Christian Saint-Etienne était l’invité d’Olivier Galzi dans le « Grand Décryptage » sur iTélé, mercredi 17 juin 2015.
Au programme : Prélèvement à la source : mode d’emploi.
Pour aborder la question du prélèvement de l’impôt à la source, Olivier Galzi reçoit Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, Philippe BRUNEAU, président du « Cercle des fiscalistes », Christian SAINT-ETIENNE, économiste et « Délégué à l’économie » pour Les Républicains, et Vincent DREZET, secrétaire général du syndicat « Solidaires-Finances publiques ».
Le Figaro – 3 juin 2015
Pour l’auteur, professeur titulaire de la chaire d’économie au Conservatoire national des arts et métiers, notre pays souffre d’une forte désindustrialisation et d’une politique économique inadaptée.
Les petites entreprises ne voient aucune reprise de leur activité. L’investissement public se réduit tandis que le bâtiment et les travaux publics (BTP) continuent de supprimer de l’emploi. Le déficit extérieur hors énergie ne se réduit pas. Le chômage reste solidement installé au-dessus de 5 millions de personnes en incluant celles qui souhaitent travailler davantage.
Le très invoqué « alignement des planètes », avec un prix du pétrole bas, un euro qui a baissé face au dollar et des taux d’intérêt faibles, ne semble pas produire d’effets même si la consommation se maintient grâce à l’effet positif de la baisse du prix du pétrole sur le pouvoir d’achat.
Que se passe-t-il ? La France a connu une croissance de 1,1 % sur la période 2001-2014 et de 0,4 % sur la période 2012-2014. Or le poids de nos structures et de la dépense publique exige une croissance de l’ordre de 1,5 % par an pour tenir la tête hors de l’eau et de plus de 2 % en rythme annuel pendant au moins dix-huit mois pour que les Français en emploi ou proches de l’emploi en ressentent les effets positifs et que les comptes publics s’améliorent de façon réelle et visible. Il faut 3 % de croissance pendant deux ans pour réduire les poches de pauvreté.
Les finances publiques sont toujours hors contrôle. La dépense publique est passée de 56 % du PIB (produit intérieur brut) en 2011 à 57,5 % du PIB en 2014, illustrant le fait que la soi-disant baisse de la dépense est un leurre. Le président et le gouvernement multiplient les annonces de subventions et de nouvelles allocations dans une politique effrénée d’achat de clientèle. Le déficit s’est maintenu à 4 % du PIB en 2013 et 2014 en dépit d’une hausse d’impôts de 70 milliards d’euros !
L’euro a certes baissé de 20 % face au dollar, mais de 10 % en moyenne face aux devises de nos partenaires commerciaux (calcul pondéré selon les exportations vers chaque pays). Les taux d’intérêt ont certes baissé, et l’État s’approprie cette baisse qui stabilise le déficit pour arrêter tout effort sur la dépense, mais les petits entrepreneurs en bénéficient peu. Aujourd’hui, comme toujours, on ne prête que contre des garanties qu’un entrepreneur du BTP ne peut pas donner.
Mais ailleurs en Europe les choses vont mieux et le rétablissement de l’Espagne est spectaculaire. Pourquoi pas nous ?
Trois explications décisives guident l’analyse de la situation et la politique qu’il faudrait mener.
En premier lieu, notre pays souffre encore de la très forte désindustrialisation subie depuis 1999, dernier point haut de notre économie en termes de vivacité et de parts de marché à l’exportation. Les 35 heures ont fait des ravages parce qu’elles traduisaient la vision imbécile qui domine en France depuis le milieu des années 1990 selon laquelle nous sommes entrés dans un monde postindustriel, post-travail alors que la troisième révolution industrielle, en pleine accélération depuis deux décennies, nous a fait entrer dans un monde hyperindustriel et hyperentrepreneurial. Le mot « industrie » a changé de sens, et nous sommes dans une iconomie entrepreneuriale, mais la non-reprise de l’investissement industriel nous tue. Depuis 1999, la part de la valeur ajoutée industrielle dans le PIB a baissé de plus de 30 % et nos parts de marché à l’export dans le monde ont chuté de plus de 40 % ! En effet, 80 % des exportations mondiales hors énergie et matières premières sont faites de produits industriels. Pas d’industrie égale pas d’export ! C’est assez clair ?
En second lieu, l’écrasement fiscal général de tout ce qui bouge en France et notamment la fausse bonne idée d’aligner la fiscalité du capital, qui est un stock, sur celle du travail, qui est un flux, a cassé le développement de la troisième révolution industrielle sur notre sol.
