Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 7 janvier 2025.
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Ce mardi 7 janvier, Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Guillaume Richard, président du groupe de services à la personnes OuiCare, et Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM, ont parlé de la désindustrialisation, de la gestion de la robotisation, et le PIB qui va vers un déficit autour de 6%, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mardi 7 janvier 2025.
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Ce mardi 7 janvier, Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Guillaume Richard, président du groupe de services à la personnes OuiCare, et Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM, sont revenus sur les effets de la désindustrialisation, ainsi que sur la volonté de relocaliser sept nouveaux médicaments, questionnant si c’est une vision stratégique ou une idée aberrante, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Darius Rochebin dans l’émission « Face à Darius Rochebin » sur LCI ce jeudi 2 janvier 2024.
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Christian Saint-Etienne était l’invité de 11h30 dans l’émission « Le Temps de l’Info » sur LCI ce mardi 31 décembre 2024.
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Les Echos – 17/12/2024
Donald Trump lance une guerre commerciale aux conséquences financières et politiques très incertaines. Croyant bien faire, il pourrait porter un coup terrible aux Etats-Unis.
Donald Trump a annoncé, lors de la campagne électorale présidentielle aux Etats-Unis, qu’il envisageait d’augmenter les droits de douane avec une taxe de 10 % à 20 % sur l’ensemble des importations et de 60 % sur les importations venant de Chine. De plus, les pays qui voudraient cesser d’utiliser le dollar comme monnaie principale du commerce mondial seraient « punis ».
Sans réaction des contreparties, ce qui est inenvisageable, les prix des importations progresseraient peut-être de 6 % à 12 % – selon le taux pour l’ensemble des importations -, en moyenne aux Etats-Unis, en supposant des baisses des marges des exportateurs et des importateurs et un dollar qui pourrait se renforcer. Les importations atteignent 14 % du PIB américain. Sachant qu’il n’y a pas de produits de substitution pour tous les produits importés, les importations baisseraient peut-être de « seulement » 5 % à 8 %. La production américaine augmenterait dans quelques domaines mais l’inflation accélérerait.
Sachant que le principal reproche fait à Biden par les électeurs était une inflation qui avait marginalement réduit leur pouvoir d’achat réel en 2022-2024, il est probable que les élections de novembre 2026 ne se passeront pas aussi bien qu’en 2024 pour Trump. Par anticipation des conséquences sur les exportations américaines, il est possible que les droits de douane augmentent moins que ce que Trump envisageait pendant sa campagne.
Trump n’est pas un stratège mais un négociateur de deals. Ses annonces sont des positions de négociation qui peuvent évoluer fortement au cours des discussions. Lors de la renégociation du traité de l’Alena, la version de novembre 2018 du traité commercial, qui prit le nom d’« Accord Etats-Unis-Mexique-Canada – Aeumc » ne différait que partiellement de la précédente version, alors que Trump avait laissé entendre qu’il allait tout « casser » et éventuellement annuler l’Alena.
L’impact des décisions de Trump – si elles se confirment – sur l’activité des pays qui exportent vers les Etats-Unis serait élevé et pourrait entraîner un ralentissement d’une activité déjà misérable en Europe et une baisse des exportations des pays asiatiques qui pourrait affaiblir l’économie mondiale. A l’impact comptable d’une hausse des droits de douane, il convient d’ajouter l’impact sur la confiance et les investissements. Le ralentissement de l’économie mondiale sans réaction du reste du monde pourrait atteindre 1 point de pourcentage, soit un tiers de la croissance mondiale, en 2026.
Le point clé est celui des mesures compensatoires prises par les autres pays du monde. Le 17 juin 1930, le président républicain Hoover a signé la loi tarifaire Hawley-Smoot, qui a augmenté les droits de douane moyens sur les produits soumis à des hausses des droits de douane et par rapport aux taux moyens de 1925-1929, de 52 % en 1932. Comme le note l’économiste américain Sydney Ratner, les Américains furent terriblement surpris par les hausses de droits de douane sur les exportations américaines qui chutèrent fortement, notamment les exportations de produits agricoles, qui chutèrent de 68 % de 1929 à 1933.
Le commerce international s’effondra de plus de 60 % en valeur de 1929 à 1932 et resta en dessous du niveau de 1932 jusqu’en 1937. Les républicains subirent une défaite majeure aux élections de 1932. La crise des années 1930, accentuée par une politique monétaire restrictive de 1929 à 1933, porta le taux de chômage à plus de 20 % aux Etats-Unis.
