Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business, ce lundi 7 avril 2025.
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Ce lundi 7 avril, Christophe Boucher, professeur à l’Université Paris-Nanterre et directeur des investissements d’ABN Amro, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des économistes, et François Ecalle, fondateur de FipEco.fr, ont discuté de la stratégie de la Fed en marge des annonces de Donald Trump sur les droits de douane, du rétropédalage de François Bayrou sur l’effort budgétaire, et de la question du retour de la TVA sociale, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce mercredi 13 décembre 2023.
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Ce mercredi 13 décembre, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Economistes, et Céline Antonin, économiste à l’OFCE, sont revenus sur la baisse des taux directeurs des banques centrales européennes dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Le Journal du Dimanche – 10/12/2023
La Banque centrale européenne (BCE a augmenté ses taux le 14 septembre 2023, portant le taux de refinancement à 4,5%, après que ce taux a été maintenu à moins de 1,5% de 2011 à mars 2016, date à laquelle il passait à 0% jusqu’en juillet 2022. Depuis juillet 2022, la BCE a procédé à dix hausses de son taux principal de refinancement en faisant l’hypothèse, y compris lors de la dernière hausse en septembre 2023, que l’inflation se maintiendrait à un niveau élevé sur l’ensemble de l’année 2023 et résisterait en 2024.
Or quelques semaines après cette dernière décision, l’inflation baisse d’autant plus vite que l’activité économique dans la zone euro est atone et devrait rester décevante en 2024. L’inflation (IPCH – indice des prix à la consommation harmonisé) est tombée à 2,4% en novembre 2023 dans la zone euro et à 3,8% en France (3,4% pour l’indice classique à la consommation pour la France). Les prix des actifs immobiliers, notamment commerciaux, dégringolent depuis un an. L’Allemagne est entrée en stagnation et la France est en difficulté avec un double déficit (public et balance commerciale) qui apparaît de plus en plus ingérable.
C’est dans ce contexte dégressif que la présidente de la BCE vient d’annoncer une accélération de la contraction du bilan de la Banque centrale. La BCE peut-elle davantage être à contre-temps, alors qu’elle le fut déjà lors de la crise de 2008, qu’il a fallu la décision de Mario Draghi de juillet 2012 pour éviter la catastrophe – explosion de la zone – et que la BCE a trop tardé à relever doucement ses taux en 2021-2022 ? J’ai fait partie des rares personnes qui ont appelé la BCE à remonter son taux de refinancement à 0,5% puis progressivement 1% en 2021. Mais ce taux est resté nul pendant cette période avant de prendre brutalement l’ascenseur à l’automne 2022.
Une réduction trop rapide du bilan de la Banque centrale pourrait provoquer une crise du financement du sud de la zone euro qui conduirait la BCE à rouvrir en urgence les vannes du crédit, brisant ainsi la confiance des marchés financiers dans la conduite de la politique financière de l’Europe. Car la politique monétaire de la zone euro doit être analysée conjointement avec la politique budgétaire conduite par les vingt Etats membres de la zone, des Etats qui n’évoluent pas de la même façon au même moment.
Faut-il donc souhaiter une baisse rapide des taux d’intervention de la Banque centrale, tout en réduisant rapidement le bilan de la BCE, ou réduire modérément les taux et très progressivement le bilan de la banque ? Une réduction trop rapide des taux porterait en germe une reprise de l’inflation des prix à la consommation, mais surtout une accélération de l’inflation salariale conduisant à une boucle de prix-salaire rapidement ingérable.
Comme le marché des prêts immobiliers en volume s’est stabilisé en octobre-novembre 2023, du moins en France, et que les demandes de hausse salariale restent élevées, il convient de privilégier une approche progressive de baisse modérée des taux conjointement à une baisse très contrôlée des encours de la Banque centrale. On pourrait imaginer de ramener le taux de refinancement par quatre baisses de 0,25%, de 4,5% actuellement à 3,5% en juillet 2024, avec une baisse mensuelle modérée de l’encours de crédits de la Banque centrale. Sauf si l’activité dans la zone euro devait plonger en 2024 sous l’effet d’une aggravation de la guerre en Ukraine, d’une nouvelle crise énergétique ou pandémique, le taux de refinancement à condition que l’inflation recule en 2024, pourrait être ramené à 3% à la fin de 2024.