En troisième lieu, le gouvernement, sous couvert de réforme sociale, multiplie les réformes qui tétanisent les chefs d’entreprise (pénibilité, syndicats de branche, retour partiel à la retraite à 60 ans, etc.). Or il n’y aura pas de réindustrialisation iconomique, c’est-à-dire intégrant les apports de l’informatisation de la production et de la distribution, de la robotique et des plateformes numériques, sans alignement de la fiscalité du capital sur celle de nos compétiteurs : régime suédois de la fiscalité du capital (prélèvement forfaitaire de 30 % sur dividendes, intérêts et plus-values), fiscalité anglo-suédoise sur l’impôt sur les sociétés (20 % sur les bénéfices mis en réserve et, dans un premier temps, à 30 % sur les bénéfices distribués), fiscalité des revenus des ménages réformée.
L’écrasement fiscal du capital à l’automne 2012 est le péché originel du quinquennat que le CICE et le pacte de responsabilité ne peuvent effacer. Surtaxer le capital au démarrage d’une révolution industrielle hyperentrepreneuriale et hypercapitalistique relève du vice intellectuel, voire du vice tout court.
Il faut arrêter de changer constamment la donne sociale. Il est impératif de passer à un régime fixant les grands principes par la loi et laissant les entreprises régler les détails avec les partenaires sociaux du terrain.
Il faut massivement simplifier notre structure institutionnelle (50 départements et 2 000 communes suffisent) et redonner un rôle fort à un État stratège léger mais visionnaire aidant les métropoles et l’ensemble des territoires à redonner au pays la croissance qu’il appelle de tous ses espoirs. L’investissement productif doit être notre seule boussole.
Il faut rapidement bouger ou crever. Le réel n’attendra pas deux ans pour s’imposer.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Hedwige Chevrillon dans l’émission « Le Grand Journal » sur BFM Business, le lundi 20 avril 2014.
Quel est le bilan des trois années de François Hollande à l’Elysée ? Le bilan des trois années de François Hollande à l’Elysée ainsi que ses annonces dans le supplément de Canal Plus ont été débattus par Hedwige Chevrillon et le Cercle des économistes: Pouria Amirshahi, député PS des Français établis hors de France, Marc Ferracci et Christian Saint-Étienne, membres du Cercle des économistes et Patrick Coquidé, éditorialiste économique à BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, mardi 23 décembre 2014.
Au sommaire : Selon l’Insee, le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 0,5% au troisième trimestre en France. Comment expliquer cette hausse ?. Baisse des prix des carburants: une bonne nouvelle pour la reprise de l’économie française en 2015 ?. Avec: Mathilde Lemoine, directrice des études économiques d’HSBC-France, Alain Madelin, président du fonds Latour-Capital, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, mardi 23 décembre 2014.
Au sommaire : Adhérez-vous à la théorie du « cavapétisme » ? Ceux qui disent que « ça va péter ! ». Comment en sommes-nous arriver là ? Quels sont les scénarios possibles pour 2015 ? Avec: Mathilde Lemoine, directrice des études économiques d’HSBC-France, Alain Madelin, président du fonds Latour-Capital, et Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon dans l’émission « Le Grand Journal » sur BFM Business, lundi 22 décembre 2014.
Thème de l’émission (partie 2) : France: comment relancer la croissance en 2015 ?
Les mesures annoncées par la loi Macron, l’efficacité des réformes proposées par François Hollande et les perspectives pour relancer la croissance en 2015 ont été commentées par Hedwige Chevrillon et le Cercle des économistes: Christian Saint-Étienne, membre du Cercle des économistes, et ancien membre du Conseil d’analyse économique, Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, Patrick Coquidé et Emmanuel Lechypre, éditorialistes économiques à BFM Business.
Christian Saint-Etienne était l’invité d’Hedwige Chevrillon dans l’émission « Le Grand Journal » sur BFM Business, lundi 22 décembre 2014.
Thème de l’émission (partie 1) : Marchés financiers: quel bilan pour 2014 ?
L’évolution de la situation économique en Europe et à l’échelle mondiale a été débattue par Hedwige Chevrillon et le Cercle des économistes: Christian Saint-Étienne, membre du Cercle des économistes, et ancien membre du Conseil d’analyse économique, Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, Patrick Coquidé et Emmanuel Lechypre, éditorialistes économiques à BFM Business.
Interview de Christian Saint-Etienne par Patrice de Meritens – Le Figaro Magazine – 5/12/2014
Même si elle n’apparaît pas encore en ordre, la droite n’a jamais été aussi loin dans ses propositions de réforme, et c’est un véritable facteur d’espérance, explique l’économiste.
> La droite est-elle véritablement en ordre de marche pour redresser la France ?