La crise fut dévastatrice en Europe et favorisa grandement l’arrivée de Hitler au pouvoir en mars 1933. On sait toujours quand on commence une guerre commerciale mais on n’en maîtrise jamais complètement les conséquences à la fois commerciales, financières et politiques. Et Trump, en croyant bien faire, pourrait porter un coup terrible aux Etats-Unis.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 13 décembre 2024.
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Ce vendredi 13 décembre, Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l’OFCE, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, ont parlé de l’ensemble des mesures économiques prises par Emmanuel Macron, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 13 décembre 2024.
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Ce vendredi 13 décembre, Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l’OFCE, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, se sont penchés sur l’évaluation des conséquences économiques de la loi spéciale, notamment l’incertitude sur les plans d’investissement et l’embauche, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Les Echos – 26/11/2024
La désindustrialisation de l’Hexagone, parmi les plus fortes en Europe, est appelée à se poursuive, selon Christian Saint-Etienne. La démonstration par la politique de réserves foncière et les impôts de production.
Alors qu’un petit courant de réindustrialisation semblait se manifester en France en 2022-2023 et au premier semestre de 2024, la dissolution et le débat budgétaire transformé en foire aux hausses d’impôts ont cassé l’élan. Les annonces de fermeture d’usines se multiplient depuis l’élection de Donald Trump, qui veut augmenter les droits de douane de 10 % à 20 % sur les importations de l’ensemble du monde hors Chine et de 60 % sur la Chine. La Chine accentuera son déversement de produits subventionnés sur l’Europe.
Alors que les impôts de production avaient été réduits de 3,4 % du PIB en 2019 à 3,1 % du PIB en 2023, notamment sous l’effet de la baisse de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) de 15 milliards à 4,3 milliards d’euros, le mouvement de baisse est stoppé par le gouvernement dans le cadre de la préparation du budget pour 2025. Il faut d’ailleurs relativiser la réduction des impôts de production puisque ces derniers se situent encore au double du niveau de la zone euro et à plus de quatre fois le niveau allemand.
De plus, la loi ZAN (zéro artificialisation nette) est en train de détruire les zones d’activité qui étaient programmées pour l’activité économique et que les communes réduisent, parfois de moitié d’un trait de plume, pour faire des logements ou du « retour à la nature » en vue de respecter leurs autres obligations environnementales.
Nous n’avons plus la lucidité, ni la volonté pour mener une politique ambitieuse de réserves foncières productives régionales coordonnées par l’Etat. La surface nécessaire pour réindustrialiser est de 50.000 hectares, dont 20.000 hectares de friches restaurées, qui doivent être comptées hors ZAN. Si ça vous semble beaucoup c’est que vous ne savez rien. Nous étions prêts, dans le cadre du Green deal européen et sans étude d’impact, à geler 4 % de la surface agricole utile, soit 1,2 million d’hectares ! On peut geler 1,2 million d’hectares d’un trait de plume mais on ne peut pas préserver 50.000 hectares pour se tenir debout dans la compétition internationale.
En analysant les ratios de production manufacturière en pourcentage du PIB, il apparaît que, de 2019 à 2023, ils ont baissé pour tous les pays (ou ensemble de pays) en difficulté et augmenté dans les pays dont l’activité économique performe. Précisément, ces ratios ont baissé de 14,9 % à 14,7 % du PIB pour l’Union européenne à 27, de 14,7 % à 14,5 % du PIB pour la zone euro, de 19,4 % à 18,5 % du PIB en Allemagne, et de 9,9 % à 9,7 % du PIB en France.
Ces mêmes ratios ont augmenté de 10,7 % à 10,9 % du PIB en Espagne, de 10,4 % à 10,8 % aux Pays-Bas, et de manière encore plus spectaculaire de 14,8 % à 15,4 % du PIB en Italie qui est devenue le quatrième exportateur mondial en 2023. Selon les dernières prévisions économiques de la Commission européenne, l’Italie aura une croissance supérieure (!) à celle de la France en 2025, grâce à ses 27.000 entreprises industrielles internationalisées. Surtout, les Pays-Bas vont croître deux fois plus vite que la France et l’Espagne trois fois plus vite. Les industries italienne et espagnole sont désormais plus robotisées que les françaises.
La France continue d’être le pays le plus désindustrialisé avec l’industrie la moins robotisée des grands pays européens, ce qui se traduit par un déficit commercial abyssal alors que l’Italie accumule les excédents de son commerce extérieur. Seule une révolution politique totale pourrait nous redonner la lucidité et la volonté pour agir.