Il ne faut jamais oublier que la conduite du policy mix dans la zone euro, qui recouvre la conduite simultanée des politiques monétaires, budgétaire et de change, est compliquée en raison, d’une part, de la dépendance énergétique de l’Europe aux pétrole et gaz importés, d’autres part, de la fêlure entre le nord et le sud de la zone euro. Cette opposition ne résorbe pas, avec des pays du nord ayant gardé une industrie puissante, une dette publique faible et une position financière extérieure nette fortement positive, et des pays du sud très endettés et qui, pour certains, cumulent double déficit et position financière extérieure nette fortement dégradée, comme la France.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Thiphaine de Rocquigny dans l’émission « Entendez-vous l’éco ? » sur France Culture ce jeudi 2 novembre 2023.
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Trente ans après l’entrée en vigueur du traité de Maastricht, le 1er novembre 1993, la lutte contre l’inflation menée par la BCE se fait-elle au détriment de la croissance économique ?
Avec :
Le 26 octobre dernier, la BCE a annoncé maintenir son taux d’intérêt directeur à 4 %, après l’avoir augmenté à dix reprises depuis juillet 2022, où il était fixé à 0.5 %. Cette politique monétaire restrictive – inédite dans sa dureté depuis la création de la BCE, il y a trente ans, lors du Traité de Maastricht – a été décidée alors que le taux d’inflation en Europe atteignait des sommets (10.9 % en moyenne), boosté par la flambée du prix des matières premières et de l’énergie.
Si l’on observe une réduction sensible de l’inflation en Europe, il est de notoriété publique qu’une politique monétaire restrictive implique une contraction considérable du crédit et de la demande, et donc une forte réduction de l’activité économique. D’ailleurs, cela commence à se faire ressentir dans l’économie réelle : la croissance européenne est en berne et risque d’y rester pendant toute l’année 2024, au point où certains “géants” européens comme l’Allemagne font face à un fort risque de récession. De plus, de nombreux pays européens (comme la France) possèdent encore des niveaux de dette publique considérables, qui risquent d’exiger des mesures budgétaires restrictives de la part des gouvernements pour réduire les déficits.
La BCE parie sur la fin de l’inflation dans le courant de l’année pour favoriser la reprise économique : toutefois, si l’inflation a décéléré, celle-ci reste importante en cumulé ; et si les taux d’intérêt sont gelés, ils restent également élevés. Face à l’incertitude géopolitique au Moyen-Orient, certains craignent un nouveau choc pétrolier qui pourrait faire repartir l’inflation à la hausse. À cela s’ajoute la forte concurrence livrée par la Chine et les États-Unis à l’Union Européenne : isolée dans son libre-échangisme dans un contexte de retour des positions protectionnistes, l’UE voit ses perspectives de croissance d’autant plus entravées.
Face à ces enjeux, comment rebâtir une croissance économique solide ? Entre réindustrialisation, Green New Deal et taxes sur les exportations étrangères, nos trois invités y vont de leurs propositions.
