Revue du nouveau livre de Christian Saint-Etienne, « La France 3.0 – Agir, espérer, réinventer », par Les Echos – 09/01/2015
« Nous avons changé d’année et la plume des économistes ne se contente plus du diagnostic rabâché d’un modèle français à la dérive. Si, dans son dernier livre, Christian Saint-Etienne ne se prive pas de redire à quel point la France a perdu pied, il a le bon goût de rappeler que, un : rien n’est définitif et que, deux : la France, dans son histoire, a déjà frôlé la ruine.
Mais l’intérêt de son essai est de nous proposer un modèle économique de rechange, fondé sur ce qu’il nomme « l’iconomie » entrepreneuriale. Ce nouvel âge de la révolution numérique consiste à engager la transformation de l’ensemble des secteurs de l’économie – agriculture, électricité, bâtiments, santé – grâce à l’informatique, à Internet et aux réseaux.
Un bouleversement que la France a tous les atouts pour conduire, nous dit l’auteur, mais qui passe par un profond changement de nos institutions politiques. Passionnant et stimulant. »
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 9 janvier 2015.
Au sommaire: La menace de déflation se précise en zone euro: faut-il paniquer ? Crise grecque, chute du pétrole, baisse de l’euro: adhérez-vous à la théorie du « çavapétisme » ? Quelles mesures pour relancer la croissance française ? Avec: Alexis Karklins, associé d’Eight Advisory, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, et Bruno Vanryb, président d’Avanquest Software. – Les Experts, du 9 janvier, présenté par Nicolas Doze, sur BFM Business.
Cliquez ici pour visionner la première partie de l’émission.
Christian Saint-Etienne condamne fermement l’attaque contre Charlie-Hebdo :
« Il y aura un avant et un après cette attaque.
Ce sont les valeurs fondamentales de la démocratie et l’héritage des Lumières qui sont menacés. »
Christian Saint-Etienne était l’invité de l’émission « La Tribune des décideurs » sur Décideurs TV, ce lundi 5 janvier 2015.
Thomas Blard : A l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, La France 3.0, Christian Saint-Etienne viendra partager avec nous sa vision de l’avenir. Agir, espérer et réinventer : voici l’ambition de cet économiste, engagé à l’UDI et Conseiller de Paris.
Que faudrait-il faire pour que la France connaisse une croissance à l’américaine (+5%)?
En quoi consiste la révolution 3.0?
Comment adapter la France à l’économie 3.0?
Le 3.0 est-il un avatar de la 3ème voie?
C’est quoi le centre?
Quel est l’avenir de l’UDI?
Quelle vision pour Paris?
Faut-il construire la Tour Triangle?
Christian Saint-Etienne publie aux éditions Odile Jacob son nouveau livre : La France 3.0 Agir Espérer Réinventer.
Dans ce nouveau livre, Christian Saint-Etienne formule des propositions originales pour mettre en place la France 3.0 et rétablir la confiance du peuple dans ses élites.
« La République doit réécrire son contrat social et rénover ses institutions. Il faut casser la défiance entre les dirigeants et le peuple en faisant participer ce dernier à la décision et en l’intéressant aux bénéfices de la prospérité.
Nous pouvons passer rapidement d’une France 2.0 en difficulté à une France 3.0 à la pointe du progrès économique, social et culturel, avec plusieurs millions d’emplois à la clé. Notre capacité de rebond dans une iconomie entrepreneuriale est réelle. Mais il faut agir… vite ! » C. S.-E.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Brigitte Jeanperrin sur France Inter à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : La France 3.0 – Agir, espérer, réinventer.
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Selon le dernier sondage annuel de CSA : 59% des français ont une image positive de la France, loin derrière celle qu’ils ont de la Suède (89%), de l’Allemagne (78%) du Royaume -Uni (67%) et des Etats -Unis (64%).
Les français ressentent une situation d’échec note le CSA.
Il est vrai que face à un chômage historiquement élevé, ils mettent toujours comme priorité l’emploi.
Pourtant, leur regard sur la situation de la France se transforme .Il y a 10 ans, ils n’étaient que 50% à avoir une opinion positive des entreprises, aujourd’hui, ils sont 89%.
Face au bras de fer gouvernement, patronat, ils sont 64% selon un récent sondage ODOXA à comprendre les préoccupations des chefs d’entreprises, tout en renvoyant dos à dos Etat-Medef pour sortir de la crise.
En 2015, le CICE va produire ses effets à plein, le pacte de responsabilité va démarrer, avec 0 charges au niveau du smic.
L’alignement favorable Euro, pétrole, taux d’intérêts, ainsi que le début du plan Junker peuvent apporter un appel d’air.
Mais n’est-on pas dans une « navigation à vue » en espérant une reprise mondiale qui tarde à venir.
Faut-il aller plus loin dans les réformes ?
Pour Christian Saint -Etienne, c’est la révolution numérique (troisième révolution industrielle) qui va transformer l’action publique, sociale, territoriale, européenne et l’entreprise privée, à une condition : ne pas résister, en faire une priorité d’investissement et d’emplois !
Interview de l’économiste Christian Saint -Etienne, qui publie chez Odile Jacob, « La France 3.0 : agir, espérer, réinventer. »
Et cette question : peut-on retrouver le chemin de la croissance ?

Christian Saint-Etienne était l’invité d’Axel de Tarlé dans l’émission « C à dire ?! » sur France 5 à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : La France 3.0 Agir, Espérer, Réinventer.
Interview de Christian Saint-Etienne par Patrice de Meritens – Le Figaro Magazine – 5/12/2014
Même si elle n’apparaît pas encore en ordre, la droite n’a jamais été aussi loin dans ses propositions de réforme, et c’est un véritable facteur d’espérance, explique l’économiste.