Les Echos – 19/11/2024
Selon l’économiste Christian Saint-Etienne, le budget 2025 en discussion est « une rustine coûteuse » et « sans effet structurel ». Tout ça pour ça ?
Le Premier ministre Michel Barnier a présenté le 10 octobre 2024 en conseil des ministres son projet de loi de finances pour 2025 (PLF 2025) qui prévoit une baisse du déficit de 60,6 milliards d’euros afin de le réduire de 6,1 % du PIB en 2024 à 5 % du PIB en 2025. Selon le gouvernement et sans ce projet, le déficit eût été de 7 % du PIB.
Dans son avis sur ce projet, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a considéré que beaucoup d’économies annoncées « ne sont pas documentées ». Il explique que l’ajustement « structurel » du déficit de 1,4 point de PIB repose à 70 % sur des hausses de prélèvements obligatoires et à 30 % sur des baisses de dépenses publiques, alors que le gouvernement annonçait que son projet était fondé aux deux tiers sur une baisse de dépenses et un tiers sur une hausse d’impôts.
Le plus vraisemblable est que le déficit, si la croissance ne tombe pas en dessous de 0,8 % en 2025, se situera à 5,5 % du PIB en 2025. Ce budget est une rustine coûteuse à l’effet temporaire. Surtout, c’est le dernier budget de la Ve République construit par replâtrage. Car selon le PLF 2025 lui-même, la dépense publique hors crédits d’impôts en pourcentage du PIB devrait passer de 56,4 % en 2023 à 56,8 % en 2024, avant un retour à 56,4 % en 2025. 60 milliards de replâtrages sans effet structurel. Tout ça pour ça ?
Quel est le fondement du problème ? En France, seules deux lois d’ordre divin règnent sur les finances publiques, le Parlement et l’opinion publique. Primo, la dépense publique crée la richesse. Secundo, la dette n’a pas d’importance car elle est illégitime : il suffit de l’effacer. Ces deux lois n’ont pas cours en Europe du Nord et à la Commission européenne.
Si la dépense publique créait la richesse, la croissance en France serait de 5 % par an depuis 40 ans, le déficit serait un excédent de même ampleur, l’impôt sur le revenu serait remplacé par des chèques du Trésor aux ménages, etc. Quant à la dette qui, en France et selon les tenants des deux lois précédentes, serait le problème des créanciers, elle est une responsabilité morale en Allemagne mais aussi ici.
De fait, la France a toujours payé, y compris en or après la défaite de 1870. Avoir le record de la dépense publique en pourcentage du PIB en Europe mais une croissance misérable depuis 20 ans n’intéresse personne. Il s’agit de dépenser pour dépenser même si les résultats de l’école sont mauvais, l’insécurité croissante et le chômage important. Non seulement la dépense est élevée mais son efficacité à atteindre les objectifs fixés par les dépensiers est désastreuse. Que faire ?
Trois règles d’or doivent être écrites dans la Constitution. Première règle : pour l’Etat, le déficit ne peut dépasser le niveau de l’investissement et ne jamais dépasser 3 % du PIB. Deuxième règle : pour les collectivités locales, les recettes courantes doivent couvrir non seulement les dépenses de fonctionnement mais aussi 60 % de celles d’investissement, soit le montant de l’amortissement des infrastructures mesuré sur les 30 dernières années. Troisième règle : pour la Sécurité sociale, équilibre obligatoire sur un cycle de trois années car il est fou de faire payer nos boîtes de médicaments par les générations futures.
Le HCFP mettrait en oeuvre ces dispositions pour les entités ne les respectant pas. Soit nous écrivons ces règles nous-mêmes, soit les marchés financiers nous les imposeront après une crise d’une violence inouïe. En Grèce, après l’accession au pouvoir de Syriza (qui signifie « coalition de gauche radicale ») le 25 janvier 2015, avec la promesse de tout faire sauter, le même parti signait en août 2015 un plan d’ajustement couronnant les plans précédents avec pour effet une baisse du PIB d’un quart et des retraites et prestations sociales d’un tiers (en valeur réelle).
Les réformes structurelles seront faites de toute façon. Par un syndic de faillite ou un Parlement responsable ?
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce vendredi 15 novembre 2024.
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Ce vendredi 15 novembre, Sylvie Matherat, senior advisor du cabinet de conseil et d’audit Mazars, Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, et Xavier Timbeau, directeur principal de l’OFCE, se sont penchés sur les prévisions budgétaires de Bercy, la suppression ou non d’un jour férié, et sur le programme économique à venir de Donald Trump, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.