Christian Saint-Etienne était l’invité de l’émission « La Tribune des décideurs » sur Décideurs TV, ce lundi 5 janvier 2015.
Thomas Blard : A l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, La France 3.0, Christian Saint-Etienne viendra partager avec nous sa vision de l’avenir. Agir, espérer et réinventer : voici l’ambition de cet économiste, engagé à l’UDI et Conseiller de Paris.
Que faudrait-il faire pour que la France connaisse une croissance à l’américaine (+5%)?
En quoi consiste la révolution 3.0?
Comment adapter la France à l’économie 3.0?
Le 3.0 est-il un avatar de la 3ème voie?
C’est quoi le centre?
Quel est l’avenir de l’UDI?
Quelle vision pour Paris?
Faut-il construire la Tour Triangle?
Christian Saint-Etienne était l’invité de Brigitte Jeanperrin sur France Inter à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : La France 3.0 – Agir, espérer, réinventer.
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Selon le dernier sondage annuel de CSA : 59% des français ont une image positive de la France, loin derrière celle qu’ils ont de la Suède (89%), de l’Allemagne (78%) du Royaume -Uni (67%) et des Etats -Unis (64%).
Les français ressentent une situation d’échec note le CSA.
Il est vrai que face à un chômage historiquement élevé, ils mettent toujours comme priorité l’emploi.
Pourtant, leur regard sur la situation de la France se transforme .Il y a 10 ans, ils n’étaient que 50% à avoir une opinion positive des entreprises, aujourd’hui, ils sont 89%.
Face au bras de fer gouvernement, patronat, ils sont 64% selon un récent sondage ODOXA à comprendre les préoccupations des chefs d’entreprises, tout en renvoyant dos à dos Etat-Medef pour sortir de la crise.
En 2015, le CICE va produire ses effets à plein, le pacte de responsabilité va démarrer, avec 0 charges au niveau du smic.
L’alignement favorable Euro, pétrole, taux d’intérêts, ainsi que le début du plan Junker peuvent apporter un appel d’air.
Mais n’est-on pas dans une « navigation à vue » en espérant une reprise mondiale qui tarde à venir.
Faut-il aller plus loin dans les réformes ?
Pour Christian Saint -Etienne, c’est la révolution numérique (troisième révolution industrielle) qui va transformer l’action publique, sociale, territoriale, européenne et l’entreprise privée, à une condition : ne pas résister, en faire une priorité d’investissement et d’emplois !
Interview de l’économiste Christian Saint -Etienne, qui publie chez Odile Jacob, « La France 3.0 : agir, espérer, réinventer. »
Et cette question : peut-on retrouver le chemin de la croissance ?
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, mardi 23 décembre 2014.
Au sommaire : Selon l’Insee, le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 0,5% au troisième trimestre en France. Comment expliquer cette hausse ?. Baisse des prix des carburants: une bonne nouvelle pour la reprise de l’économie française en 2015 ?. Avec: Mathilde Lemoine, directrice des études économiques d’HSBC-France, Alain Madelin, président du fonds Latour-Capital, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, mardi 23 décembre 2014.
Au sommaire : Adhérez-vous à la théorie du « cavapétisme » ? Ceux qui disent que « ça va péter ! ». Comment en sommes-nous arriver là ? Quels sont les scénarios possibles pour 2015 ? Avec: Mathilde Lemoine, directrice des études économiques d’HSBC-France, Alain Madelin, président du fonds Latour-Capital, et Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon dans l’émission « Le Grand Journal » sur BFM Business, lundi 22 décembre 2014.
Thème de l’émission (partie 2) : France: comment relancer la croissance en 2015 ?
Les mesures annoncées par la loi Macron, l’efficacité des réformes proposées par François Hollande et les perspectives pour relancer la croissance en 2015 ont été commentées par Hedwige Chevrillon et le Cercle des économistes: Christian Saint-Étienne, membre du Cercle des économistes, et ancien membre du Conseil d’analyse économique, Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, Patrick Coquidé et Emmanuel Lechypre, éditorialistes économiques à BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon dans l’émission « Le Grand Journal » sur BFM Business, lundi 22 décembre 2014.
