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Christian Saint-Etienne était Le Grand Témoin de Louis Daufresne sur Radio Notre Dame, jeudi 12 juin 2025.

Les quatre grands axes de la politique de Donald Trump, écrit Christian Saint-Étienne, sont le protectionnisme, la baisse des impôts, la lutte contre l’immigration et la fin des efforts fédéraux en faveur de l’environnement. C’est en fait l’envers de l’Union européenne, plateforme de libre échange. Non productive, elle exige des impôt versés par les pays membres, elle voit l’immigration comme la solution à la dénatalité, elle fait de l’environnement une norme qui a des conséquences sur ses industries, automobiles en particulier. Et pendant ce temps, dopée par un nationalisme vigoureux, la Chine s’implante partout où elle le peut, partout où elle le veut. Percluse de déficits énormes, la France est enlisée dans une crise politique dont nul ne sait à ce jour comment en sortir, et à la vérité, l’Union européenne ne se porte pas tellement mieux comme l’atteste la montée des populisme, en particulier à l’Est, pays qui pourtant, au début à l’ère de Jean Paul II pensaient que l’UE serait tout sauf l’URSS. Focalisant son attention sur Donald Trump, Christian Saint Étienne nous dis comment sauver la France et l’Europe.

Christian Saint-Etienne était l’invite de la matinale de David Abiker sur Radio Classique ce mercredi 11 juin 2025.

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Christian Saint-Étienne est l’auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe, sorti aux éditions Odile Jacob. Invité de la matinale, le membre du cercle des économistes et professeur émérite, titulaire de la chaire Jean-Baptiste Say d’économie industrielle au CNAM alerte sur la trop grande bureaucratisation de l’Europe et de la France.

« Quand on regarde la situation européenne, c’est celle d’un lapin dans les phares d’un 4×4 américain, et c’est Trump qui le conduit. » Christian Saint-Étienne, auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe, dresse un constat alarmant : « Simplement, je suis économiste et je fais une analyse lucide : l’Europe est un échec. »

D’après lui, cela fait 20 ans que l’Europe ne connaît plus aucune croissance mondiale. On l’observe avec les données de 2024, année où l’économie de l’Union européenne a connu une croissance de seulement 1 %, tandis que l’Inde a connu une augmentation de 6,2 %. Pour l’économiste, une solution s’impose : « L’Europe, comme la France, s’est enclavée. La seule solution, c’est de débureaucratiser pour ne plus être des spectateurs sidérés, mais des acteurs déterminés. »

Une intervention du FMI

Actuellement, le gouvernement français doit trouver 40 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit public, maîtriser la dette publique, financer des priorités et retrouver une crédibilité auprès des investisseurs. Christian Saint-Étienne révèle que : « La France emprunte toutes les deux semaines 12 à 15 milliards d’euros, puisqu’au-delà des 150 milliards de déficit, il faut financer les intérêts sur la dette et renouveler la dette qui arrive à échéance. »

Et cette méthode a des limites. La ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin, vient de mettre en garde l’État contre une intervention du Fonds Monétaire International (FMI). L’économiste dévoile la suite de ce procédé : « C’est la Banque Centrale Européenne et la Commission Européenne qui ont pour rôle d’appeler au secours le FMI pour ses analyses macroéconomiques. Une fois cette étape passée, il n’y a plus de retour en arrière et on va tomber dans une crise de grande ampleur. Et là, ce sont les retraités qui seront les premiers à payer. »

D’après lui, il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé chez l’un de nos voisins européens : « En Grèce, quand il y a eu la crise, le gouvernement était dans le déni total. Résultat : le Premier ministre a pris des mesures extrêmement violentes et, du jour au lendemain, si vous touchiez déjà une retraite faible de 600 euros elle est passée à 500 euros. »

Une solution : la réforme des retraites

Christian Saint-Étienne explique : « La réforme des retraites est un élément clé de l’ajustement. Mais, plus généralement, c’est toute une restructuration de l’action publique qui s’impose ! »

Il constate : « En réalité, si vous analysez les systèmes de retraites dans le monde entier, ils sont tous mixtes, à la fois par répartition et par capitalisation, ce qui compte, ce sont les proportions. Si on avait une analyse théorique, le système idéal serait 50 % en répartition et 50 % en capitalisation, parce qu’il ne fonctionne pas sur les mêmes mécanismes. »

Même la droite et le centre n’osent pas évoquer ce changement. Le seul à avoir abordé le sujet est Édouard Philippe, qui a dit « 15 %, pas plus », un chiffre qui fait justement partie d’une étude réalisée par Christian Saint-Etienne.

Crédit photo gratte-ciels: Philipp Birmes

Christian Saint-Etienne était l’invité de Laure Closier dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 4 juin 2025.

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Ce mercredi 4 juin, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des Économistes, Stéphane Van Huffel, fondateur de SVH Conseil, et Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa, sont revenus sur le moral économique des Français qui est au plus bas, aggravé par la dissolution, les bénéfices des Américains dans la guerre commerciale, et sur la loi fast fashion qui est en discussion au Sénat, dans l’émission Les Experts, présentée par Laure Closier.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Laure Closier dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 4 juin 2025.

