Christian Saint-Etienne était l’invité de Julian Bugier dans le débat du club des idées sur Europe 1, ce jeudi 26 novembre 2020.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Bernard Poirette sur Europe 1 dans la matinale du dimanche 17 mai 2020.
Invité dimanche de la matinale d’Europe 1, Christian Saint-Etienne, économiste au Conservatoire national des Arts et Métiers, a notamment estimé que le chômage devrait très vite repasser au-dessus de la barre des 10% après le violent arrêt que la crise du coronavirus a imposé à la quasi totalité des secteurs de l’économie française.
Si le début du déconfinement laisse espérer une amélioration de la situation sanitaire, en matière économique, après deux mois d’arrêt quasi total de la majeure partie des secteurs, le pire pourrait être encore à venir. « Je suis inquiète pour l’emploi. Cette crise n’est pas une parenthèse, elle va durer », alertait fin mars la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Car si l’économie est encore maintenue par le chômage partiel, la baisse de ce dispositif exceptionnel pourrait s’accompagner d’une vague de licenciements. « Ça va tanguer ! », abonde dans la matinale d’Europe 1 Christian Saint-Etienne, économiste au Conservatoire national des Arts et Métiers.
Selon lui, le nombre de demandeurs d’emploi devrait repasser au-dessus la barre des 10% rapidement. « Au deuxième trimestre, on va avoir un bon extrêmement significatif, de l’ordre d’un point ou d’un point et demi », prévient-il. Le nombre de chômeurs de la catégorie A de Pôle Emploi, c’est-à-dire ceux sans aucune activité, pourrait ainsi passer de 3 millions à près de 4,5 millions, toujours selon les prévisions de Christian Saint-Etienne. Renouer avec la dynamique enregistrée en 2019 pourrait donc prendre plusieurs années tant le coup de frein a été brutal : « On ne devrait pas retrouver le niveau de 2019 avant 2023. »
« Si on part du principe que le PIB était à 100 en 2019, les économistes prévoient qu’il sera à 92 cette année, c’est-à-dire une chute de 8%, la plus importante depuis la Seconde guerre mondiale », souligne-t-il.
À ce stade, il est encore difficile toutefois de dresser un panorama de la relance. « Face à la situation dans laquelle nous sommes il faut être extrêmement mesuré, il va y avoir une reprise différentielle selon les secteurs. Dans les secteurs où la reprise est très forte, les salariés auront tout intérêt à faire des heures supplémentaires payées. Ils auront une rentrée de pouvoir d’achat, mais surtout les secteurs qui repartent très fort vont entraîner les autres », explique Christian Saint-Etienne.
« Il faut que les gens qui ont beaucoup d’activité y répondent, il ne faut surtout pas se bloquer, mais faire des heures supplémentaires, embaucher là où ça marche ce qui, progressivement, finira par tirer du trou des secteurs comme le tourisme ou la restauration qui emploie 10% de la population active, ce qui est absolument colossal », martèle encore ce spécialiste.
Concernant les pans de l’économie qui ne peuvent pas encore profiter du déconfinement, et restent dans la flou quant à un éventuel retour à la normal, Christian Saint-Etienne estime que les plus stratégiques doivent être impérativement maintenus sous perfusion, à commencer par l’aérien. « Nous avons cinq ou six secteurs d’excellence en France, dont l’aéronautique. Il faut absolument rester puissant dans ce domaine, c’est un secteur de souveraineté », face notamment aux Etats-Unis ou encore à la Chine qui investissent massivement dans ce domaine.
« Il faudrait faire des commandes d’avions militaires pour maintenir un niveau d’activité avant que l’aviation civile ne reprenne », avance Christian Saint-Etienne. « Il serait suicidaire sur le plan de la souveraineté nationale et européenne de laisser tomber ce secteur. »
Christian Saint-Etienne était l’invité de Pierre de Vilno sur Europe 1 ce mercredi 17 juillet 2019.
Interrogé au micro d’Europe 1, l’économiste Christian Saint-Etienne ne croit pas que l’accord de libre-échange avec le Canada puisse mettre en danger les éleveurs français, notamment en raison des normes de production très strictes que veut imposer l’UE à son partenaire.
