Christian Saint-Etienne était l’invité de Guillaume Paul dans l’émission « Les Insiders » sur BFM Business ce mercredi 23 octobre 2019.
Mario Draghi va présider une dernière fois la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) ce jeudi avant de passer le témoin à Christine Lagarde, après deux mandats de 4 ans. Alors, que retenir du passage de Mario Draghi à la tête de la BCE ?
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Christian Saint-Etienne était l’invité de Guillaume Paul dans l’émission « Les Insiders » sur BFM Business ce mercredi 23 octobre 2019.
Les 27 pays membres de l’Union européenne soutiennent le principe d’un report du Brexit au-delà du 31 octobre mais discutent toujours de sa durée. Tous ont annoncé préférer un report, plutôt qu’un « no deal », un Brexit sans accord.
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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce jeudi 5 septembre 2019.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon dans l’émission « L’Heure H » sur BFM Business ce mardi 27 août 2019.
Le ralentissement de la croissance se confirme en Europe. En Allemagne, la baisse des exportations a freiné le PIB au 2ème trimestre 2019. Et en France, la croissance économique est en berne en raison d’un ralentissement inattendu de la consommation. En attendant, toutes les entreprises attendent avec impatience le budget 2020. Concernant la réforme des retraites, Emmanuel Macron a lâché quelques pistes sur le sujet lors de la clôture du sommet du G7. Dans sa prise de parole, le président français dit espérer trouver un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge de départ. Est-ce une bonne idée ?
Christian Saint-Etienne était l’invité de Pierre de Vilno sur Europe 1 ce mercredi 17 juillet 2019.
Interrogé au micro d’Europe 1, l’économiste Christian Saint-Etienne ne croit pas que l’accord de libre-échange avec le Canada puisse mettre en danger les éleveurs français, notamment en raison des normes de production très strictes que veut imposer l’UE à son partenaire.
Le processus de ratification du Ceta, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, débute mercredi à l’Assemblée nationale. Mais cet accord commercial reste très critiqué par les écologistes, les associations de consommateurs ou encore les agriculteurs. Et plus particulièrement les éleveurs bovins français, qui craignent une arrivée massive de viandes issues d’élevages nourris aux farines animales ou dopés aux antibiotiques.
Une crainte injustifiée selon les promoteurs de cet accord, qui rétorquent que des restrictions particulières ont déjà été posées, précisément pour empêcher l’exportation de bœuf aux hormones de croissance. « Sur ce sujet, on se fait peur pour rien », estime ainsi au micro de Pierre de Vilno, sur Europe 1, Christian Saint-Etienne, économiste titulaire de la chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers. « Il faut préciser que ce sont les normes sanitaires européennes qui s’appliquent. C’est la raison pour laquelle les exportations de viande du Canada vers l’Europe ont si peu augmenté « , souligne-t-il, rappelant au passage qu’une partie du Ceta est déjà entrée en vigueur depuis 2017.
Des normes trop coûteuses à respecter pour les éleveurs canadiens
« Pour exporter de la viande du Canada vers l’Europe, il faut que les élevages du Canada respectent les règlent européennes et notamment l’interdiction d’hormone pour le bœuf et l’interdiction d’additifs pour le porc », développe Christian Saint-Etienne. « Comme ça coûterait trop cher pour les éleveurs du Canada de respecter ces normes, ils n’ont pas développé une production adéquate, et n’ont pas profité de l’augmentation des quotas », veut-il rassurer. « Les procureurs non européens ont parfaitement intégrer la dureté de ces normes puisqu’ils n’essayent même pas d’importer vers l’Europe. »
Pour ce spécialiste, les contrôles déjà pratiqués sur les importations, de même que la crainte d’un scandale sanitaire, offrent quant à eux des garde-fous suffisants aux éventuelles tentatives de fraude à l’entrée du marché européen.
Un nouveau marché pour les produits aux appellations d’origine contrôlée
Surtout, Christian Saint-Etienne estime que cet accord de libre-échange doit être vu comme un opportunité à saisir pour l’exportation de nombreux produits made in France, comme le champagne ou certains fromages, dont le Ceta prévoit de garantir les appellations face à d’éventuels succédanés fabriqués outre-Atlantique. « Il y a un domaine sur lequel l’Europe existe au niveau mondial, c’est dans le domaine des accords commerciaux dits ‘de nouvelle génération’. Ils ont la particularité de défendre les grands principes de l’Europe, notamment les spécificités culturelles et les indications géographiques des partenaires. Ils permettent d’ouvrir les marchés publics et de favoriser les échanges de services », fait-il valoir. Et de préciser : « Sur ces sujets-là, l’Europe impose des normes très élevées. »
Christian Saint-Etienne était l’invité de Stéphane Pedrazzi dans l’émission « Good Morning Business » sur BFM Business ce mardi 16 juillet.
Ce mardi se tiendra le grand oral d’Ursula von der Leyen devant le Parlement européen. La candidate désignée par les pays de l’Union répondra ce matin aux questions des eurodéputés. Ensuite, elle fera l’objet d’un vote en fin de journée dont l’issue est loin d’être acquise. Par ailleurs, depuis une semaine, Ursula von der Leyen tente de convaincre les eurodéputés de voter pour elle. Quelle peut être l’issue de ce vote ? Que faut-il savoir sur le parcours d’Ursula von der Leyen ? Quid des processus de vote de l’UE ? Qu’en est-il des autres nominations des responsables européens ?
