Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mardi 1er avril 2025.
Cliquez ici pour visionner le replay de l’émission.
Ce mardi 1er avril, Frédéric Farah, économiste et enseignant à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d’Aurel BGC, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, se sont penchés sur l’envolée du prix de l’or et la nouvelle baisse des taux de la BCE dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mardi 1er avril 2025.
Cliquez ici pour visionner le replay de l’émission.
Ce mardi 1er avril, Frédéric Farah, économiste et enseignant à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d’Aurel BGC, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, sont revenus sur la position dominante du dollar menacée par la dette américaine, et la provocation du bitcoin à devenir la devise mondiale absolue, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 19 mars 2025.
Cliquez sur ce lien pour visionner le replay de l’émission.
Ce mercredi 19 mars, Nathalie Janson, professeure d’économie à Neoma Business School, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, sont revenus sur le financement du budget de la défense, ainsi que la présentation du signal envoyé par la Grande-Bretagne, qui est un plan de réforme des dépenses sociales visant à économiser six milliards d’euros chaque année d’ici 2030, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 19 mars 2025.
Cliquez sur ce lien pour visionner le replay de l’émission.
Ce mercredi 19 mars, Nathalie Janson, professeure d’économie à Neoma Business School, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, ont évoqué les grandes lignes du manifeste publié hier pour « un meilleur financement des entreprises par les marchés » et la question du financement de l’effort de défense dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian était l’invité de Quentin Lafay dans l’émission « Questions du soir : le débat » sur France Culture, ce lundi 17 mars 2025.
Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour (ré)écouter le replay de l’émission.
Donald Trump lance une guerre économique entre les États-Unis et l’Europe. Face aux menaces de taxes et aux incertitudes du commerce mondial, l’Union européenne doit définir sa réponse pour défendre ses intérêts sans risquer une escalade commerciale.
Avec :
Depuis la réélection de Donald Trump, l’Europe fait face au retour du protectionnisme. De nouvelles taxes sur les exportations européennes, notamment dans l’automobile et les produits de luxe, sont envisagées, et les tensions entre Washington et Pékin risquent de perturber les échanges mondiaux. Cette situation remet en question les principes du libre-échange et oblige l’Union européenne à réévaluer sa stratégie. L’Europe dispose de plusieurs leviers pour réagir. Elle peut renforcer ses mesures de rétorsion commerciales, utiliser les outils de régulation dont elle s’est dotée ces dernières années ou privilégier la voie diplomatique pour éviter une guerre économique. Mais comment préserver son autonomie dans un contexte international où les rapports de force se durcissent ?
Les Echos – 25 février 2025
Alors que le pays se cherche une nouvelle coalition de gouvernement, Christian Saint-Etienne pense que l’Allemagne n’a pas dit son dernier mot. Ce pays de travailleurs redoublera d’effort face aux incertitudes.
La croissance économique allemande est à l’arrêt depuis 2023 et les perspectives pour 2025 ne sont pas bonnes, alors que les Etats-Unis de Trump menacent les exportations européennes, notamment les automobiles allemandes, d’une hausse des droits de douane.
Le modèle allemand de développement des années 1990-2022 fondé sur des exportations industrielles massives vers la Chine et les Etats-Unis avec des coûts d’énergie faibles, grâce au gaz russe, a été miné par l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022. Depuis, l’incertitude règne avec le « grand protecteur américain » de la sécurité européenne qui ne veut plus assurer son rôle et qui agit brutalement pour inféoder l’Europe à une Amérique fantasmée par Trump.
Une Amérique qui se veut grande par l’abaissement de ses propres alliés séculaires et par la prédation des territoires de pays amis, le Groenland et le Canada, tout en exigeant la mainmise sur les ressources d’une Ukraine en guerre. Le shérif admiré de l’Allemagne s’est transformé en chef de bande prédatrice. Dieu est devenu le diable pour l’Allemagne de Martin Luther. Donc, l’Allemagne serait foutue.
Le choc est plus que rude, alors que tout semble ébranlé dans la grande Allemagne réunifiée qui régnait sur l’Europe, avec une France abrutie d’impôts et de réglementations qui ploie et geint. Mais l’Allemagne n’est pas finie. Une Allemagne qui, année après année et décennie après décennie, a une balance courante positive de plus de 6 points de PIB, qui est une des trois grandes nations créditrices au monde, dont le poids de l’industrie manufacturière en proportion du PIB est presque le double de cette proportion en France, et qui a un taux d’emploi de la population âgée de 18 à 65 ans nettement supérieur au taux français.
Une Allemagne au travail qui redoublera d’effort face aux incertitudes radicales qu’elle traverse. Alors que les élites politiques françaises pensent qu’il y a un nouvel impôt à inventer pour résoudre chaque problème, les élites allemandes, y compris à gauche, sont d’abord les ambassadeurs des usines et des travailleurs allemands.
Certes la population allemande, chauffée à blanc par les attentats d’immigrés en déshérence – une faible proportion -, a voté aux extrêmes comme en France. L’AfD d’Alice Weidel, pro-russe et climatosceptique, atteint un score historique avec le slogan « Alice für Deutschland » qui singe le « Alles für Deutschland » de la milice nazie SA.