Le processus de ratification du Ceta, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, débute mercredi à l’Assemblée nationale. Mais cet accord commercial reste très critiqué par les écologistes, les associations de consommateurs ou encore les agriculteurs. Et plus particulièrement les éleveurs bovins français, qui craignent une arrivée massive de viandes issues d’élevages nourris aux farines animales ou dopés aux antibiotiques.
Une crainte injustifiée selon les promoteurs de cet accord, qui rétorquent que des restrictions particulières ont déjà été posées, précisément pour empêcher l’exportation de bœuf aux hormones de croissance. « Sur ce sujet, on se fait peur pour rien », estime ainsi au micro de Pierre de Vilno, sur Europe 1, Christian Saint-Etienne, économiste titulaire de la chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers. « Il faut préciser que ce sont les normes sanitaires européennes qui s’appliquent. C’est la raison pour laquelle les exportations de viande du Canada vers l’Europe ont si peu augmenté « , souligne-t-il, rappelant au passage qu’une partie du Ceta est déjà entrée en vigueur depuis 2017.
Des normes trop coûteuses à respecter pour les éleveurs canadiens
« Pour exporter de la viande du Canada vers l’Europe, il faut que les élevages du Canada respectent les règlent européennes et notamment l’interdiction d’hormone pour le bœuf et l’interdiction d’additifs pour le porc », développe Christian Saint-Etienne. « Comme ça coûterait trop cher pour les éleveurs du Canada de respecter ces normes, ils n’ont pas développé une production adéquate, et n’ont pas profité de l’augmentation des quotas », veut-il rassurer. « Les procureurs non européens ont parfaitement intégrer la dureté de ces normes puisqu’ils n’essayent même pas d’importer vers l’Europe. »
Pour ce spécialiste, les contrôles déjà pratiqués sur les importations, de même que la crainte d’un scandale sanitaire, offrent quant à eux des garde-fous suffisants aux éventuelles tentatives de fraude à l’entrée du marché européen.
Un nouveau marché pour les produits aux appellations d’origine contrôlée
Surtout, Christian Saint-Etienne estime que cet accord de libre-échange doit être vu comme un opportunité à saisir pour l’exportation de nombreux produits made in France, comme le champagne ou certains fromages, dont le Ceta prévoit de garantir les appellations face à d’éventuels succédanés fabriqués outre-Atlantique. « Il y a un domaine sur lequel l’Europe existe au niveau mondial, c’est dans le domaine des accords commerciaux dits ‘de nouvelle génération’. Ils ont la particularité de défendre les grands principes de l’Europe, notamment les spécificités culturelles et les indications géographiques des partenaires. Ils permettent d’ouvrir les marchés publics et de favoriser les échanges de services », fait-il valoir. Et de préciser : « Sur ces sujets-là, l’Europe impose des normes très élevées. »
Christian Saint-Etienne était l’invité de Matthieu Belliard dans le débat du grand journal du soir sur Europe 1, ce mercredi 27 mars 2019.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Frédéric Taddeï dans l’émission Europe Soir sur Europe 1, ce jeudi 31 mai 2018.
Le débat d’Europe Soir – Revenu universel, aide sociale unique : quelles aides sociales pour demain ?
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Christian Saint-Etienne était l’invité de Laurent Bazin sur Europe 1 ce lundi 21 mai 2018.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Maxime Switek dans le débat d’Europe Midi sur Europe 1, ce 6 février 2018.
Accord sur la semaine de 28 heures sous condition dans la métallurgie allemande : est-ce transposable en France ?
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Christian Saint-Etienne était l’invité de David Abiker dans l’émission « C’est arrivé demain » sur Europe 1, dimanche 4 septembre 2016.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Loig Loury ce mercredi 26 août 2015 sur Europe 1.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Sonia Mabrouk et Patrick Roger dans l’émission Europe 1 Dimanche soir.
Au programme, décryptage et débat avec Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, sur le thème : La reprise économique est-elle la ?
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