Thème de l’émission (partie 1) : Marchés financiers: quel bilan pour 2014 ?
L’évolution de la situation économique en Europe et à l’échelle mondiale a été débattue par Hedwige Chevrillon et le Cercle des économistes: Christian Saint-Étienne, membre du Cercle des économistes, et ancien membre du Conseil d’analyse économique, Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, Patrick Coquidé et Emmanuel Lechypre, éditorialistes économiques à BFM Business.
Interview de Christian Saint-Etienne par Patrice de Meritens – Le Figaro Magazine – 5/12/2014
Même si elle n’apparaît pas encore en ordre, la droite n’a jamais été aussi loin dans ses propositions de réforme, et c’est un véritable facteur d’espérance, explique l’économiste.
> La droite est-elle véritablement en ordre de marche pour redresser la France ?
La question se pose en effet, car on ressent une sorte de désordre dans ce que l’on voudrait être une marche cohérente. Le problème est que les leaders de la droite n’ont pas suffisamment travaillé politiquement ni conceptuellement depuis 1981, et cela parce qu’ils n’ont pas pris conscience de l’entrée de la France dans la troisième révolution industrielle. Alors que les gens qui la composent sont individuellement intelligents et courageux, son organisation a fini par les rendre collectivement médiocres et pusillanimes. C’est dû au système lui-même, que l’on retrouve du reste au PS comme au FN : quand les investitures sont données par les apparatchiks, quand le leadership du parti est obsédé par le placement de ses hommes, il se développe un comportement clanique. Pour réussir la relève et composer un gouvernement de rupture, il ne faudra donc pas se contenter de faire du marketing politique lors de la préparation des législatives de 2017 avec des quotas de jeunes, de femmes, de diversité, etc., mais choisir de fortes personnalités. La seule raison pour laquelle Hollande et son gouvernement ont survécu dans l’hallucinante accumulation d’impéritie et de scandales auxquels on assiste depuis plus de deux ans n’a été possible que par cette désintégration de la droite, qui trouvera peut-être son terme avec l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP. Election paradoxale : après avoir traîné des casseroles qui se sont transformées en jouets de jardin à mesure que les procédures ont avancé – qu’on se rappelle les virulents anathèmes d’Eva Joly à propos de l’affaire Bettencourt et de l’attentat de Karachi -, voilà que celui qui a pu symboliser en 2012 les errements de la droite sera peut-être celui par qui s’opérera le renouveau…
> Pourra-t-il tenir ses promesses comme, par exemple, le fait que pas plus de 50 % du PIB ne devront être consacrés aux dépenses publiques d’ici à cinq ans ? Comment, dans ce cas de figure, passer du général au particulier ?
En passant de l’incantatoire à l’impératif ! Nous sommes actuellement à 57 % du PIB en dépenses publiques, contre 48 % en moyenne dans la zone euro, soit 9 points d’écart. A l’intérieur de nos 57 points, 32 sont consacrés à la protection sociale, contre une moyenne de 25 dans les autres pays ; 7 de nos 9 points d’écart avec la zone euro portant sur le seul budget de la protection sociale, c’est là qu’il faudra opérer les réformes majeures pour redéployer les moyens et réinvestir simultanément dans la troisième révolution industrielle. Il faudra enlever 5 à 6 points sur la protection sociale, et un point hors protection sociale, particulièrement sur l’intercommunalité.
> Là où François Fillon et Alain Juppé se prononcent clairement pour la suppression de l’ISF, Nicolas Sarkozy, après avoir évoqué une possible voie par le biais d’une harmonisation avec la fiscalité allemande, en arrive aussi à cette solution, mais en termes prudents, marquant plus la nécessité que la volonté…
Sarkozy est un homme intelligent et courageux mais, avant tout, un ultrapolitique : le dernier sondage à propos de l’ISF montre que, malheureusement, 65 % des Français sont pour son maintien. Près de 99 % des entreprises étant familiales et l’ISF touchant les actions, il faut sortir ces dernières de l’impôt de façon à reconstruire l’appareil productif en même temps que l’on rassurera les héritiers, quitte à laisser en pâture aux Français l’ISF sur les placements immobiliers et obligataires. Intellectuellement, je suis pour sa suppression totale, mais un simple coup d’œil sur l’histoire de notre peuple me conduit à n’être malgré tout pas trop éloigné de la vision de Sarkozy. Pour ce qui est de la retraite, 65 ans pour Juppé et Fillon, 63 ans pour Sarkozy (là encore, il est politique), j’observe que l’âge de 64 ans avec quarante-quatre ans de cotisations est un impératif absolu qui permettra le retour à l’équilibre à partir de 2024. Il faudra le faire dans la semaine qui suivra l’élection de la nouvelle Assemblée nationale.
