Presse

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce jeudi 12 février 2015.

Au sommaire : Loi Macron: Comment le gouvernement va-t-il réformer l’épargne salariale ? Actionnariat salarié: attribuer des actions gratuites à ses salariés est-il un bon moyen de les motiver ?

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FigaroVox – 29/01/2015

Pour Christian Saint-Etienne, le rebond de la France se fera en s’appuyant sur un projet collectif et des valeurs précises fondées sur la raison et non plus gouvernées par l’émotion.

Après les attentats monstrueux contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, puis la grande manif du 11 janvier, de nouvelles mesures sont annoncées pour renforcer la surveillance de la mouvance islamiste. L’Exécutif a annoncé de nouveaux moyens pour la police et l’armée. Nos valeurs sont invoquées comme un mantra. Trois observations s’imposent avant une interrogation fondamentale.

D’abord, les valeurs universalistes issues des Lumières ne sont pas partagées par tous, en dehors des démocraties libérales, mais aussi à l’intérieur de nos frontières. Dans le débat en cours, ces valeurs se résument essentiellement à la liberté et la laïcité. Paradoxalement, la laïcité est une notion relativement claire pour l’ensemble des résidents sur notre territoire qui partagent les valeurs des Lumières: elle signifie séparation entre le religieux qui relève de l’intime et le politique qui organise la vie de la Cité sur le fondement de la Raison et de la Justice.

Pour ceux qui ne comprennent pas ou n’acceptent pas notre héritage politique et philosophique, cette séparation est illégitime. Se pose donc à présent la question de la coexistence sur notre sol entre ces deux approches. Il faut affirmer que la démocratie n’est pas dissociable de la république et de la laïcité. Dans ce contexte, il faut s’interroger sur le triptyque liberté -égalité- fraternité dans la mesure où la fraternité est un mot très imprécis au plan philosophique et politique, même s’il est sensible au plan moral. Faut-il le remplacer par laïcité et faire de l’adhésion à ce nouveau triptyque une condition de l’acquisition de la nationalité française? La nationalité française n’est pas intégration dans une ethnie mais partage d’un projet politique fondée sur le citoyen libre et responsable. Le triptyque liberté-égalité-laïcité fonde exactement ce projet.

Ensuite, la notion de liberté semble faussement évidente. Deux options fondamentales s’opposent, soit le droit de tout faire et de tout dire sans limite, soit la liberté des Lumières indissolublement liée à la responsabilité: je suis libre à la mesure de la responsabilité de mes actes que j’assume pleinement. La liberté en France depuis un demi-siècle a muté de la liberté des Lumières à la liberté non responsable, voire se complaît dans la transgression irresponsable. Comme le cholestérol, il y a une bonne et une mauvaise transgression. La première remet en cause l’ordre établi, qu’il soit politique ou scientifique, en se fondant sur la Raison et la Justice. La Raison est la méthode d’investigation de la Vérité inventée par les Grecs. Copernic transgresse l’ordre établi en doutant que le soleil tourne autour de la Terre. La mauvaise transgression est cette disposition d’esprit méprisante, inquisitrice, qui caricature de façon agressive ou humiliante. Reconstruisons la liberté des Lumières et accueillons la bonne transgression. Rejetons la transgression irresponsable.

Enfin, le débat millénaire entre émotion et Raison est désormais renversée en France. Depuis les Grecs, l’humanité a essayé de sortir de la tradition matinée d’émotion pour construire le gouvernement de la Cité sur la Raison. Mai 68 et ses séquelles ont inversé ce fondement: la Raison est présentée comme un instrument de domination alors que l’émotion est censée être libératrice. L’histoire du monde montre que l’inverse est vrai. Ce qui va se jouer fondamentalement en France dans le proche avenir, pour assurer la survie du pays, est notre capacité à reconstruire un gouvernement de la Cité fondé sur la Raison, en gardant ce qui est précieux dans la tradition, ou bien à continuer d’être gouverné par l’émotion. Ce débat n’est pas nouveau si ce n’est qu’il apparaît clairement que l’émotion, qu’elle recherche un plaisir immédiat en instrumentalisant l’autre ou un plaisir différé dans l’au-delà d’une religion, peut mutiler ou tuer. L’émotion conduit facilement au dérapage. Par exemple, parler d’apartheid en France quand ce mot signifie séparation raciale imposée par l’État alors qu’on observe une ségrégation sociale, qui résulte largement d’une immigration subie que l’État n’arrive pas à organiser, c’est stigmatiser son propre pays et renforcer l’impuissance publique. On a connu Manuel Valls plus inspiré.