La question se pose en effet, car on ressent une sorte de désordre dans ce que l’on voudrait être une marche cohérente. Le problème est que les leaders de la droite n’ont pas suffisamment travaillé politiquement ni conceptuellement depuis 1981, et cela parce qu’ils n’ont pas pris conscience de l’entrée de la France dans la troisième révolution industrielle. Alors que les gens qui la composent sont individuellement intelligents et courageux, son organisation a fini par les rendre collectivement médiocres et pusillanimes. C’est dû au système lui-même, que l’on retrouve du reste au PS comme au FN : quand les investitures sont données par les apparatchiks, quand le leadership du parti est obsédé par le placement de ses hommes, il se développe un comportement clanique. Pour réussir la relève et composer un gouvernement de rupture, il ne faudra donc pas se contenter de faire du marketing politique lors de la préparation des législatives de 2017 avec des quotas de jeunes, de femmes, de diversité, etc., mais choisir de fortes personnalités. La seule raison pour laquelle Hollande et son gouvernement ont survécu dans l’hallucinante accumulation d’impéritie et de scandales auxquels on assiste depuis plus de deux ans n’a été possible que par cette désintégration de la droite, qui trouvera peut-être son terme avec l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP. Election paradoxale : après avoir traîné des casseroles qui se sont transformées en jouets de jardin à mesure que les procédures ont avancé – qu’on se rappelle les virulents anathèmes d’Eva Joly à propos de l’affaire Bettencourt et de l’attentat de Karachi -, voilà que celui qui a pu symboliser en 2012 les errements de la droite sera peut-être celui par qui s’opérera le renouveau…
> Pourra-t-il tenir ses promesses comme, par exemple, le fait que pas plus de 50 % du PIB ne devront être consacrés aux dépenses publiques d’ici à cinq ans ? Comment, dans ce cas de figure, passer du général au particulier ?
En passant de l’incantatoire à l’impératif ! Nous sommes actuellement à 57 % du PIB en dépenses publiques, contre 48 % en moyenne dans la zone euro, soit 9 points d’écart. A l’intérieur de nos 57 points, 32 sont consacrés à la protection sociale, contre une moyenne de 25 dans les autres pays ; 7 de nos 9 points d’écart avec la zone euro portant sur le seul budget de la protection sociale, c’est là qu’il faudra opérer les réformes majeures pour redéployer les moyens et réinvestir simultanément dans la troisième révolution industrielle. Il faudra enlever 5 à 6 points sur la protection sociale, et un point hors protection sociale, particulièrement sur l’intercommunalité.
> Là où François Fillon et Alain Juppé se prononcent clairement pour la suppression de l’ISF, Nicolas Sarkozy, après avoir évoqué une possible voie par le biais d’une harmonisation avec la fiscalité allemande, en arrive aussi à cette solution, mais en termes prudents, marquant plus la nécessité que la volonté…
Sarkozy est un homme intelligent et courageux mais, avant tout, un ultrapolitique : le dernier sondage à propos de l’ISF montre que, malheureusement, 65 % des Français sont pour son maintien. Près de 99 % des entreprises étant familiales et l’ISF touchant les actions, il faut sortir ces dernières de l’impôt de façon à reconstruire l’appareil productif en même temps que l’on rassurera les héritiers, quitte à laisser en pâture aux Français l’ISF sur les placements immobiliers et obligataires. Intellectuellement, je suis pour sa suppression totale, mais un simple coup d’œil sur l’histoire de notre peuple me conduit à n’être malgré tout pas trop éloigné de la vision de Sarkozy. Pour ce qui est de la retraite, 65 ans pour Juppé et Fillon, 63 ans pour Sarkozy (là encore, il est politique), j’observe que l’âge de 64 ans avec quarante-quatre ans de cotisations est un impératif absolu qui permettra le retour à l’équilibre à partir de 2024. Il faudra le faire dans la semaine qui suivra l’élection de la nouvelle Assemblée nationale.
> Qu’est-ce qui nous garantit que la droite va concrètement passer à l’action ?
Je me souviens d’un dîner avec François Hollande à l’automne 2006, où il avait dit : « C’est très difficile d’être à gauche en France, quand la droite y est déjà ! » Et de fait, il suffit de comparer les programmes du SPD en Allemagne, du Parti démocrate aux Etats-Unis ou du Labour au Royaume-Uni, pour constater que l’UMP a toujours été le plus à gauche de tous les grands partis de droite des grandes démocraties. Or aujourd’hui, ce n’est plus la victoire d’une faction sur une autre, mais la survie même du pays qui est en jeu. La France joue sa peau ! Le premier point d’espoir se trouve donc dans l’audace même des réformes avancées : jamais la droite n’était allée si loin. Le second point, c’est qu’en majeure partie, les Français y sont prêts. Nous sommes à une époque cathartique de notre histoire. Tout comme les individus, les peuples ne bougent que lorsqu’ils ont peur.
Christian Saint-Etienne était l’invité de David Abiker dans l’émission « C’est arrivé cette semaine » sur Europe 1, ce samedi 15 novembre 2014.