> Qu’est-ce qui nous garantit que la droite va concrètement passer à l’action ?
Je me souviens d’un dîner avec François Hollande à l’automne 2006, où il avait dit : « C’est très difficile d’être à gauche en France, quand la droite y est déjà ! » Et de fait, il suffit de comparer les programmes du SPD en Allemagne, du Parti démocrate aux Etats-Unis ou du Labour au Royaume-Uni, pour constater que l’UMP a toujours été le plus à gauche de tous les grands partis de droite des grandes démocraties. Or aujourd’hui, ce n’est plus la victoire d’une faction sur une autre, mais la survie même du pays qui est en jeu. La France joue sa peau ! Le premier point d’espoir se trouve donc dans l’audace même des réformes avancées : jamais la droite n’était allée si loin. Le second point, c’est qu’en majeure partie, les Français y sont prêts. Nous sommes à une époque cathartique de notre histoire. Tout comme les individus, les peuples ne bougent que lorsqu’ils ont peur.
Christian Saint-Etienne était l’invité de David Abiker dans l’émission « C’est arrivé cette semaine » sur Europe 1, ce samedi 15 novembre 2014.
Thème abordé :
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Etude des propositions économiques du Front National, commandée par Le Figaro – 14/11/2014
Pour analyser le programme économique du Front national, j’ai choisi deux documents : le « Programme politique du Front national » disponible sur son site, lourd de 106 pages, et l’interview donnée par Marine Le Pen au JDD le 2 novembre 2014.
Le second document donne la substance du premier. Mme Le Pen déclare : « Il faut radicalement changer de modèle, de logiciel. Il faut rompre avec l’extrémisme ultralibéral, qui est un choix idéologique au même titre que l’était le communisme. Cela veut dire retrouver notre monnaie, l’adapter à notre économie, ce qui nous permettra de retrouver la compétitivité. Il faut ensuite retrouver la maîtrise de notre économie, faire le choix du patriotisme économique, mettre en place des mesures aujourd’hui interdites par Bruxelles avec l’avantage donné aux entreprises françaises dans l’accès aux marchés publics. Et maîtriser nos frontières économiques en mettant en place des droits de douane modulés contre la concurrence internationale déloyale. » Plus loin, elle note : « La priorité nationale est une priorité du FN. (…) C’est aussi l’immigration qui aggrave considérablement les déficits sociaux. »
Elle ajoute, à propos des mêmes orientations qu’elles partageraient avec l’extrême gauche : « Elle fait souvent le bon constat, mais elle ne va pas au bout de la logique. Ils sont soi-disant contre l’Europe, mais ils refusent de remettre en place des frontières économiques nationales. Ils sont soi-disant contre l’ultralibéralisme, mais ils refusent toute idée de maîtrise de l’immigration. Or l’immigration est un des leviers de l’ultralibéralisme. »
Le premier document donne des compléments à ces propos. Il est indiqué qu’il est nécessaire que la Banque de France puisse acheter des titres de dette publique tandis que « l’État doit inciter fortement les institutions financières à allouer en priorité l’épargne à long terme des Français à la dette publique ». Par ailleurs : « La refondation de notre croissance, condition indispensable à un désendettement dans la durée, reposera sur la politique volontariste de souveraineté monétaire retrouvée, de réindustrialisation et de protection aux frontières qui sera mise en œuvre.»
