taxe

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » ce jeudi 19 juin 2025.

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Ce jeudi 19 juin, Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit-Agricole SA, Denis Payre, président de Nature & People First, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, sont revenus sur la piste d’un retour de l’ISF en France, sur le chiffre dévoilé par Les Echos de la Cour des comptes sur le pacte Dutreil, qui représente un coût considérable de quatre milliards d’euros au budget de l’État, ainsi que sur l’approbation des députés à la relance du nucléaire, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité d’Emilie Broussouloux dans l’émission « Le Grand Dossier » sur LCI, ce mercredi 29 janvier 2025.

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Au sommaire : Hausses d’impôts, Bernard Arnault menace de délocaliser. Taxé en France, Arnault rêve du « modèle Trump ». La France taxe-t-elle trop ses entreprises ?

Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 9 octobre 2023.

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Ce lundi 9 octobre, Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit-Agricole SA, Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, débattent autour des taxes exceptionnelles qui contrarient TotalEnergies et Air France, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.

Christian Saint-Etienne était l’invité de Guillaume Paul dans l’émission « Inside » sur BFM Business ce jeudi 11 juillet 2019.

Le gouvernement a annoncé ce jeudi que les niches fiscales pour les entreprises vont être rabotées. Le gazole non routier verra disparaître progressivement sa taxation réduite. Le crédit impôt recherche, qui coûte plus de 6 milliards d’euros, est maintenu, mais les frais de fonctionnement ne pourront plus s’élever au maximum qu’à 43%. 

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Les Echos – 30/10/2018

Oui, il faut réformer les retraites. Mais au lieu de croire que le régime par points réglera tous les problèmes, il faut agir sur les seuls véritables leviers : la durée de cotisation et l’âge de départ.

Donc, tout est clair. Si vous êtes intelligent, progressiste et favorable à une France ouverte et fluide, vous êtes favorable à la retraite par points . Mais si, par malheur, vous êtes réaliste, conscient d’une société fracturée et de la violence des rapports de force, vous appartenez à l’ancien monde.

Je me bats pour que l’on passe la durée de cotisation à 44 ans (45 ans après 2030) et l’âge de départ à la retraite à 64 ans d’ici 2024 afin d’alléger le poids des retraites. Les retraites publiques pèsent plus de 14 points de PIB sur une dépense publique de 56 points de PIB, soit précisément un quart !

Il n’y a pas, et il n’y aura pas de réduction de la dépense publique sans commencer par une réforme des paramètres des régimes de retraite. D’autres réformes sont nécessaires, mais celle des retraites est la mère de toutes les réformes.

Le but réel du régime par de retraite par points est de baisser les retraites sans le dire et en faisant sauter tous les systèmes de solidarité inclus dans le système actuel.

Foin des errements, la retraite par points va régler tous les problèmes. « Un euro cotisé donnera le même nombre de points à tous les cotisants », qui peut être contre ça ? Naturellement, il ne faut pas insister sur le fait que la valeur du point peut baisser aussi bien que monter : compte tenu de l’état de l’économie française, il aura tendance à baisser, y compris une fois que vous êtes déjà parti à la retraite, car il sera calculé chaque année. Le but réel du régime par points est de baisser les retraites sans le dire et en faisant sauter tous les systèmes de solidarité qui sont inclus dans le système actuel.

Se limiter à 3 régimes

Outre l’exercice de vérité sur l’équilibre des régimes de retraite, je prône ici le passage des 42 régimes actuels à 3 régimes de retraite : le premier pour la totalité du secteur privé hors indépendants, le deuxième pour les indépendants et le troisième pour le secteur public. La durée de cotisation doit être la même pour tous (44 ans), l’âge de départ – avant correction individuelle souhaitée en fonction des décotes et surcotes connues – à 64 ans et le taux de remplacement (première pension sur le salaire de référence) au même niveau pour tous.

Pourquoi trois régimes plutôt qu’un seul ?

1. Parce que la majeure partie des cotisations est payée par l’employeur dans le secteur privé, sans que le salarié en ait conscience, et à un niveau que très peu de salariés supporteraient s’ils contribuaient eux-mêmes. Dans un régime individualisé par points, les salariés contribueront moins, peut-être pas immédiatement, mais très vite, car l’attrait de « l’argent tout de suite » est plus fort que celui d’une pension dans cinquante ans.

2. Le régime des indépendants leur permet de cotiser moins aujourd’hui et d’accumuler un patrimoine qui les protège (théoriquement) à la retraite. Pourquoi leur enlever cette liberté ?

3. Le régime public, qui n’est pas plus généreux que le régime privé en termes de taux de remplacement, quoi qu’on en dise, donne néanmoins l’illusion d’un privilège aux fonctionnaires. Or, gare à ceux qui dissipent les illusions de personnes dont notre vie dépend (policiers, enseignants, hospitaliers, etc.) !

Naturellement, avec trois régimes et des systèmes informatiques standardisés, le passage de l’un à l’autre sera immédiat, car il suffira que chaque régime donne la somme des versements effectués et la durée de cotisation pour les créditer au nouveau régime d’affiliation. Qu’il y en ait un ou trois, les régimes paramétrés à prestations nominales fixées à l’avance sont plus protecteurs de l’équité entre professions et générations que l’illusoire régime par points à la valeur continuellement changeante et aux points bonus incontrôlés.

Appauvrissement spectaculaire

Tous les sondages montrent que les deux tiers des Français sont stressés par la perspective du régime en points variables, qui déstabilisera notre société, alors qu’il suffit d’adapter le régime paramétré actuel – aux prestations définies à l’avance – au vieillissement de la société, ce que les Français comprennent parfaitement.

La vérité au sein d’un régime paramétré rénové est infiniment préférable à la variabilité d’un régime à points qui prépare un appauvrissement spectaculaire des classes populaires à terme.

CSE100614-ILLLe Journal du Dimanche – 17 août 2014

« Pour stimuler une croissance atone comme la nôtre, il faut partir du diagnostic. Notre système industriel s’est effondré et nous devons le rebâtir pour réussir la troisième révolution industrielle. C’est-à-dire reconstruire un noyau productif avec des processus normés et informatisés qui font la part belle à l’innovation et aux services avec un écosystème où la rémunération clé du travail n’est plus le salaire mais la plus-value. Il faut donc que, dès la loi de finances pour 2015, le gouvernement propose de réduire la fiscalité des plus-values poussée à 60 % contre 30 % en moyenne chez nos voisins. Ce faisant, nous répliquerions le modèle suédois. Il faut aussi, dès l’automne, faire passer le seuil qui déclenche des obligations sociales (création d’un CE…) pour les entreprises de 50 à 100 employés. Ces deux mesures inciteraient surtout les investisseurs étrangers qui possèdent 30 % de notre appareil productif à maintenir et accentuer leur présence en France.

A plus long terme, il faudrait réformer les retraites en faisant passer l’âge de départ à 64 ans en 2024 après quarante-quatre années de cotisations. Cela réduirait de 1 point de PIB la part du coût des retraites dans la dépense publique française. Cela contribuerait à doper l’emploi. Comme le disait Alfred Sauvy : « Le travail des uns fait le travail des autres. » En France, on fait le contraire et créé du chômage pour les jeunes et les vieux. Enfin, en parallèle de l’allongement des cotisations des retraites, je ferai passer la durée de travail à 36 heures en augmentant temporairement la CSG. »