Thème abordé :
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Le Figaro – 23/09/2014
« Se résigner à un déficit au-dessus de 4 % place la France dans une position très vulnérable »
Le président de la République, dans sa conférence de presse de la semaine dernière, a déclaré en substance, avec beaucoup d’assurance sur ce point, alors qu’il semblait douter de tout par ailleurs : « Non, nous ne ferons pas plus d’économies que les 50 milliards annoncés, car, au-delà, cela nuirait à la croissance. » Eh bien, Monsieur le Président, vous avez tort !
Mais de quelle dépense parle-t-on ? Et quelle est la situation du pays ? Car il ne faut pas se tromper de diagnostic. La situation économique de la France est catastrophique. Nos échanges extérieurs sont déficitaires depuis 2005. Le déficit de la balance courante a atteint près de 2 % du PIB de 2011 à 2013. La production industrielle est tombée en 2014 au niveau de 1994. Le déficit public est scotché au-dessus de 4 % du PIB chaque année de 2013 à 2015. La dette publique continue de dériver.
Mais il faut remonter plus loin. Le dernier point haut de l’économie française a été atteint en 1999. Au cours des quinze années suivantes, la part de la production industrielle dans le PIB a baissé de 30 %. Et la part des exportations françaises dans les exportations mondiales a chuté de plus de 40 %. Surtout, le taux de marge de nos entreprises était inférieur d’un tiers à celui des entreprises des pays qui sont nos principaux concurrents. Financièrement exsangues, trop spécialisées dans des productions de moyenne gamme, nos entreprises se trouvaient incapables de garder leurs parts de marché dans la zone euro et de profiter de la croissance mondiale hors zone euro.
La situation était donc déjà difficile en 2012 lorsque François Hollande a été élu. Mais il a déjà commis deux erreurs graves au moment où les Français lui confient le pouvoir. Le nouveau président a prononcé une série de discours menaçants contre la finance et les « riches » alors qu’il fallait promouvoir une finance régulée et exemplaire. En outre, il a annoncé une série de mesures coûteuses, dont un retour à la retraite à 60 ans pour la moitié de ceux qui partent à la retraite, qui vont peser sur la dépense publique. De surcroît, Hollande a augmenté massivement la fiscalité sur le capital et les entrepreneurs alors que la troisième révolution industrielle est hyper-capitalistique et hyper-entrepreneuriale.
Puis un nouvel Hollande a décidé de mettre en place le CICE et le pacte de responsabilité. Au début de 2014, à l’inverse des discours de 2012, le président a déclaré que « seules les entreprises créent la richesse » et, en substance, que « la dépense publique n’est pas la solution mais le problème ». Mais la dépense publique tarde à être reprise en main. En outre, les 50 milliards de baisse annoncée sont en partie un mirage. Ils sont en effet gagés sur une désindexation partielle de la dépense sociale alors que l’inflation a disparu.
C’est de surcroît une erreur de maintenir le déficit au-dessus de 4 % du PIB en 2014, 2015 et vraisemblablement en 2016. D’abord, le gouvernement y perd toute crédibilité. Ensuite, nous sommes très vulnérables si les taux d’intérêt remontent. Il faut donc ramener le déficit à 4 % en 2015 et 3,5 % en 2016 en prenant des mesures connues : renouer avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, accentuer les restructurations de services publics.
Faut-il aller au-delà et, dans les deux prochaines années, couper brutalement la dépense de 50 milliards d’euros de plus ? Non, car cela accentuerait le risque de déflation. En revanche, il faut, pour redevenir crédible maintenant, couper la dépense future ! Plusieurs réformes de structures s’imposent.
En premier lieu, nous devons imposer un gel de la dépense publique en volume pendant au moins trois ans en menant les réformes nécessaires des régimes de retraite. Il est nécessaire de reculer l’âge de départ à la retraite à 64 ans et d’allonger la durée de cotisation à 44 ans d’ici à 2024. De même, afin de réduire les dépenses des collectivités locales, instituons l’élection des maires des intercommunalités au suffrage universel direct.
En deuxième lieu, il faut réintroduire la dégressivité des allocations chômage après 6 mois et réduire la durée d’indemnisation à 18 mois. D’autres dispositifs prendront en charge ceux qui n’auraient pas retrouvé de travail. En troisième lieu, il est indispensable de rétablir une structure de la fiscalité du capital dans la moyenne européenne si l’on veut relancer les investissements productifs.
Hollande a aggravé une situation déjà très sérieuse avant lui, puis a commencé à s’attaquer à la source du problème. S’il veut transformer son changement de cap en emplois, le président doit maintenant corriger sa réforme initiale de la fiscalité du capital. Bref, qu’il fixe une direction claire et qu’il s’y tienne !
CHRISTIAN SAINT-ÉTIENNE