué sur celui qui existe dans le bâtiment, avec des possibilités de rupture en fin de mission. »
FACILITER L’EMPRUNT POUR LES TITULAIRES DE CDD :
« Je suis favorable à une multiplication des CDD, à la mise en place dans le secteur privé ce qui existe dans le public, à savoir des CDD de dix-huit mois, de trois ou de cinq ans. Ce n’est pas le CDD qui est un problème ; ce qui l’est, c’est que les banques ne prêtent pas aux gens qui sont en CDD. Je milite pour une caisse de réassurance nationale qui permettrait aux gens qui sont en CDD d’emprunter auprès des banques. »
Les Echos – 11/03/2016
Christian Saint-Etienne, économiste, était ce vendredi 11 mars 2016, l’invité de Guillaume Maujean dans la matinale des Echos.
Après l’annonce d’une série de mesures par la BCE, l’économiste Christian Saint-Etienne livre son analyse et plaide pour la fin de la concurrence fiscale et sociale à l’intérieur de la zone euro. Nommé délégué national des Républicains chargé des questions économiques, il revient également sur la loi El Khomri en se positionnant pour la création d’un nouveau CDI et contre la taxation des CDD.
Au lendemain des annonces de la BCE
Jeudi, Mario Draghi a annoncé de nouvelles mesures pour relancer la croissance de la zone euro. Pour Christian Saint-Etienne, les annonces de la Banque centrale européenne étaient attendues et « ne règlent pas le problème fondamental de la zone euro, qui n’est pas une zone monétaire optimale au sens de la théorie économique ».
Créer un nouveau CDI pour booster le marché de l’emploi
S’il reconnaît que la loi El Khomri « va dans le bon sens », Christian Saint-Etienne propose d’aller plus loin, en créant un nouveau contrat de travail plus flexible, inspiré du modèle italien. « Il ne faut pas toucher au CDI actuel, mais à côté du CDI actuel je créerais un CDI nouveau, simplement calqué sur celui qui existe dans le bâtiment, avec des possibilités de ruptures en fin de mission. »
Faciliter l’emprunt pour les titulaires de CDD
Face à l’émergence d’une nouvelle économie caractérisée par l’ubérisation, l’augmentation du nombre de contrats courts et la hausse des travailleurs indépendants, Christian Saint-Etienne se dit « favorable à une multiplication des CDD ». Il pose tout de même une condition : « Je milite pour une caisse de réassurance nationale qui permettrait aux gens qui sont en CDD d’emprunter auprès des banques. »
Christian Saint-Etienne était l’invité du Grand Décryptage sur iTélé ce jeudi 18 février. Au programme : la loi El Khomri.
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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce jeudi 18 février 2016.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce jeudi 18 février 2016.
Le Figaro – 03/02/2016
L’économiste invite à ne pas confondre révolution industrielle et innovation technique, dont les conséquences politiques et stratégiques sont très différentes.
Lors du dernier forum de Davos, Klaus Schwab, son organisateur, a cru bon de parler de quatrième révolution industrielle pour attirer les participants.
Les économistes, comme d’habitude à l’issue de débats complexes et toujours relancés, en connaissent trois : celle de la vapeur dans les années 1780, celle de l’électricité dans les années 1880 et celle de l’informatique dans les années 1980. Mais certains auteurs font mieux que M. Schwab, évoquant une cinquième révolution industrielle. Il y aurait eu celle de la filature, celle des chemins de fer, celle de l’acier, celle du pétrole, et celle du numérique et du micro-ordinateur dans les années 1980.
Le seul problème est que la confusion entre révolution industrielle et innovation technique n’est que cela : une confusion, aux conséquences politiques et stratégiques majeures. Pour le comprendre, il faut faire un détour sur une pente montante et non descendante.
Il apparaît que les deux premières révolutions industrielles – celles des années 1780 avec la machine à vapeur et celle des années 1880 avec l’électricité et le moteur à explosion – ont été précédées par une série d’innovations techniques, au cours des deux décennies précédant la décennie au cours de laquelle elles se conjuguent pour provoquer le début d’une mutation technique. Cette mutation bouleversa les systèmes de production et de distribution en quelques décennies en transformant les usages de consommation, les organisations sociales et les systèmes politiques au cours des décennies suivantes.
