Christian Saint-Etienne était l’invité de Ludovic Desautez dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 19 janvier 2026.
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Ce lundi 19 janvier, Ludovic Desautez a reçu Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, Erwann Tison, chargé d’enseignement à l’Université de Strasbourg, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de « Trump et nous : Comment sauver la France et l’Europe », dans l’émission Les Experts sur BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Frédéric Taddeï dans l’émission « C’est arrivé cette semaine » sur Europe 1, ce samedi 29 novembre 2025.
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Les Echos – 5/11/2025
Le redressement français ne passera que par la restriction des dépenses publiques, la relance de la production et la justice fiscale. L’histoire du pays l’a démontré, rappelle Christian Saint-Etienne.
La classe politique française et ses électeurs veulent une protection sociale de pays riche alors que nous nous appauvrissons relativement aux autres pays européens sous l’effet d’une croissance misérable depuis vingt ans. Cette dernière dépasse à peine 1 % alors qu’elle devrait dépasser 2 % pour financer la protection sociale, l’éducation, la recherche et innovation, etc. Seule une réindustrialisation déterminée, une relance du bâtiment, des travaux publics et de la production agroalimentaire, et le doublement du nombre de grosses PME et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) peut conduire à la nécessaire accélération de notre développement durable dans le respect de l’environnement.
Une telle approche de résurrection de notre économie suppose la conjonction d’un projet stratégique ambitieux à sept ans et d’une rigueur de gestion des finances publiques qui soit stricte à trois ans. Au lieu d’une telle ambition, nous avançons à reculons avec le retour de l’âge de départ à la retraite à 62 ans et 9 mois, une dérive permanente des finances publiques et un matraquage fiscal centré sur les talents les plus recherchés dans l’économie moderne. Comment expliquer un tel divorce entre le souhaitable et le constaté ?
Ce n’est pas la première fois que la France se trouve enfermée dans ses contradictions. La chute de l’Ancien Régime, prévisible compte tenu de l’opposition de la cour, de la noblesse et du clergé aux réformes de Turgot, contrôleur général des finances dans le gouvernement pleinement constitué le 24 août 1774 – Louis XVI devenant roi le 10 mai 1774, clin d’oeil au 10 mai 1981 -, résulte de la crise des finances publiques qui mine la royauté au XVIIIe siècle. Dès le 1er septembre 1774, le roi s’entretient quotidiennement avec Turgot qui suggère un plan de réduction de la dépense publique : « Si l’économie n’a précédé, aucune réforme n’est possible. » Turgot propose l’établissement d’un impôt territorial sur la noblesse et le clergé, et l’établissement d’un cadastre pour une égale taxation de tous, mais son programme est centré sur le contrôle de la dépense qu’il ne parvient pas à imposer. Turgot, qui voulait notamment réduire les dépenses de Marie-Antoinette, est renvoyé le 12 mai 1776 car tous se sont ligués contre la réduction de la dépense et l’impôt territorial.
La crise des finances publiques provoque la convocation des Etats généraux en mai 1789, l’enclenchement de la Révolution et l’exécution du roi. Les crises de finances publiques sont à l’origine de la plupart des crises de régime dans l’histoire mondiale.
A contrario, des gouvernants aux idées claires, comme Poincaré en 1926, de Gaulle en 1958 ou Raymond Barre en 1976, parviennent à retourner la situation rapidement en contrôlant strictement la dépense et en favorisant le rebond des entreprises par des politiques stratégiques claires et ambitieuses.
Il n’y a pas de substitut, pour opérer un redressement national, à une politique simultanée de restriction de la dépense publique et de relance de la production marchande. La distribution de pouvoir d’achat suppose une accélération de la création de richesses et donc une politique pro entreprises, ainsi que l’élaboration d’un plan stratégique de développement de filières compétitives.
Un tel plan doit s’accompagner de justice fiscale. On privilégiera des mesures franches et simples à la technicité revancharde. Par exemple, plutôt qu’une fiscalité d’une complexité inouïe sur les holdings familiales, il faut simplement leur interdire de détenir des biens d’usage (voiliers, chalets et autres biens de luxe) qui doivent être détenus en direct par les particuliers. De même, le Dutreil ne s’applique pas aux biens d’usage.
Contrôle strict de la dépense publique, fiscalité simple et juste, et planification stratégique ambitieuse à moyen terme sont les éléments clés de la réussite politique.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Amélie Carrouër dans l’émission « Le Grand Dossier » sur LCI, ce mardi 28 octobre 2025.
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Au sommaire : La France esclave de sa folie fiscale. Si ce n’est pas les riches, qui doit payer ? Surtaxe entreprises : même le gouvernement s’y met !
Christian Saint-Etienne était l’invité de Ludovic Desautez dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 27 octobre 2025.
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Ce lundi 27 octobre, Ludovic Desautez a reçu Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de « Trump et nous : comment sauver la France et l’Europe », Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l’OFCE, et Mathieu Jolivet, éditorialiste BFM Business, dans l’émission Les Experts sur BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité de l’émission « Bonjour chez vous ! » sur Public Senat, ce vendredi 24 octobre 2025.