> La droite est-elle véritablement en ordre de marche pour redresser la France ?
La question se pose en effet, car on ressent une sorte de désordre dans ce que l’on voudrait être une marche cohérente. Le problème est que les leaders de la droite n’ont pas suffisamment travaillé politiquement ni conceptuellement depuis 1981, et cela parce qu’ils n’ont pas pris conscience de l’entrée de la France dans la troisième révolution industrielle. Alors que les gens qui la composent sont individuellement intelligents et courageux, son organisation a fini par les rendre collectivement médiocres et pusillanimes. C’est dû au système lui-même, que l’on retrouve du reste au PS comme au FN : quand les investitures sont données par les apparatchiks, quand le leadership du parti est obsédé par le placement de ses hommes, il se développe un comportement clanique. Pour réussir la relève et composer un gouvernement de rupture, il ne faudra donc pas se contenter de faire du marketing politique lors de la préparation des législatives de 2017 avec des quotas de jeunes, de femmes, de diversité, etc., mais choisir de fortes personnalités. La seule raison pour laquelle Hollande et son gouvernement ont survécu dans l’hallucinante accumulation d’impéritie et de scandales auxquels on assiste depuis plus de deux ans n’a été possible que par cette désintégration de la droite, qui trouvera peut-être son terme avec l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP. Election paradoxale : après avoir traîné des casseroles qui se sont transformées en jouets de jardin à mesure que les procédures ont avancé – qu’on se rappelle les virulents anathèmes d’Eva Joly à propos de l’affaire Bettencourt et de l’attentat de Karachi -, voilà que celui qui a pu symboliser en 2012 les errements de la droite sera peut-être celui par qui s’opérera le renouveau…
> Pourra-t-il tenir ses promesses comme, par exemple, le fait que pas plus de 50 % du PIB ne devront être consacrés aux dépenses publiques d’ici à cinq ans ? Comment, dans ce cas de figure, passer du général au particulier ?
En passant de l’incantatoire à l’impératif ! Nous sommes actuellement à 57 % du PIB en dépenses publiques, contre 48 % en moyenne dans la zone euro, soit 9 points d’écart. A l’intérieur de nos 57 points, 32 sont consacrés à la protection sociale, contre une moyenne de 25 dans les autres pays ; 7 de nos 9 points d’écart avec la zone euro portant sur le seul budget de la protection sociale, c’est là qu’il faudra opérer les réformes majeures pour redéployer les moyens et réinvestir simultanément dans la troisième révolution industrielle. Il faudra enlever 5 à 6 points sur la protection sociale, et un point hors protection sociale, particulièrement sur l’intercommunalité.
> Là où François Fillon et Alain Juppé se prononcent clairement pour la suppression de l’ISF, Nicolas Sarkozy, après avoir évoqué une possible voie par le biais d’une harmonisation avec la fiscalité allemande, en arrive aussi à cette solution, mais en termes prudents, marquant plus la nécessité que la volonté…
Sarkozy est un homme intelligent et courageux mais, avant tout, un ultrapolitique : le dernier sondage à propos de l’ISF montre que, malheureusement, 65 % des Français sont pour son maintien. Près de 99 % des entreprises étant familiales et l’ISF touchant les actions, il faut sortir ces dernières de l’impôt de façon à reconstruire l’appareil productif en même temps que l’on rassurera les héritiers, quitte à laisser en pâture aux Français l’ISF sur les placements immobiliers et obligataires. Intellectuellement, je suis pour sa suppression totale, mais un simple coup d’œil sur l’histoire de notre peuple me conduit à n’être malgré tout pas trop éloigné de la vision de Sarkozy. Pour ce qui est de la retraite, 65 ans pour Juppé et Fillon, 63 ans pour Sarkozy (là encore, il est politique), j’observe que l’âge de 64 ans avec quarante-quatre ans de cotisations est un impératif absolu qui permettra le retour à l’équilibre à partir de 2024. Il faudra le faire dans la semaine qui suivra l’élection de la nouvelle Assemblée nationale.
> Qu’est-ce qui nous garantit que la droite va concrètement passer à l’action ?
Je me souviens d’un dîner avec François Hollande à l’automne 2006, où il avait dit : « C’est très difficile d’être à gauche en France, quand la droite y est déjà ! » Et de fait, il suffit de comparer les programmes du SPD en Allemagne, du Parti démocrate aux Etats-Unis ou du Labour au Royaume-Uni, pour constater que l’UMP a toujours été le plus à gauche de tous les grands partis de droite des grandes démocraties. Or aujourd’hui, ce n’est plus la victoire d’une faction sur une autre, mais la survie même du pays qui est en jeu. La France joue sa peau ! Le premier point d’espoir se trouve donc dans l’audace même des réformes avancées : jamais la droite n’était allée si loin. Le second point, c’est qu’en majeure partie, les Français y sont prêts. Nous sommes à une époque cathartique de notre histoire. Tout comme les individus, les peuples ne bougent que lorsqu’ils ont peur.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce mardi 25 novembre.
Au sommaire: Débat autour de l’indépendance budgétaire de la France face à l’Europe. Faut-il sortir de l’euro ?
Avec : Alain Madelin, président du fonds Latour-Capital, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, auteur de « l’Iconomie pour sortir de la crise », et Charles Sannat, directeur de la Recherche Économique d’AuCoffre.com
Christian Saint-Etienne était l’invité de David Abiker dans l’émission « C’est arrivé cette semaine » sur Europe 1, ce samedi 15 novembre 2014.
Thème abordé :
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