L’observation fait apparaître une « maquette » de révolution industrielle, qui serait la quintessence observable des deux premières. Selon cette maquette, une révolution industrielle se déploie en deux demi-siècles. Le premier au cours duquel se développe le système de production et de distribution transformant les innovations techniques majeures en produits et services abordables par un nombre suffisant de clients. Ces derniers forment alors la « classe moyenne », cette dernière étant définie par la population en mesure d’acheter les produits issus de cette révolution, en notant que ses membres sont employés en nombre croissant dans le système de production et de distribution qui se développe. Apparaît donc un jeu dynamique entre l’offre de produits et services abordables et leur demande par ceux qui travaillent à les produire et les distribuer. Le second demi-siècle voit s’affirmer cette classe moyenne qui fournit la « demande » correspondant à la nouvelle « offre » créée par la révolution industrielle. En termes de théorie économique, le premier demi-siècle obéit aux théories classiques sur un axe schumpétérien. La théorie keynésienne est plus adaptée au second demi-siècle, ce qui explique qu’elle marche mal depuis les années 1980.
Nous émettons à présent l’hypothèse, sur la base de cette intuition de « maquette » de révolution industrielle, trente ans après le début de la troisième révolution industrielle au cours des années 1980, qu’il n’est pas déraisonnable de supposer que ces phases et durées peuvent se reproduire. Il est donc relativement sensé, ou à tout le moins intellectuellement utile, de considérer que la troisième révolution industrielle pourrait se déployer sur la période 1980-2030 en termes d’innovations techniques faisant apparaître de nouveaux produits et services, des nanotechs aux biotechs, dont le prix baisse continuellement, avant de se consolider au cours du demi-siècle suivant pendant lequel une nouvelle classe moyenne achètera massivement des voitures électriques autoguidées à bon marché, des bio-organes permettant de remplacer des organes défaillants, des objets connectés obéissant à la voix de leur maître, etc.
Cette hypothèse de maquette temporelle, épistémologiquement réfutable, sert essentiellement de guide pédagogique pour comprendre les mutations en cours. Mais si elle devait se vérifier, nous serions dans la phase de déploiement de la troisième révolution industrielle alors que l’élévation du niveau de vie dans les pays émergents permet d’anticiper la constitution d’une classe moyenne mondiale passant de 1,8 milliard de personnes en 2014 à 4,6 milliards de personnes au début des années 2030, l’essentiel de cet essor s’opérant dans les dix prochaines années. Avec les classes supérieures, la population mondiale à moyen et fort pouvoir d’achat passerait de 2 milliards de personnes en 2014 à 4,9 milliards au début des années 2030. Les bénéfices de cette troisième révolution industrielle se généraliseraient à ces classes moyennes et supérieures pendant un demi-siècle à partir de 2025-2030. Bien sûr, ce schéma peut être bouleversé par des guerres ou mutations non envisageables aujourd’hui. Il s’agit seulement de donner ici une idée de l’ampleur des mutations en cours. Mais à partir des années 2020, et plus encore après 2030, il y aura bien une demande forte exprimée par 5 milliards de consommateurs (contre moins de 200 millions dans les Années folles !) correspondant à l’offre de nouveaux biens et services en train d’émerger dans les années 2010.
On imagine les perspectives politiques et stratégiques ainsi ouvertes : peut-être trois ou quatre décennies de croissance rapide ! Sous notre nez ! Et que personne ne voit !
Il apparaît alors que prendre des innovations techniques pour des révolutions industrielles constitue un appauvrissement intellectuel et stratégique majeur car cette confusion interdit de penser l’avenir.
Christian Saint-Étienne était l’invité de Hedwige Chevrillon dans l’émission « l’Heure H » (Le rendez-vous du Cercle des Économistes) sur BFM Business, ce lundi 2 février 2016.
Au programme : la dégressivité des allocations chômage, puis l’état de l’économie américaine à l’issue des deux mandats de Barack Obama.
Le PIB des États-Unis a progressé de 0,7 % en rythme annuel au quatrième trimestre 2015. Ce chiffre reste toutefois inférieur aux attentes, d’après la première estimation publiée la semaine dernière par le Département du Commerce. La croissance américaine a été ralentie par une chute des investissements des entreprises notamment dans le secteur énergétique et une décélération des dépenses de consommateurs. Comment qualifier le bilan économique de Barack Obama à l’issue de ses deux mandats ? La montée en puissance de Donald Trump est-elle due à la croissance anémique du pays ? – Avec: Christian Saint-Etienne, membre du Cercle des Économistes et conseiller de Paris. Et Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Économistes. – 18h l’heure H, du lundi 1er février 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
François Hollande a présenté, ce lundi devant le CESE, son plan d’urgence pour l’emploi. Axé sur la formation, l’apprentissage et l’aide à l’embauche, ce plan devrait coûter « deux milliards d’euros ». Le chef de l’État a précisé que les mesures annoncées seront financées « par des économies » et non par des hausses d’impôts. Alors, François Hollande va-t-il réussir à inverser la courbe du chômage ? – Avec: François Kalfon, conseiller régional PS d’Île-de-France et co-fondateur de la Gauche populaire. Ainsi que Christian Saint-Étienne, économiste, délégué général chargé de l’économie chez Les Républicains. – Grand Angle, du lundi 18 janvier 2016, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV.