Macron

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 11 juin 2024.

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Ce mardi 11 juin, Nathalie Janson, professeur à Neoma Business School, Élie Cohen, directeur de recherche au CNRS, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et membre du Cercle des Économistes, ont évoqué les risques de la dissolution de l’Assemblée sur l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) française, la question des retraites par rapport à la hausse du déficit, le thème de l’assurance-chômage, la doctrine à adopter pour le Parlement européen, et l’évaluation de l’inflation à 2%, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 11 juin 2024.

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Ce mardi 11 juin, Nathalie Janson, professeur à Neoma Business School, Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS, et Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, se sont penchés sur l’effet de la dissolution sur les marchés, le taux qui a pris 10 points de base à 3,22%, et les conséquences économique de la victoire du RN dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de David Jacquot dans l’émission « Ecorama » sur Boursorama ce jeudi 11 avril 2024.

Parmi les sujets abordés : la révision de l’objectif de déficit public à 5,1% pour 2024, le plan d’économies du gouvernement et les possibles hausses d’impôts.

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Le gouvernement va devoir trouver 10 milliards d’euros d’économies cette année. Où les chercher ? Dans le même temps, doit-on espérer des baisses d’impôts ? Christian Saint-Etienne, économiste et professeur au CNAM, était l’invité de l’émission Ecorama du 21 février 2024, présentée par Aude Kersulec sur Boursorama.com

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Le Cercle des Economistes – 12 février 2024

Entre le maintien des baisses d’impôts promises et les 12 milliards d’euros d’économies à réaliser sur le budget 2024, le programme du Premier ministre, Gabriel Attal, pose la question de son financement. Pour Christian Saint-Etienne, la principale difficulté réside dans le contrôle de la dépense publique.

Le discours de politique générale du Premier ministre a tracé un certain nombre de pistes pour favoriser le travail, encourager la construction de logements, « réarmer notre système de santé », agir pour l’école et restaurer l’autorité. Les normes pesant sur les agriculteurs doivent être simplifiées tandis que la transition écologique sera accélérée par la création d’un service civique écologique et la mise en service de l’EPR de Flamanville.

Afin de favoriser le travail, il est envisagé de baisser les impôts sur les classes moyennes de 2 milliards d’euros tout en généralisant la réforme du RSA avec une obligation de 15 heures d’activité hebdomadaire d’insertion. Pour relancer la construction, M. Attal propose d’intégrer le logement locatif intermédiaire dans la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Il veut également désigner 20 ‘territoires engagés pour le logement’ avec pour objectif d’y créer 30 000 nouveaux logements d’ici trois ans. Le thème récurrent de ce discours est la nécessité de la simplification des normes, dans l’agriculture comme pour les TPE/PME. Il prône notamment le recentrage des travaux de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) sur les projets d’envergure nationale pour simplifier les procédures frappant les autres projets.

Des normes et procédures étouffantes

M. Attal n’est pas le premier ‘Premier ministre’ à s’engager à réformer et simplifier normes et procédures, ce qui n’empêche pas le carcan des normes et procédures de croître en permanence et d’étouffer les initiatives. Surtout, il fait face à une situation budgétaire tendue avec un déficit public qui reste supérieur à 4,5% du PIB, une dette qui se maintient autour de 110% du PIB, en sorte que ses marges de manœuvre sont réduites même si les mesures qu’il a annoncées n’aggravent pas de manière délibérée la situation des finances publiques.

La principale difficulté réside toujours dans le contrôle de la dépense publique qui, selon les prévisions économiques de la Commission européenne, va se maintenir autour de 56% du PIB en 2024 et 2025, soit 8 points de PIB au-dessus de la moyenne de dépense publique des 19 autres pays de la zone euro. Le déficit public ne baissera pas et se maintiendra à 4,5% du PIB en 2024-2025, soit un tiers de plus que dans le reste de la zone euro, alors qu’il faudrait le ramener autour de 1,5% du PIB pour enclencher un mouvement de baisse réelle du poids de la dette publique. Or, le programme de M. Attal ne porte pas de remède au poids insupportable de la dépense publique et ne permettra pas de réduire le déficit.

La seul victime du double déficit

La France est ainsi le seul grand pays de la zone euro frappé par le double déficit, celui des finances publiques et celui de la balance courante qui se maintiendra autour de 2,4% du PIB en 2024 et 2025, comme en 2023. Il faudra, un jour de plus en plus proche, par la volonté ou par la contrainte extérieure, diviser par deux l’écart de dépense publique par rapport à nos voisins de la zone euro et allouer les 4 points de baisse du ratio de dépense publique à la baisse du déficit et à la réduction des impôts.

La situation économique de la France reste extrêmement préoccupante, son décalage de performance par rapport aux autres pays de la zone euro est inquiétant et le discours de politique générale de M. Attal, personnage au demeurant très sympathique, ne trace pas de perspectives permettant à l’économie française de retrouver un dynamisme durable.*

Photo de Towfiqu barbhuiya sur Unsplash.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce lundi 22 janvier 2024.

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Ce lundi 22 janvier, Léonidas Kalogéropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, et Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, sont revenus sur les raisons de la grogne des agriculteurs et les réponses que le Premier ministre Gabriel Attal va devoir trouver les calmer, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 17 novembre 2023.

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Ce vendredi 17 novembre, Christian Saint-Étienne, professeur au Cnam et membre du Cercle des économistes, Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, et Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se sont penchés sur l’annonce de nouvelles revues de dépenses par Élisabeth Borne et les menaces sur la politique de l’offre, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » ce jeudi 19 octobre 2023.

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Ce jeudi 19 octobre, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyses et prévisions de l’OFCE, et Pierre Jacquet, professeur de politique économique à l’École des Ponts ParisTech, parlent de destruction d’emploi, avec la Banque de France qui a relevé sa prévision de taux de chômage 2024 à 7,5%, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

 

 

L’Opinion – 14 juin 2023

L’Union européenne s’est construite, de par le traité de Rome de 1957, sur le principe de concurrence en éradiquant toute notion de puissance pour éviter le retour de la guerre sur le continent européen. Mais cette dernière a frappé à nouveau en février 2022 une Europe qui se croyait à l’abri depuis plus de trois quarts de siècle sous la protection des Etats-Unis. Une protection illusoire contre l’absence de principes actifs de médicaments importés à 80% de Chine et d’Inde, de microprocesseurs importés à 80% de Corée du Sud et de Taïwan, de batteries importées de Chine.

Pour l’Union européenne de 1958 à 2020, tous les produits et services étaient indéfiniment disponibles à condition de payer. Depuis le Covid et la guerre en Ukraine, même l’Union européenne a compris que le libéralisme ne rime pas avec négligence, même s’il s’oppose au protectionnisme. Le protectionnisme consiste à favoriser des producteurs nationaux même lorsqu’ils sont inefficaces ou innovent peu. Le libéralisme naïf, celui de l’Union européenne pendant trop longtemps, n’exigeait pas de réciprocité dans le commerce, permettant aux Chinois de faire en Europe ce que les Européens ne peuvent toujours pas faire en Chine.

Six filières clés. La souveraineté par l’innovation consiste à s’assurer que la production des six filières clés de la souveraineté soit assurée à au moins 75% sur son territoire. Ceci suppose une programmation stratégique conduite avec les entreprises dans ces six filières : la défense pour disposer des armements nécessaires, la finance pour financer les conflits éventuels, l’agroalimentaire pour nourrir le peuple en toutes circonstances, l’industrie pharmaceutique pour soigner le peuple, l’énergie pour alimenter le système et le numérique pour le faire fonctionner. Ce sont les six domaines dans lesquels les Etats-Unis et la Chine sont en compétition frontale. L’Europe a largement négligé ces secteurs, acceptant ses dépendances dans chacun de ces domaines.

Mais c’est la France qui est la plus coupable, depuis un quart de siècle, d’avoir laissé filer la dépense publique plutôt que de concentrer son énergie sur la souveraineté par l’innovation. Alors que nous disposions d’une armée complète en 1995, de la première place dans la pharmacie et l’agroalimentaire en Europe au tournant du siècle, d’une large souveraineté énergétique en 2010, nous sommes devenus dépendants dans la plupart des domaines clés de la souveraineté. Ce n’est pas en fermant nos frontières que nous pouvons revenir au premier plan, mais en invitant les principaux acteurs d’excellence de ces secteurs à produire en France dans le cadre d’une programmation stratégique ambitieuse à 15 ans visant à favoriser l’innovation et la production de biens et services dans ces six secteurs.

Nous devons nous doter d’agences publiques favorisant la recherche et l’innovation, comme la Darpa et la Barda américaine, continuer de réduire les impôts de production, accélérer le développement des formations techniques et inviter les grands industriels américains, sud-coréens et taïwanais à venir s’installer chez nous avec de puissantes usines permettant de servir le marché national et l’exportation dans une ouverture d’esprit complète.