Les options du FN sont donc explicites :
Ces options sont cohérentes avec la vision péroniste mise en place en Argentine dans les années 1950 : priorité nationale, reprise en main des entreprises par l’État à l’abri de droits de douane et de quotas, monétisation de la dette. Elles sont également compatibles avec la vision marxiste, d’où le satisfecit de Mme Le Pen à l’extrême gauche, avec la planification de l’industrie nationale et le contrôle des investissements des entreprises, le très net alourdissement du progressisme fiscal qui est déjà en France un des plus élevés au monde, si ce n’est le plus élevé au monde.
Le « marinopénisme », doctrine de Marine Le Pen, est donc un marxisme péroniste revendiqué qui se double d’une coupure franche de l’Union européenne, à la fois marché unique et monnaie unique.
Le marinopénisme est en contradiction avec les faits, ce qui ne gênera pas les leaders du FN, mais aussi avec le « jeanpénisme », doctrine de Jean-Marie Le Pen.
Le marinopénisme vise en effet à donner la priorité aux Français « de souche » sur les immigrés et aux entreprises françaises sur les importations liées à l’ultralibéralisme. Que l’on veuille rétablir une concurrence équilibrée entre producteurs nationaux et étrangers en imposant un cadre social, fiscal et environnemental mondial par une intégration de la trace carbone des produits importés par des droits compensatoires ou en faisant payer la protection sociale par les importations comme par la production nationale grâce à un mécanisme de « TVA sociale » est souhaitable et justifié. Mais fermer les frontières de facto par des droits de douane et des quotas ignore que la moitié de notre production industrielle est exportée, que nos secteurs économiques les plus dynamiques sont les plus internationalisés et que la production nationale est absente de nombreux secteurs, comme les produits numériques fortement demandés par les Français. Le marinopénisme conduirait à une combinaison d’effondrement des industries exportatrices et de pénuries correspondant aux produits importés pour lesquels il n’existe pas d’offre nationale. La reflation salariale combinée à la monétisation de la dette entraînerait une forte inflation couplée à la chute du taux de change de la nouvelle monnaie, le « marinofranc ».
Le marinopénisme conduirait à une paupérisation violente du pays et à une explosion du chômage et de la pauvreté de celles que l’on prétend protéger, les classes populaires. La même analyse s’applique aux propositions de l’extrême gauche tant admirée par Mme Le Pen. Par ailleurs, Mme Le Pen note que l’ultralibéralisme et le communisme sont des idéologies, notion qui s’applique parfaitement au marinopénisme compte tenu de sa structuration intellectuelle.
Surtout, le marinopénisme est l’inverse du jeanpénisme, qui prônait il y a exactement vingt ans la suppression non seulement de l’impôt sur la fortune, mais aussi de l’impôt sur le revenu ! Le jeanpénisme était une combinaison de provocations et d’ultralibéralisme. Mme Le Pen s’en est démarquée pour devenir « éligible », ce qui n’intéressait pas son père, tout occupé à ses agressifs jeux de mots. Elle voue aux gémonies l’ultralibéralisme, l’internationalisme, l’européisme, mais aussi l’Union européenne elle-même. Même si l’Europe est critiquable de s’offrir au monde sans réciprocité, il vaudrait mieux la consolider que de vouloir l’« exploser ». Le marinopénisme ne reste fidèle au jeanpénisme que sur l’exécration des immigrés.
Il faut donc cesser de dire que le marinopénisme est « fumeux ». Il est au contraire explicite et enraciné dans des doctrines aux fortes colorations historiques.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 22 octobre 2014.
Au sommaire: Débat sur la modulation des allocations familiales. Livret A: est-ce un bon calcul de se replier sur les dettes publiques ? Avec: Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, société de gestion et conseils en investissement, Christian Poyau, président directeur général de Micropole, société spécialisée en conseil, ingénierie et formation dans les domaines de la Business Intelligence, président de la Fondation Croissance Responsable, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, auteur de « l’Iconomie pour sortir de la crise », chez Odile Jacob, co-auteur avec Robin Rivaton du « Kapital. Pour rebatir l’industrie » édité par la Fondapol, auteur de « France : État d’urgence. Une stratégie pour demain » Odile Jacob.