L’inflation est due à plusieurs facteurs. Certains, comme les prix de l’énergie, sont difficilement contrôlables, ce qui explique une persistance probable du phénomène dans les mois à venir. Comme l’explique Natacha Valla, « on ne maîtrise pas toutes les composantes de l’inflation. Ce qu’on cherche à maîtriser avec le resserrement de la politique monétaire, ce sont les éléments qui forment la demande intérieure, pour qu’elle ne vienne pas trop créer de tension sur les marchés des biens et des services. »
Si la BCE agit contre l’inflation, certains gouvernements ont pris une grande partie de l’inflation à leur charge. On pouvait s’attendre à ce que cette action publique accentue la hausse des prix, pourtant cela n’a pas été le cas, selon Jérôme Creel : « les gouvernements ont été beaucoup à la manœuvre pour lutter ou bien contre les effets de l’inflation sur le pouvoir d’achat, ou bien directement en empêchant certains prix d’augmenter, comme en France, en Italie et en Espagne. Ces mécanismes ont concouru à réduire l’inflation dans ces trois pays, là où l’Allemagne n’a décidé de mener une stratégie de lutte contre l’inflation que très tardivement. L’inflation a des effets redistributifs considérables.«
En plus de l’inflation, la dépendance énergétique de l’Europe et son retard dans la production de technologies sont autant de facteurs qui minent la croissance européenne. Selon Christian Saint-Etienne, « il y a une fragilité stratégique absolument majeure de l’Europe, qui plus est confrontée à une guerre à sa porte en Ukraine. Cela fait qu’il y a une sorte de gel, au niveau européen, des initiatives fortes qui se traduisent par la faiblesse de la croissance.«
Les Echos – 9/10/2023
En voulant s’en tenir à une objectif cible strict de 2% d’inflation, la BCE n’a pas la souplesse nécessaire pour s’adapter aux perturbations d’approvisionnement actuelles.
On aborde le plus souvent l’inflation par son impact sur le pouvoir d’achat sans réellement comprendre la source de ce dérèglement. Il y a deux grands systèmes d’allocation des ressources rares, cette allocation étant le problème central de la politique économique. Soit par une administration centralisée dans une économie dirigée, soit par le système des prix.
L’administration centralisée de l’allocation de ressources se termine invariablement par une catastrophe au-delà d’une période initiale où les principaux bénéficiaires du système – les membres du parti unique qui tient le pouvoir – trouvent ça « génial » en le clamant sur les ondes au nez et la barbe de ceux qui crèvent de faim.
L’allocation des ressources, en hommes et marchandises, dans une économie de marché ne se fait pas par les prix absolus mais par les prix relatifs, ce qui est a priori incompréhensibles ! Que le produit x soit à 1 euro et le produit y à 2 euros relève de l’information. L’allocation des ressources intervient par le fait que y = 2x, ce qui est inaudible à la télévision et ne peut être écrit que dans « Les Echos ». Les taux d’intérêt et les salaires sont des prix et l’allocation des ressources humaines, à moyen et long termes, n’est pas la même si le médecin et l’ingénieur gagnent deux fois le SMIC ou sept fois le SMIC.
C’est ici qu’intervient l’inflation qui a l’apparence d’une hausse du niveau général des prix. Si tous les prix augmentent de 10%, les prix relatifs sont constants et l’allocation des ressources inchangée. Le problème central de l’inflation est que les prix nominaux n’augmentent pas au même rythme et que les prix relatifs sont modifiés. Si les prix de l’alimentaire et de l’énergie augmentent respectivement de 15% et de 30% quand le niveau général des prix augmente de 5%, l’alimentaire et l’énergie coûtent beaucoup plus cher en relatif.
Les banques centrales ont mandat de lutter contre l’inflation car elle perturbe le fonctionnement du système des prix relatifs et donc impacte l’allocation des ressources. La Banque centrale européenne a décidé en 1998 que l’inflation ne posait pas de problème si elle était inférieure à 2% mais dangereuse au-delà. On peut considérer que, hors crise d’approvisionnement et hausse déraisonnable des liquidités, la productivité de l’industrie augmentant plus vite que celle des services, une inflation générale à 2% est compatible avec la stabilité totale des prix industriels.
Mais dans un monde en mutation de rapports de force et en crise d’approvisionnement, on peut considérer qu’un objectif d’inflation rigide à 2% est dangereux et qu’il faut lui préférer un objectif de « 2% plus ou moins 1% » qui est compatible avec l’adaptation des agents économiques aux mutations à l’oeuvre. Lorsque les perturbations d’approvisionnement auront cessé, le retour à l’objectif initial s’imposera naturellement.
