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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 22 mai.

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Ce mercredi 22 mai, Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l’OFCE, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’économie, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, se sont interrogés sur l’enquête lancée par le Parlement à l’encontre du ministre Bercy, notamment sur les raisons de la croissance de la dette, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 22 mai.

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Ce mercredi 22 mai, Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l’OFCE, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’économie, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, sont revenus sur la solution trouvée par le président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale pour faire économiser 20 milliards d’euros aux Comptes publics, de désindexer l’ensemble des prestations sociales et l’ensemble des pensions de retraite en 2025, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Les Echos – 17/05/2024

Emmanuel Macron ne cesse de louer le bilan de l’UE. C’est oublier que, de 2020 à 2024, la croissance française a été inférieure d’un tiers à celle de la zone euro.

Quelle Europe demain ? Emmanuel Macron a présenté sa vision rénovée de l’Europe dans son discours à la Sorbonne le 25 avril 2024. Dans son précédent discours sur le sujet, le 26 septembre 2017, il trouvait l’Europe « trop faible, trop lente, trop inefficace ». La situation s’est-elle réellement transformée alors même que la guerre est sur le sol européen, en Ukraine ? Macron dit aujourd’hui : « Ce mandat [du Parlement européen] de 2019 à 2024, c’est celui de la transformation européenne. » Il oublie de préciser que sur les cinq années 2020-2024, en intégrant les prévisions de la Commission européenne pour 2024, la croissance de l’économie française est inférieure d’un tiers à la croissance de la zone euro, cette dernière étant elle-même anémique par comparaison avec celle des États-Unis. Parmi les succès évoqués par Macron, on note l’emprunt européen commun, qui n’est pourtant déboursé qu’aux tiers trois ans après sa mise en place, et l’idée d’une Europe de la défense, qui est constamment combattue par l’Allemagne ou la Pologne, qui s’arment aux États-Unis, en Israël et en Corée. L’adoption du Pacte migration et asile d’avril 2024 consacre la division entre l’ouest et l’est de l’Europe, ce dernier refusant d’accueillir des immigrés sur son territoire. Le Pacte vert de 2019 apparaît aujourd’hui comme un carcan insupportable pour les agriculteurs et les entreprises, car il prétend opérer la transition écologique par la réglementation et l’interdiction quand les Chinois et les Américains la réalisent par l’innovation industrielle, favorisée par des incitations financières puissantes.

« Mortelle »

En avril 2024, Macron admet que « l’Europe est mortelle ». Face aux poussées territoriales de la Russie, l’Europe est, selon lui, « dans une situation d’encerclement » d’autant plus que « les États-Unis ont deux priorités : les États-Unis d’abord, et la question chinoise ensuite ». Mais le président continue de rêver à une Europe autonome, pratiquant la réciprocité dans le commerce. Alors que l’Allemagne, qui dirige aujourd’hui l’Europe, fait tout pour maintenir le parapluie américain en achetant massivement des armes dans ce pays et refuse des sanctions européennes réellement efficaces contre les subventions chinoises pour maintenir ses exportations déclinantes vers ce pays…

Surtout, Emmanuel Macron ne voit pas à quel point la France est marquée par ses mauvaises performances économiques. Malgré un déficit public qui s’est établi en moyenne annuelle à 6 points de PIB depuis 2020, l’économie française est restée clouée au sol depuis quatre ans. La dette publique, de fin 2019 à fin 2023, a progressé de 13 points de PIB en France contre 4,5 points de PIB dans la zone euro et une quasi-stabilité de la dette publique de la zone euro hors France sur cette période. Le déficit public français sera proche du double, en pourcentage du PIB, de celui de la zone euro hors France en 2024.

C’est donc le constat d’un échec phénoménal de la politique économique et de la conduite des finances publiques de la France sur la période 2020-2024, par comparaison aux autres pays de la zone euro soumis aux mêmes vicissitudes, qui s’impose au regard impartial. Il ne suffit pas de faire de beaux discours tous les sept ans à la Sorbonne pour refaire de la France un pays à la croissance rapide conduisant l’Europe vers les gras pâturages. Il serait plus efficace de réindustrialiser massivement, de rebâtir l’école primaire pour éliminer l’échec scolaire et monter de 15 places dans le classement Pisa de l’OCDE, et d’accélérer la remontée en puissance de notre dispositif militaire. Mais cela suppose de se concentrer sur quelques objectifs clés et de les atteindre.

Christian Saint-Etienne était l’invité de David Jacquot dans l’émission « La Grande Interview » sur Boursorama ce lundi 6 mai 2024.

Le président chinois est de passage en France pour la première fois depuis 5 ans. Alors que Pékin cherche à renforcer son industrie, faut-il craindre un déferlement de produits chinois vendus à perte en Europe, notamment dans les secteurs clés de la transition énergétique ? Comment l’Europe doit-elle réagir face à cette concurrence déloyale chinoise ? Le point de vue de Christian Saint-Etienne, économiste et professeur au CNAM. Ecorama du 6 mai 2024, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « les Experts » sur BFM Business ce mercredi 17 avril.