Avec une dette publique de plus de 3300 milliards d’euros, augmentant de plus de 5000 euros par seconde, selon les chiffres de l’Insee, le rejet du budget 2026 en commission des finances à l’Assemblée nationale pose de nombreuses questions. La suspension de la réforme des retraites, la hausse des dépenses publiques et la création de nouvelles taxes entrent en débat dans l’Hémicycle, ce vendredi 24 octobre. L’accord qui ressortira ou non face au texte budgétaire, aura un autre impact indirect : la fluctuation du taux d’intérêt pour emprunter et financer notre dette. Un enjeu majeur, puisque le remboursement des taux d’intérêts est en passe de devenir le premier budget de l’État. Selon Christian Saint-Étienne, économiste et universitaire, ancien membre du parti Les Républicains : « L’année prochaine, le gouvernement a annoncé qu’on allait emprunter 310 milliards d’euros. Au moins la moitié de ces sommes sont empruntées à l’étranger, par l’intermédiaire de fonds de pension, dans des pays dans lesquels l’âge de départ à la retraite est à 67 ans. La question centrale est : jusqu’à quel point on va pouvoir emprunter à des pays qui ont un âge de départ supérieur au nôtre, tout en continuant à ne pas vouloir réformer le système des retraites ? Nous sommes dans La Fontaine, avec des cigales qui veulent travailler encore moins, et qui disent aux fourmis de leur prêter encore plus ». Christian Saint-Étienne est également revenu sur les enjeux de réindustrialisation de la France : « Nous avons une protection sociale de pays riche et une production de pays pauvre. Emmanuel Macron a raté sa promesse de relance de l’économie française. Il pensait qu’on allait relancer l’économie simplement en réformant la fiscalité. Or, toute la réflexion sur l’économie industrielle montre qui si l’on veut relancer la production, il faut une politique de filière ».
Christian Saint-Etienne était l’invité de Myriam Encaoua dans l’émission « Autrement dit » sur France Info TV, ce samedi 12 juillet 2025.
Christian Saint-Etienne était l’invite de la matinale de David Abiker sur Radio Classique ce mercredi 11 juin 2025.
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Christian Saint-Étienne est l’auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe, sorti aux éditions Odile Jacob. Invité de la matinale, le membre du cercle des économistes et professeur émérite, titulaire de la chaire Jean-Baptiste Say d’économie industrielle au CNAM alerte sur la trop grande bureaucratisation de l’Europe et de la France.
« Quand on regarde la situation européenne, c’est celle d’un lapin dans les phares d’un 4×4 américain, et c’est Trump qui le conduit. » Christian Saint-Étienne, auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe, dresse un constat alarmant : « Simplement, je suis économiste et je fais une analyse lucide : l’Europe est un échec. »
D’après lui, cela fait 20 ans que l’Europe ne connaît plus aucune croissance mondiale. On l’observe avec les données de 2024, année où l’économie de l’Union européenne a connu une croissance de seulement 1 %, tandis que l’Inde a connu une augmentation de 6,2 %. Pour l’économiste, une solution s’impose : « L’Europe, comme la France, s’est enclavée. La seule solution, c’est de débureaucratiser pour ne plus être des spectateurs sidérés, mais des acteurs déterminés. »
Actuellement, le gouvernement français doit trouver 40 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit public, maîtriser la dette publique, financer des priorités et retrouver une crédibilité auprès des investisseurs. Christian Saint-Étienne révèle que : « La France emprunte toutes les deux semaines 12 à 15 milliards d’euros, puisqu’au-delà des 150 milliards de déficit, il faut financer les intérêts sur la dette et renouveler la dette qui arrive à échéance. »
Et cette méthode a des limites. La ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin, vient de mettre en garde l’État contre une intervention du Fonds Monétaire International (FMI). L’économiste dévoile la suite de ce procédé : « C’est la Banque Centrale Européenne et la Commission Européenne qui ont pour rôle d’appeler au secours le FMI pour ses analyses macroéconomiques. Une fois cette étape passée, il n’y a plus de retour en arrière et on va tomber dans une crise de grande ampleur. Et là, ce sont les retraités qui seront les premiers à payer. »
D’après lui, il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé chez l’un de nos voisins européens : « En Grèce, quand il y a eu la crise, le gouvernement était dans le déni total. Résultat : le Premier ministre a pris des mesures extrêmement violentes et, du jour au lendemain, si vous touchiez déjà une retraite faible de 600 euros elle est passée à 500 euros. »
Christian Saint-Étienne explique : « La réforme des retraites est un élément clé de l’ajustement. Mais, plus généralement, c’est toute une restructuration de l’action publique qui s’impose ! »
Il constate : « En réalité, si vous analysez les systèmes de retraites dans le monde entier, ils sont tous mixtes, à la fois par répartition et par capitalisation, ce qui compte, ce sont les proportions. Si on avait une analyse théorique, le système idéal serait 50 % en répartition et 50 % en capitalisation, parce qu’il ne fonctionne pas sur les mêmes mécanismes. »
Même la droite et le centre n’osent pas évoquer ce changement. Le seul à avoir abordé le sujet est Édouard Philippe, qui a dit « 15 %, pas plus », un chiffre qui fait justement partie d’une étude réalisée par Christian Saint-Etienne.
Crédit photo gratte-ciels: Philipp Birmes
Christian Saint-Etienne était l’invité de Laure Closier dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mercredi 4 juin 2025.
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Ce mercredi 4 juin, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, membre du Cercle des Économistes, Stéphane Van Huffel, fondateur de SVH Conseil, et Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa, ont discuté du budget 2026 et des pistes de redressement en matière de sécurité sociale, dans l’émission Les Experts, présentée par Laure Closier.