Paradoxalement, à trop forcer le retour à une inflation à moins de 2% dans un contexte de crise de l’approvisionnement, la banque centrale perturbe davantage le système de prix relatifs qu’elle ne protège en aggravant les tensions. Si dans le même temps elle restreint massivement les liquidités, elle étouffe le fonctionnement de l’économie réelle et devient la principale menace pour la stabilité économique. Si l’inflation se stabilisait à moins de 3% pendant la période de mutation vers une économie verte, on serait proche de l’optimum de politique économique.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce lundi 9 octobre 2023.
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Ce lundi 9 octobre, Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit Agricole SA, Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, et Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM, sont revenus sur les projets de taxes exceptionnelles en 2024, sur l’idée de réindexer les salaires sur l’inflation ou de privilégier des hausses sur le partage de la valeur, ainsi que sur le rôle des banques centrales face à la hausse des prix, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
L’inflation est une vielle histoire, du passé et du présent. Nous nous y intéressons parce que nous y sommes : les prix des matières premières, de l’énergie, de l’alimentation ont fortement augmenté. La perte du pouvoir d’achat de la monnaie attribuée à la crise sanitaire du Covid et pour suivre à la guerre en Ukraine a provoqué une augmentation générale des prix. Qu’il s’agisse des biens comme des services, même si une amélioration pointe à l’horizon, les ménages sont en difficulté. Bien sûr, rien de comparable, pour l’Europe, à ce qui s’est produit après deux guerres mondiales, ces trente dernières années l’Europe n’a quasiment pas connu de mouvement inflationniste, le dernier intervenant après le choc pétrolier des années 70. Si des enseignements économiques peuvent être tirés, on constate une hétérogénéité des causes et des conséquences de l’inflation sur les ménages, les Etats et les industries, sans oublier la diversité des situations géographiques. Mais la rationalité économique n’explique pas tout par ce que la mondialisation brasse toutes sortes d’inégalités sociales, de comportements distincts, de flux financiers incontrôlables et de conflits à répétition. On l’aura compris, l’inflation a une dimension qu’il convient de discerner pour en comprendre les véritables enjeux.
Émile Malet reçoit :
Philippe Askenazy, économiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’ENS
Abderrahmane Hadj-Nacer, banquier d’affaires, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie
Christian Saint-Etienne, économiste, professeur au CNAM, homme politique
Claude Raynal, sénateur, président de la Commission des finances du Sénat
Christian Saint-Etienne, économiste et professeur au CNAM, était l’invité de l’émission Ecorama du 1er juin 2023, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Il a notamment donné son point de vue sur l’évolution de l’inflation, la désindustrialisation de la France, et le financement de la transition énergétique par un ISF vert.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce jeudi 1er juin 2023.
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Ce jeudi 1er juin, Christian Saint-Étienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, Xavier Timbeau, directeur principal de l’OFCE, et Roland Gilet, professeur d’économie à Paris-Sorbonne et à l’Université Libre de Bruxelles, se sont penchés sur l’estimation provisoire réalisée par l’Insee, qui rapporte que l’inflation a ralenti durant le mois de mai et qu’il a atteint son plus bas niveau depuis le printemps de l’année 2022, ainsi que sur la menace lancée par Bruno Le Maire de taxer les producteurs s’ils ne réouvrent pas des négociations avec les distributeurs, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze.
Christian Saint-Etienne était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission « Les Experts » sur BFM Business ce jeudi 1er décembre 2022.
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Ce jeudi 1er décembre, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’OFCE, Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, et Gaël Sliman, président d’Odoxa, se sont penchés sur le premier recul de l’inflation en zone euro, la baisse de la consommation d’électricité des Français, ainsi que sur le mode d’emploi en cas de problème d’approvisionnement en d’électricité délivrée par Matignon, dans l’émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze. Les Experts est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.