Mais même les extrêmes allemands n’imaginent pas qu’il y ait un impôt comme solution à tout problème. Le taux d’emploi des immigrés est élevé et l’Allemagne n’est pas choquée de ce que les autorités, à gauche comme à droite, veuillent reprendre le contrôle de leurs frontières. Les ETI allemandes restent solides et les investissements dans la tech, l’espace et la défense progressent rapidement.
Friedrich Merz, souvent décrit comme l’anti-Merkel, a faiblement gagné les élections du week-end dernier. Merz, le cancre à l’école qui a siégé dans de nombreux conseils d’administration, devrait néanmoins former le nouveau gouvernement. Au cours de la campagne électorale, Merz a tenu un discours « apocalyptique » : « Il n’y a pas de prospérité sans effort. Pas d’avenir pour notre pays avec la préretraite, la semaine de quatre jours, un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. » Ce garçon n’a aucun avenir dans la politique française.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 25 février 2025.
Cliquez ici pour visionner le replay de l’émission.
Ce mardi 25 février, Augustin Landier, professeur à HEC, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, sont revenus sur l’inquiétude de l’AFEP concernant la piste étudiée par Bercy d’une contribution anti-optimisation de 0,5 % sur les patrimoines, ainsi que sur la production d’acier en Europe, qui est menacée par les surcapacités mondiales, les coûts de l’énergie et la féroce concurrence de la Chine, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 25 février 2025.
Cliquez ici pour visionner le replay de l’émission.
Ce mardi 25 février, Augustin Landier, professeur à HEC, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, ont donné leurs points de vue sur la politique de Friedrich Merz en Allemagne, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Marie-Aline Meliyi dans l’émission « Le Club Meliyi » ce dimanche 2 février 2025.
Cliquez ici pour voir le replay de l’émission (à partir de 1:09:00).
Les Echos – 29/01/2025
Des droits de douane élevés vont pousser les entreprises européennes à investir davantage sur le territoire américain. Mais quoi que fasse Donald Trump, le premier danger pour l’industrie européenne reste la Chine, estime l’économiste Christian Saint-Etienne.
Trois principales menaces pèsent sur l’industrie européenne : la politique exportatrice débridée de la Chine qui a enregistré un excédent commercial de 992 milliards de dollars sur le reste du monde en 2024, dont environ 300 milliards de dollars d’excédent dans ses échanges avec l’Union européenne ; les coûts de l’énergie deux à trois plus élevés qu’aux Etats-Unis depuis l’invasion russe en Ukraine, qui a fortement réduit les importations à bas prix de Russie ; et la politique de réindustrialisation mise en place par Joe Biden avec le Chips Act de 2022, visant à augmenter massivement la production de microprocesseurs sur le territoire américain, et l’Inflation Reduction Act (IRA) de 2022 qui vise à localiser aux Etats-Unis la production des technologies de la transition verte (panneaux photovoltaïques, éoliennes, voitures électriques, etc.).
Donald Trump est certes en train de détricoter une partie de l’IRA en annulant certaines dispositions favorables aux technologies de la transition verte et en poussant à la production d’hydrocarbures, en lien avec sa décision de sortir les Etats-Unis des accords de Paris sur le climat. Mais il maintient l’objectif de localiser la production industrielle aux Etats-Unis. Il a annoncé une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés de 21 % à 15 % et la déréglementation de l’industrie de la finance, ces deux décisions contribuant à un essor général de l’activité aux Etats-Unis.
Il faut attendre les décisions précises du gouvernement américain sur les droits de douane et leur périmètre d’application à l’Union européenne, ainsi que les réponses de l’UE pour apprécier les conséquences de ces mesures en matière de politique commerciale. Des droits de douane élevés vont pousser les entreprises européennes à investir davantage sur le territoire américain.
Pour les Etats-Unis, les mesures de baisse d’impôt et de déréglementation devraient compenser les conséquences de la guerre commerciale en termes d’activité. Pour l’Union européenne, la tenue de l’activité en 2025-2026 dépendra au moins autant des décisions de baisse des taux de la Banque centrale européenne et des mesures de déréglementation annoncées par la Commission européenne que de l’impact de la guerre commerciale. Si les prix de l’énergie se maintiennent au double ou triple en Europe de ceux constatés aux Etats-Unis, la baisse d’activité des industries fortement consommatrices d’énergie, comme la chimie, va continuer en Europe. Si la guerre commerciale frappe les exportations d’automobiles, cette industrie va continuer de se rétracter en Europe.
Mais quoi que fasse Trump, le premier danger pour l’industrie européenne reste la Chine. Et c’est la volonté et la capacité de l’UE de contrer l’invasion de produits chinois subventionnés par le gouvernement chinois qui permettront d’apprécier le degré de crise de l’industrie européenne en 2025-2026. Des pans entiers de nos industries ont été délocalisés en Chine depuis trente ans au point que pour de nombreux secteurs industriels européens, les achats de produits semi-finis en Chine sont un élément clé de leur compétitivité et de leur survie.
Quant aux industries encore localisées principalement sur le territoire européen, comme la sidérurgie et l’automobile, ce sont les mesures antidumping prises par Bruxelles qui vont décider de leur survie à bref délai. Dans ces deux secteurs, les annonces de plans de licenciements massifs sont liées essentiellement aux importations massives de Chine avec des droits antidumping qui interviennent toujours trop tard et à des niveaux ne corrigeant pas les aides directes et indirectes du gouvernement chinois à ses industries exportatrices.