Europe

Christian Saint-Etienne était l’invité de Mohamed Kaci sur TV5 Monde, mardi 27 mai 2025.

Isolationniste et protectionniste ! Donald Trump remet brutalement en cause l’ordre économique mondial et s’oppose frontalement à l’Europe. Que faire face à un tel défi ? Décryptage avec l’économiste Christian Saint-Etienne !

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 16 mai 2025.

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Ce vendredi 16 mai, Xavier Jaravel, professeur à la London School of Economics, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’économie, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, sont revenus sur l’attractivité économique des USA par rapport à celle de l’Europe dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 19 mars 2025.

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Ce mercredi 19 mars, Nathalie Janson, professeure d’économie à Neoma Business School, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, sont revenus sur le financement du budget de la défense, ainsi que la présentation du signal envoyé par la Grande-Bretagne, qui est un plan de réforme des dépenses sociales visant à économiser six milliards d’euros chaque année d’ici 2030, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian était l’invité de Quentin Lafay dans l’émission « Questions du soir : le débat » sur France Culture, ce lundi 17 mars 2025.

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Donald Trump lance une guerre économique entre les États-Unis et l’Europe. Face aux menaces de taxes et aux incertitudes du commerce mondial, l’Union européenne doit définir sa réponse pour défendre ses intérêts sans risquer une escalade commerciale.

Avec :

  • Christian Saint-Etienne, professeur émérite titulaire de la Chaire d’économie industrielle au Conservatoire National des Arts et Métiers
  • Shahin Vallée, chercheur en économie l’institut allemand de politique étrangère, politique au Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP),

Depuis la réélection de Donald Trump, l’Europe fait face au retour du protectionnisme. De nouvelles taxes sur les exportations européennes, notamment dans l’automobile et les produits de luxe, sont envisagées, et les tensions entre Washington et Pékin risquent de perturber les échanges mondiaux. Cette situation remet en question les principes du libre-échange et oblige l’Union européenne à réévaluer sa stratégie. L’Europe dispose de plusieurs leviers pour réagir. Elle peut renforcer ses mesures de rétorsion commerciales, utiliser les outils de régulation dont elle s’est dotée ces dernières années ou privilégier la voie diplomatique pour éviter une guerre économique. Mais comment préserver son autonomie dans un contexte international où les rapports de force se durcissent ?

Les Echos – 25 février 2025

Alors que le pays se cherche une nouvelle coalition de gouvernement, Christian Saint-Etienne pense que l’Allemagne n’a pas dit son dernier mot. Ce pays de travailleurs redoublera d’effort face aux incertitudes.

La croissance économique allemande est à l’arrêt depuis 2023 et les perspectives pour 2025 ne sont pas bonnes, alors que les Etats-Unis de Trump menacent les exportations européennes, notamment les automobiles allemandes, d’une hausse des droits de douane.

Le modèle allemand de développement des années 1990-2022 fondé sur des exportations industrielles massives vers la Chine et les Etats-Unis avec des coûts d’énergie faibles, grâce au gaz russe, a été miné par l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022. Depuis, l’incertitude règne avec le « grand protecteur américain » de la sécurité européenne qui ne veut plus assurer son rôle et qui agit brutalement pour inféoder l’Europe à une Amérique fantasmée par Trump.

Une Amérique qui se veut grande par l’abaissement de ses propres alliés séculaires et par la prédation des territoires de pays amis, le Groenland et le Canada, tout en exigeant la mainmise sur les ressources d’une Ukraine en guerre. Le shérif admiré de l’Allemagne s’est transformé en chef de bande prédatrice. Dieu est devenu le diable pour l’Allemagne de Martin Luther. Donc, l’Allemagne serait foutue.

Le choc est plus que rude, alors que tout semble ébranlé dans la grande Allemagne réunifiée qui régnait sur l’Europe, avec une France abrutie d’impôts et de réglementations qui ploie et geint. Mais l’Allemagne n’est pas finie. Une Allemagne qui, année après année et décennie après décennie, a une balance courante positive de plus de 6 points de PIB, qui est une des trois grandes nations créditrices au monde, dont le poids de l’industrie manufacturière en proportion du PIB est presque le double de cette proportion en France, et qui a un taux d’emploi de la population âgée de 18 à 65 ans nettement supérieur au taux français.

Une Allemagne au travail qui redoublera d’effort face aux incertitudes radicales qu’elle traverse. Alors que les élites politiques françaises pensent qu’il y a un nouvel impôt à inventer pour résoudre chaque problème, les élites allemandes, y compris à gauche, sont d’abord les ambassadeurs des usines et des travailleurs allemands.

« Pas de prospérité sans effort »

Certes la population allemande, chauffée à blanc par les attentats d’immigrés en déshérence – une faible proportion -, a voté aux extrêmes comme en France. L’AfD d’Alice Weidel, pro-russe et climatosceptique, atteint un score historique avec le slogan « Alice für Deutschland » qui singe le « Alles für Deutschland » de la milice nazie SA.

Mais même les extrêmes allemands n’imaginent pas qu’il y ait un impôt comme solution à tout problème. Le taux d’emploi des immigrés est élevé et l’Allemagne n’est pas choquée de ce que les autorités, à gauche comme à droite, veuillent reprendre le contrôle de leurs frontières. Les ETI allemandes restent solides et les investissements dans la tech, l’espace et la défense progressent rapidement.

Friedrich Merz, souvent décrit comme l’anti-Merkel, a faiblement gagné les élections du week-end dernier. Merz, le cancre à l’école qui a siégé dans de nombreux conseils d’administration, devrait néanmoins former le nouveau gouvernement. Au cours de la campagne électorale, Merz a tenu un discours « apocalyptique » : « Il n’y a pas de prospérité sans effort. Pas d’avenir pour notre pays avec la préretraite, la semaine de quatre jours, un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. » Ce garçon n’a aucun avenir dans la politique française.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 25 février 2025.

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Ce mardi 25 février, Augustin Landier, professeur à HEC, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, ont donné leurs points de vue sur la politique de Friedrich Merz en Allemagne, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité du Débat de Stéphanie Antoine sur France 24, ce lundi 3 février.

Il l’avait dit et il l’a fait. Donald Trump a annoncé la hausse des droits de douane de 25% sur le Canada et le Mexique et de 10% sur la Chine. La riposte ne s’est pas fait attendre. En représailles, le Canada va mettre en place des droits de douane sur les produits américains, de son côté le Mexique a confirmé la suspension de l’application des droits de douane américains de 25% sur toutes les exportations en provenance du Mexique et qui devaient entrer en vigueur mardi.

[NDLR : Donald Trump a finalement suspendu lundi pour un mois son projet d’imposition de droits de douane au Canada et au Mexique, après l’annonce d’un renforcement de la lutte contre le trafic de fentanyl dans ces deux pays.]