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Ce mercredi 17 avril, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, Frédéric Farah, économiste et enseignant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Christian Saint-Étienne, professeur au Cnam et membre du Cercle des économistes, ont parlé du décrochage économique de l’Europe, de la croissance chinoise dépassant les prévisions, des prévisions de croissance du FMI en zone euro, et du programme de stabilité que Bercy s’apprête à dévoiler dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « les Experts » sur BFM Business ce mercredi 17 avril.

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Ce mercredi 17 avril, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, Frédéric Farah, économiste et enseignant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Christian Saint-Étienne, professeur au Cnam et membre du Cercle des économistes, se sont penchés sur l’UE en quête d’un rebond économique et les chiffres du FMI qui confirment le décrochage entre l’Europe et les USA, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de David Jacquot dans l’émission « Ecorama » sur Boursorama ce jeudi 11 avril 2024.

Parmi les sujets abordés : la révision de l’objectif de déficit public à 5,1% pour 2024, le plan d’économies du gouvernement et les possibles hausses d’impôts.

Cliquez ici pour visionner l’émission sur le site Boursorama.

Les Echos – 10 avril 2024

Face à l’évolution du secteur agricole en France dans les années à venir, il faut mettre en place des contrats écologiques à destination de certaines exploitations.

La crise agricole n’est pas terminée. Elle durera aussi longtemps que l’Union européenne n’aura pas décidé que la souveraineté alimentaire est le fondement de la souveraineté politique avec la défense, la finance et l’énergie.

En ce qui concerne la France, les ajustements structurels intervenus depuis six décennies n’ont fait que préparer ceux des dix prochaines années qui vont se dérouler comme un film accéléré. Soit le monde agricole réalise le film, soit il sera réalisé par d’autres. Fin 2024, la France comptera 380.000 exploitations, d’une surface moyenne de 70 hectares. Un quart d’entre elles mobiliseront 62 % de la main-d’œuvre agricole et réaliseront 80 % de la valeur ajoutée brute au coûtes facteurs – subventions d’exploitation (moins impôts sur la production) comprises.

Des revenus chaotiques

On ne réglera jamais les problèmes de l’agriculture si l’on ne veut pas voir qu’il y en a trois : 100.000 exploitations agricoles compétitives exploitent 70 % de la surface agricole utile, et 90.000 exploitations de moins de 5 hectares, horticoles ou ne fournissant qu’un complément de revenus à des personnes ayant une autre activité principale, exploitent ensemble moins de 1 % de la surface agricole utile (bien lire 1 %) ! Entre les deux, 190.000 exploitations exploitent 29 % de la surface agricole utile.

On peut s’attendre à ce qu’il y ait 280.000 exploitations agricoles en 2035, soit 100.000 de moins. Il est vraisemblable que les 100.000 exploitations compétitives exploiteront 75 % de la surface agricole utile contre 50.000 exploitations, souvent horticoles ou de complément de revenus, de moins de 5 hectares toujours sur moins de 1 % de la surface agricole. Environ 130.000 exploitations intermédiaires travailleront 24 % de la surface agricole.

Cette évolution spectaculaire doit être complétée par une approche « revenus ».

1/ Même dans les 100.000 exploitations compétitives, un cinquième des fermes assurent à peine un revenu au SMIC quand les prix sont bas, mais l’ensemble est puissant et doit diversifier ses revenus grâce à la production d’énergie et de services.

2/ La forte baisse du nombre d’exploitations de moins de 5 hectares, en lien avec le vieillissement de la population, relève du microsocial et ses effets peuvent être atténués par le développement des services à la ferme et la vente directe.

3/ La taille des exploitations intermédiaires devrait augmenter dans la mesure où les 100.000 compétitives ne cherchent pas à capter les petites surfaces qui ne sont pas nécessairement sur les mêmes territoires. En dépit de cette hausse de la taille des fermes intermédiaires, leurs revenus resteront chaotiques et c’est dans cette population que naissent les crises récurrentes.

Dans ce contexte, faut-il mettre en place des prix garantis ? Cela n’a pas de sens car les principaux bénéficiaires seraient les 100.000 compétitifs.

En revanche, un tiers des intermédiaires auront des revenus inférieurs au SMIC de façon permanente. Il faut leur offrir, en fonction des territoires, des compléments de revenus, de l’ordre d’un demi-SMIC mensuel net payé en honoraires, sous forme de quelques dizaines de milliers de contrats écologiques mobilisant 50 journées de travail sur l’année, pour travailler les haies, les petites forêts sous le contrôle de l’ONF, et consolider les chemins sous le contrôle des communes.

Ces contrats écologiques seront facilités par une politique de remembrement des forêts avec entretien obligatoire facilité par l’essor de syndicats mixtes rassemblant plusieurs parcelles.

Cette politique globale permettra d’augmenter l’absorption naturelle du carbone et d’identifier les agriculteurs qui sont réellement prêts à diversifier leurs revenus pour rester sur leur territoire.

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