Christian Saint-Etienne était l’invité de Catherine Pottier et d’Emmanuel Cugny dans l’émission « Le Debrief Eco » sur France Info ce dimanche 30 juin 2019.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Guillaume Paul dans l’émission « Les insiders » sur BFM Business, ce jeudi 20 juin 2019.
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Christian Saint-Etienne était l’invité de Guillaume Paul dans l’émission « Les insiders » sur BFM Business, ce jeudi 20 juin 2019.
Le Sommet européen a débuté ce jour à Bruxelles, les négociations sont de ce fait ouvert. À part la nomination des dirigeants des grandes instances européennes, sur quoi ce Sommet va-t-il déboucher ?
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Le Monde – 16 juin 2019
L’économiste Christian Saint-Etienne estime, dans une tribune au « Monde », que les monopoles des géants américains et chinois du numérique ne pourront être brisés qu’en séparant leurs différentes activités.
Les titans de la tech ont une influence croissante sur les chaînes de valeur mondiales. Faut-il tolérer ces oligopoles ou les casser ? Les Gafam américains (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et Bathx chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Huawei et Xiaomi) sont à la fois des acteurs prédateurs et des instruments de puissance pour les pays où ils ont leurs sièges. Ces titans sont des oligopoles sur leur territoire respectif (triade élargie, dont l’Europe, pour les Gafam ; Chine pour les Bathx), qui dominent les technologies de demain (intelligence artificielle, 5G, voiture autonome, etc.). Ils stockent, utilisent et revendent nos données sans payer d’impôts dans les pays où ils créent de la valeur économique.
La théorie économique moderne, notamment aux Etats-Unis, et même le droit de la concurrence américain, considèrent que les oligopoles ne sont pas nécessairement mauvais à deux conditions : qu’ils innovent en permanence ; qu’ils puissent être contestés par de nouveaux entrants sur les marchés sur lesquels ils opèrent. La question centrale à propos des titans de la tech, dans la mesure où ils continuent apparemment d’innover, est donc la suivante : de nouveaux entrants peuvent-ils contester leur puissance ?
Si la réponse est négative, deux approches sont alors possibles : soit « casser les titans » en séparant leurs activités, soit considérer que les données sont un bien commun et obliger les titans à partager leurs données avec des start-up qui pourront alors offrir des services alternatifs.
La première approche, celle de la séparation, obligerait par exemple Facebook à revendre WhatsApp et Instagram en donnant une action WhatsApp et une action Instagram à chaque propriétaire d’une action Facebook ; ou encore à séparer la distribution d’Amazon de son service sur le cloud – chaque actionnaire d’Amazon reçoit une action Distribution et une action Cloud – ; ou bien encore à séparer Google de Waze afin que Google ne collecte plus de données sur nos déplacements en plus de celles collectées sur nos recherches sur Internet.
La seconde, celle du partage (des données), peut concerner les données brutes, ou les « données signifiantes » – celles qui incluent les réseaux de relations des porteurs de données –, voire les « données déjà traitées par l’intelligence artificielle ». Ce partage peut intervenir à travers des interfaces, ce qui conduirait à parler de « réglementation par API » (« application programming interface ») : chacun aurait le droit à sa clé d’interface pour ses données.
Mais cette approche par le partage pose des questions quasi insolubles : qui définit les données et le niveau de transformation des données qui doivent être partagés ? Qui définit les règles qui imposent le partage à certains et pas à d’autres ? Qui indemnise les actionnaires après la baisse de la valeur des actions à la suite du partage ? Et combien d’internautes sont capables de se servir de leur API key ? Comme dans le cas du « consentement à l’usage des données » imposé par le Réglement général de protection des données (RGPD), les titans vont nous mettre face à l’alternative d’accéder à toutes leurs requêtes… ou de perdre leurs services.
L’approche par la séparation semble la plus opérationnelle. Dans ce cas, l’actionnaire de Facebook n’est pas spolié mais reçoit trois actions : une action Facebook après séparation, une action WhatsApp et une action Instagram. Il est même possible que la valeur actionnariale augmente après la séparation. Mais il faut se dépêcher d’agir, car Facebook essaie d’accélérer son intégration pour rendre la séparation plus difficile !
De fait, les questions d’ouverture à la concurrence et de capacité d’innovation de ces oligopoles du numérique sont étroitement mêlées. Car à l’instar de Facebook, qui a avalé WhatsApp et Instagram dans un passé récent, les titans innovent essentiellement en mangeant leurs possibles concurrents quand ils sont encore au berceau. Les titans justifient leur monopole au nom de leurs innovations dans un marché qui pourrait être contesté par de nouveaux entrants, alors qu’en réalité ils innovent en dévorant ces nouveaux entrants innovants, tel Chronos, le roi des Titans de la mythologie grecque.
Si l’Europe veut résister aux titans de la tech, elle doit les réguler en privilégiant l’option de la séparation. Il y a urgence.
Crédit photo : panumas nikhomkhai