Le débat sur les valeurs est donc bien décisif. Mais les peuples, comme les hommes, ne peuvent agir qu’en se fondant sur des valeurs solides pour réaliser un projet fondée sur la Raison et la Justice, dans un monde ouvert à la concurrence des idées ou des marchandises. La question décisive s’impose: la France peut-elle continuer de peser sur les affaires européennes et mondiales alors qu’elle n’a plus de projet collectif partagé depuis trente ans? Le rebond de la France suppose de s’appuyer sur des valeurs clairement énoncées et un projet dont au moins les grandes orientations sont explicitées et acceptées à l’issue d’une délibération collective. La délibération collective se construit en deux temps: d’abord élaboration d’un diagnostic partagé, puis mise en délibération d’une solution prise avec une majorité aussi large que possible et qui s’impose à tous. Nos institutions ne permettent pas ces avancées.

Dans «La France 3.0» j’ai proposé les éléments d’un diagnostic sur la mutation du monde et j’ai fait 20 propositions pour sortir la France de la stagnation économique et de l’impuissance stratégique. La thèse du livre est que la crise économique et sociale française est d’origine politique et les deux tiers des propositions concernent le politique. On peut imaginer d’autres solutions à condition de converger vers un projet collectif.

La France, aujourd’hui submergée par l’émotion, invoque des valeurs imprécises et tente de survivre sans projet. L’unité nationale ne se décrète pas, elle se mérite! Il est urgent de se mettre au travail.

Christian Saint-Etienne, professeur d’Economie et conseiller de Paris (UDI) était l’invité de Nicolas Beytout sur le plateau de l’Opinion, ce vendredi 23 janvier 2015.

BCE, Mario Draghi, Europe, relation France/Allemagne… Il est revenu sur l’actualité économique indiquant qu’on a, selon lui, « constitué la zone euro sans les ingrédients de la réussite » et que la France est aujourd’hui « le maillon faible de la construction européenne ».

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 21 janvier 2015.

Au sommaire: Les inégalités mondiales continuent à se creuser. Financement de l’économie en zone euro: La BCE devrait-elle se lancer dans le quantitative easing ? Avec: Ronan Le Moal, directeur général de Crédit-Mutuel Arkea, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et Laurent Vronski, directeur général d’Ervor et vice-président de CroissancePlus.

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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 21 janvier 2015.

Au sommaire: Forum économique de Davos: Faut-il s’habituer à vivre dans un monde sans croissance ? Débat sur l’accroissement des inégalités. Avec: Ronan Le Moal, directeur général de Crédit-Mutuel Arkea, Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM, et Laurent Vronski, directeur général d’Ervor et vice-président de CroissancePlus.

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LesEchosFrance30-ILLRevue du nouveau livre de Christian Saint-Etienne, « La France 3.0 – Agir, espérer, réinventer », par Les Echos – 09/01/2015

« Nous avons changé d’année et la plume des économistes ne se contente plus du diagnostic rabâché d’un modèle français à la dérive. Si, dans son dernier livre, Christian Saint-Etienne ne se prive pas de redire à quel point la France a perdu pied, il a le bon goût de rappeler que, un : rien n’est définitif et que, deux : la France, dans son histoire, a déjà frôlé la ruine.

Mais l’intérêt de son essai est de nous proposer un modèle économique de rechange, fondé sur ce qu’il nomme « l’iconomie » entrepreneuriale. Ce nouvel âge de la révolution numérique consiste à engager la transformation de l’ensemble des secteurs de l’économie – agriculture, électricité, bâtiments, santé – grâce à l’informatique, à Internet et aux réseaux.

Un bouleversement que la France a tous les atouts pour conduire, nous dit l’auteur, mais qui passe par un profond changement de nos institutions politiques. Passionnant et stimulant. »

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 9 janvier 2015.

Au sommaire: La menace de déflation se précise en zone euro: faut-il paniquer ? Crise grecque, chute du pétrole, baisse de l’euro: adhérez-vous à la théorie du « çavapétisme » ? Quelles mesures pour relancer la croissance française ? Avec: Alexis Karklins, associé d’Eight Advisory, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et Bruno Vanryb, président d’Avanquest Software. – Les Experts, du 9 janvier, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.

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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 9 janvier 2015.

Au sommaire: Décryptage de la météo du business publiée chaque mois par Booster Academy. La Bourse de Paris n’a pas réagi à l’attaque contre Charlie Hebdo. Comment interpréter cette insensibilité du marché boursier ?. Avec: Évelyne Platnic-Cohen, fondatrice et dirigeante de Booster Academy, Alexis Karklins, associé d’Eight Advisory, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et Bruno Vanryb, président d’Avanquest Software. – Les Experts, du 9 janvier, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.

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