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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 17 novembre 2023.

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Ce vendredi 17 novembre, Christian Saint-Étienne, professeur au Cnam et membre du Cercle des économistes, Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, et Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se sont penchés sur l’annonce de nouvelles revues de dépenses par Élisabeth Borne et les menaces sur la politique de l’offre, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Réindustrialisation de la France, réforme des retraites, emploi des séniors : Christian Saint-Etienne, économiste et professeur au CNAM, était l’invité de l’émission Ecorama du 1er mars 2023, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com

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Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 7 février 2023.

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Ce mardi 7 février, Céline Antonin, économiste à l’OFCE, Robin Rivaton, directeur général de Stonal, fondateur de Real Estech, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des économistes, se sont penchés sur la réforme des retraites, et notamment l’intérêt de s’intéresser à la capitalisation, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité d’Emmanuel Cugny dans l’émission « Les débats de l’éco » sur France Info, le samedi 8 octobre 2022.

Crise de l’énergie : vers l’implosion de l’Europe ?

Lundi dernier, le ministre français des Finances Bruno Le Maire a appelé les pays européens à l’unité et à la solidarité face à la flambée des prix de l’énergie. Cet appel intervenait quelques jours après l’annonce par Berlin d’un plan de soutien unilatéral de 200 milliards d’euros à l’économie allemande. L’ampleur de ce paquet a suscité les critiques de plusieurs dirigeants qui craignent une concurrence déloyale et une fragmentation du marché unique européen : tous les Etats ne disposent pas des mêmes marges de manœuvre budgétaires que l’Allemagne.

Renationaliser EDF, et après ?

L’État a lancé mardi dernier le processus de renationalisation d’EDF, une opération à 9,7 milliards d’euros voulue par le gouvernement pour relancer un vaste programme nucléaire après une année noire pour l’électricien. Ce retour dans le giron de l’Etat doit permettre de pouvoir planifier et investir sur le très long terme, affirme Bercy. Et après ?

Les Echos – 14/09/2022

La dérive budgétaire de la France a évidemment été spectaculaire sous l’effet de la crise du Covid-19 et du « quoi qu’il en coûte ». Sommes-nous pour autant en perdition ? La réponse doit être nuancée.

Le déficit public, c’est-à-dire le déficit de l’ensemble des administrations publiques, est passé en pourcentage du PIB de 2,3 % en 2018 à 8,9 % en 2020 et atteindra vraisemblablement 5,2 % en 2022 hors nouveau choc macroéconomique ou géostratégique avant la fin de l’année. La dette publique brute devrait passer de 98 % du PIB en 2018 à 113 % du PIB en 2022, soit une dégradation apparemment limitée compte tenu de la violence du choc. Elle est du même ordre de grandeur que la hausse en pourcentage de PIB de la dette de l’Italie et de l’Espagne sur la même période, mais elle atteint le double de la hausse de la dette publique en pourcentage du PIB de la zone euro et de l’Allemagne, sans parler des Pays-Bas dont la dette n’augmente pas sur la période !

Les points d’inquiétude sont autres. Le premier est lié au niveau d’entrée dans la crise. En 2019, la dette publique en pourcentage du PIB était à 97 % en France, contre 59 % en Allemagne, un écart de 38 points de PIB, alors que ces ratios de dette étaient comparables en 2007 avant la crise des subprimes. Donc la dérive des finances publiques françaises s’opère sur la période 2008-2017 sans correction ultérieure.

Le second est pire et concerne l’avenir. Le gouvernement a publié en juillet son programme de stabilité 2022-2027 qui fait apparaître un incroyable laxisme dans la gestion des finances publiques de la France à l’horizon du quinquennat. La dette publique serait au même niveau en 2027 qu’en 2022, soit 113 % du PIB, ce qui ne laisse aucune marge de manoeuvre en cas de nouveau choc macroéconomique international. Sachant que les chocs majeurs coûtent à la France une quinzaine de points de PIB, soit le double qu’en Allemagne, nous serions très vite en très grande difficulté financière. Le déficit public reste égal ou supérieur à 5 % du PIB en 2023, soit le maintien du déficit de 2022 ! L’incapacité du gouvernement de mener des réformes structurelles portant sur la dépense de protection sociale ou celle des collectivités locales devient un problème stratégique majeur qui porte atteinte à notre souveraineté financière au moment où nous devons renforcer considérablement nos capacités militaires.

La crise énergétique est un autre signal de l’impuissance stratégique des autorités publiques actuelles. L’actuelle Première ministre axe toute sa politique énergétique sur les restrictions de consommation et les punitions qui seront infligées aux entreprises qui ne respectent pas les « instructions » publiques. Aucune perspective n’est offerte en matière d’augmentation des capacités de production électrique. Or si l’on veut réussir la transition énergétique tout en réindustrialisant le pays, il faudra doubler la production électrique sur une vingtaine d’années afin de réduire la consommation de pétrole et éliminer le charbon.

La crise des finances publiques françaises est avant tout un élément de la crise générale de la décision publique qui s’affirme depuis dix ans comme mentalement bloquée sur le court terme, archaïque dans ses choix et limitée à des processus administratifs qui dévitalisent une nation autrefois tournée vers l’avenir, comme ce fut le cas dans les années 1960 et 1970 et dans une certaine mesure dans les années 1980. Quand sortirons-nous de trois décennies de renoncements ?