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Ce mercredi 4 juin, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des Économistes, Stéphane Van Huffel, fondateur de SVH Conseil, et Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa, ont discuté du budget 2026 et des pistes de redressement en matière de sécurité sociale, dans l’émission Les Experts, présentée par Laure Closier.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 16 mai 2025.

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Ce vendredi 16 mai, Xavier Jaravel, professeur à la London School of Economics, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’économie, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, ont partagé leurs avis sur les contre-performances de l’économie chinoise et sur la décision du groupe pharmaceutique français Sanofi d’affecter 20 milliards d’euros d’investissements aux États-Unis, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 16 mai 2025.

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Ce vendredi 16 mai, Xavier Jaravel, professeur à la London School of Economics, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’économie, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, sont revenus sur l’attractivité économique des USA par rapport à celle de l’Europe dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Les Echos – 14 mai 2025

En voulant passer du rôle de protecteur de l’ordre mondial créé par les Etats-Unis à une logique impériale à la Poutine, Trump systématise l’affaiblissement de la puissance américaine. « Make America Small Again », analyse Christian Saint-Etienne.

On a déjà beaucoup écrit sur la destruction de l’ordre mondial par Trump. De quel ordre s’agit-il ? Il a été édifié pendant sept décennies par les Etats-Unis eux-mêmes à partir de la conférence de Bretton Woods en juillet 1944, qui voulait reconstruire le système monétaire et financier mondial, et des accords du GATT d’octobre 1947, pour harmoniser les politiques douanières des 23 pays signataires à l’origine.

Parallèlement à cet ordre économique et financier, la Charte des Nations unies fut signée à San Francisco le 26 juin 1945. Elle codifie les grands principes des relations internationales, avec l’égalité souveraine des Etats, quelle que soit leur taille, et l’interdiction d’employer la force dans ces relations. L’Organisation des Nations unies est instituée le 24 octobre 1945 par les 51 premiers Etats membres.

De l’URSS à la Chine

Sur le plan militaire, l’Otan a été créée le 4 avril 1949 et compte 32 membres en 2025. L’Alliance, qui avait perdu sa raison d’être avec la fin de l’Union soviétique en 1991, l’a retrouvée en 2022 avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Des années 1980 aux années 2020, les Etats-Unis avaient conclu avec l’URSS puis la Russie des traités de limitation des armes nucléaires qui ont été remis en cause par la montée en puissance de la Chine, qui ne veut pas en faire partie.

Cet ordre monétaire, militaire, économique et financier a été construit pas à pas par les Etats-Unis pour éviter le retour des guerres militaires, monétaires et douanières sur la planète, après les épisodes désastreux des années 1930. Les Etats-Unis avaient ensuite négocié le traité transpacifique (TPP) le 4 février 2016, qui visait à corriger les conséquences négatives de l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, sans avoir signé les protocoles ouvrant ses marchés publics ou interdisant les subventions aux exportations. Ils avaient négocié durement un accord sur le nucléaire iranien le 14 juillet 2015 qui visait à contrôler l’essor des armes nucléaires de ce pays.

Les Etats-Unis avaient donc constitué pendant sept décennies, de 1944 à 2016, un ordre global qui servait leurs intérêts mais qui était assez ouvert pour permettre l’essor économique de tous les pays y adhérant. Trump avait déjà porté des coups de canif à cet ordre mondial. Le 23 janvier 2017, il avait désengagé les Etats-Unis du TPP, à la stupéfaction des géostratèges américains, avant d’ensuite quitter l’accord sur le nucléaire iranien le 8 mai 2018. Parallèlement, il lançait une renégociation de l’Accord commercial nord-américain (Alena) qu’il avait violemment condamné dans sa campagne en 2016.

Fascination pour les dictatures

Trois constantes émergent des décisions de Trump. D’abord, un mépris sans nom pour les autres pays. Sur l’Iran, il fait comprendre qu’il va mettre le pays à genoux pour qu’il signe un accord meilleur que celui de 2015 : échec total car les Iraniens, peuple millénaire, refusent de se coucher face aux injonctions de Trump. Deuxième constante, des concessions telles qu’il finira par exemple par signer en 2018 un nouvel Aléna très peu différent du premier. Enfin, émerge une fascination pour les dictatures.

En voulant passer, au début de 2025, du rôle de protecteur de l’ordre mondial créé par les Etats-Unis à une logique impériale à la Poutine lui permettant éventuellement d’accaparer le Groenland ou le Canada, Trump systématise l’affaiblissement de l’ordre international américain, décrédibilise ses fondements et affaiblit les alliances politiques et militaires qui construisaient l’influence américaine dans le monde. Mais Trump est obligé de reculer quand les marchés obligataires rejettent sa politique tarifaire en avril 2025. De plus, il dessert les intérêts américains car les flux commerciaux vont se réorganiser pour contourner les Etats-Unis. Trump prépare MASA : « Make America Small Again ».